{"id":820,"date":"2022-06-29T07:00:00","date_gmt":"2022-06-29T05:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/beucheh.cluster023.hosting.ovh.net\/?p=820"},"modified":"2026-08-13T19:37:32","modified_gmt":"2026-08-13T17:37:32","slug":"cahier-n15","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/beucheh.cluster023.hosting.ovh.net\/?p=820","title":{"rendered":"Cahier n\u00b014"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">\n As palavras escapam-se\n a sensa\u00e7\u00e3o se torna atrofiada\n Um po\u00e7o seco\n Vou me sentar\n Um p\u00e1ssaro \n acabado de ser cansado \n pousar\u00e1-se no meu ombro\n Assim n\u00e3o escreverei mais\n mas farei parte do mundo dele\n \n Vou ser um poeta\n \n (Caderno n\u00ba15 \/ 29-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Toujours partir\n La table laiss\u00e9e \u00e0 la pluie\n aux \u00e9reintes\n \u00e0 l\u2019attente du po\u00e8me\n Ailleurs et pourquoi\n sans raison\n La beaut\u00e9 se forge dans l\u2019\u00e9lan\n \u00e0 l\u2019apparition soudaine \n d\u2019une aube\n &nbsp;\n A hauteur seule d\u2019une respiration\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Alors dans une seconde\n il n\u2019y aurait que douceur\n L\u2019oiseau quitte une branche\n La lumi\u00e8re \u00e9pouse la rugosit\u00e9\n de ce mur\n Et la dur\u00e9e est autre\n Le corps emport\u00e9 \n par l\u2019\u00e9treinte ou la mort\n - Je ne comprends pas ce que je vis\n &nbsp;\n Je dessine des images\n que relieraient tes yeux\n &nbsp;\n Jusqu\u2019\u00e0 recoudre ensemble\n la paupi\u00e8re du soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 22-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le temps s\u2019\u00e9tire\n il use la fatigue m\u00eame\n Le pull est d\u00e9chir\u00e9\n Mais la clart\u00e9\n se laisse prendre \n \u00e0 l\u2019attente\n A la porte\n l\u2019orge des rats a pouss\u00e9\n Et plus tard dans la maison\n les araign\u00e9es gagneront\n Le soleil sur le toi(t)\n en \u00e9quilibre sur un pied\n &nbsp;\n Comment dire\n &nbsp;\n Dans l\u2019interstice du po\u00e8me\n - entre deux jours\n Il y a le r\u00eave et la nuit\n Il y a toute\n une vie\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 21-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> En toute beaut\u00e9\n un li\u00e8vre\n s\u2019assoit sur l\u2019aube\n Et dans le parfum \n si l\u00e9ger des jasmins\n Nous rions\n A la joie des apparitions\n nous inventons des images\n qui disparaissent \u00e0 l\u2019encre \n des cahiers rang\u00e9s\n Mais l\u2019instant\n \u00f4 l\u2019instant\n qui d\u00e9-termine ce r\u00e9el\n &nbsp;\n NOUS VOULONS D\u2019AUTRES MONDES\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 20-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme la brume\n de chaleur\n enveloppe\n la dimension du regard\n Le chant (du coq)\n descend tr\u00e8s lentement\n dans le corps\n Sans se conna\u00eetre\n nous n\u2019\u00e9tions plus \u00e9trangers\n Ainsi tenus\n par la respiration \n des pens\u00e9es\n - Et malgr\u00e9 la disparition\n des hommes\n Le go\u00fbt infini\n d\u2019un d\u00e9passement\n persistait\n Dans les cristaux de pierres\n il y a du soleil\n Et dans la mort toute proche\n la conscience\n De la possibilit\u00e9 intacte\n d\u2019un amour\n Quand la clart\u00e9 du jour\n se pose r\u00e9ellement \n sur la table\n o\u00f9 s\u2019amenuisaient \n les d\u00e9sirs\n Il reste le r\u00eave\n Et la beaut\u00e9 de tes yeux\n \u00e0 la couleur incertaine\n &nbsp;\n Car m\u00eame dans le sommeil\n nous nous \u00e9tions aim\u00e9s\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 18-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme d\u2019un mouvement de branche\n l\u2019immensit\u00e9 du matin\n La joie\n que l\u2019on cueille \n en baisers\n Il y a cette attente\n Il y a cette attente\n - Mais vivre\n me dis tu\n Et le tutoiement des heures\n que le po\u00e8me\n poudroie\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 16-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le tourment jamais ne dispara\u00eet\n Il s\u2019ancre\n cach\u00e9 dans un silence\n Et le po\u00e8me\n (comme l\u2019aube)\n ne r\u00e9sout rien\n Avant le soleil,\n il y a ce chant des oiseaux\n EPITHALAME\n Il fait jour\n mais nous attendons\n Alors (comme l\u2019or)\n l\u2019inqui\u00e9tude s\u2019oublie dans l\u2019attente\n Quelques secondes\n - Un papillon d\u00e9j\u00e0\n s\u2019est pos\u00e9 sur une fleur violette\n de buddleia\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 15-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> S\u2019entrevoit dans le regard\n ce qui d\u00e9j\u00e0\n figure\n L\u2019embrassement\n A l\u2019instant ouvert\n joue\n le possible\n Comme on d\u00e9gage des peut-\u00eatre\n des id\u00e9es trop certaines\n Quelque chose vibre\n et peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0\n r\u00e9sonne\n quand s\u2019approchent \n les corps\n &nbsp;\n On voit dans le lointain le bleu traversement de leurs ailes\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 14-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans les endroits du monde\n comme ciel\n un soleil go\u00fbte la pluie\n L\u2019attente se murmure\n des heures enti\u00e8res\n Ici l\u2019aube\n a surpris\n un rouge-gorge\n L\u00e0-bas \u00e0 Algodoal Br\u00e9sil\n d\u00e9j\u00e0\n La nu\u00e9e emporte les r\u00eaves\n La beaut\u00e9 se saisit\n violente aussi\n Comme son apparition\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 13-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A port\u00e9e des nuages\n le soleil\n par l\u2019angle de sa vue\n redessine des contours\n L\u2019image qui appara\u00eet\n est tout comme le d\u00e9sir\n qui surgit\n Il ouvre soudainement\n l\u2019impens\u00e9 du sensible\n Les dur\u00e9es se superposent\n Le r\u00eave ench\u00e2sse le r\u00e9el\n A port\u00e9e des nuages\n et d\u2019une simple \u00e9treinte\n parfois\n se d\u00e9couvre le ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 11-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme geste\n quelques planches pos\u00e9es\n assembl\u00e9es\n A la dur\u00e9e des jours\n la lumi\u00e8re devient celle\n de la blancheur\n du bois\n Lorsqu\u2019une pi\u00e8ce \n appara\u00eet\n Dehors les feuilles des arbres\n ici le po\u00e8me\n lu dans la nuit\n &nbsp;\n Je suis (aussi) une for\u00eat\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 10-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le gris (du ciel)\n il y a toute la peine\n indicible\n Qui \u00e9carte le temps\n assombrit le visage\n Une image une image\n - C\u2019est de l\u2019or\n M\u00eame pauvre\n elle dit encore\n Le monde n\u2019est pas fini\n le monde est infini\n &nbsp;\n O\u00f9 es-tu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 09-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme en silence\n \u00e0 l\u2019apparition majestueuse\n des clart\u00e9s\n Le soleil\n perce le vert\n des feuilles lourdes\n et de la broussaille herbeuse\n De la trace lumineuse\n surgit l\u2019ombre\n Ainsi l\u2019image perturbe la dur\u00e9e\n On devine sur le mur\n lointain\n le grain de sa mati\u00e8re \n min\u00e9rale\n et comme cach\u00e9s\n quelques p\u00e9tales de roses\n &nbsp;\n - Nous avions simplement \n travers\u00e9 la pluie\n Peut-\u00eatre la nuit aussi\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 08-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La beaut\u00e9 hirsute d\u2019un lendemain\n il reste de la pluie\n dans l\u2019herbe broussailleuse\n Car l\u2019image devient \u2013 sel\n au go\u00fbt aventureux d\u2019un d\u00e9part\n Rien ne s\u2019arr\u00eate\n et d\u00e9j\u00e0 dans le lointain\n le nuage\n s\u2019in-forme\n Une pens\u00e9e m\u2019\u00e9chappe\n Je ne suis pas s\u00e9rieux\n et personne ne me croit\n Rien ne s\u2019arr\u00eate sous tes yeux\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015&nbsp;\/ 07-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme l\u2019eau d\u2019un baiser\n le soleil\n dans les feuilles\n du po\u00e8me\n efface l\u2019encre\n LA M\u00c9MOIRE S\u2019EFFEUILLE\n En fermant les yeux\n des visages apparaissent\n Ils \u00e9taient dans le r\u00eave\n Alors se dessinent dans l\u2019herbe\n de nouvelles ombres\n Nous nous allongeons d\u00e8s l\u2019aube\n aux blessures de nos oublis\n Rafistolant des mots\n aux mouvements des branches\n Comme encore\n se prennent des mains\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 06-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n La blancheur\n dans l\u2019espace avant l\u2019aube\n Du sommeil absent\n Je cherche des images\n comme d\u2019autres le paysage\n d\u2019une vie r\u00eav\u00e9e\n Dans l\u2019interstice p\u00e2le\n on ne devine pas les contours\n La r\u00e9alit\u00e9 est autre\n Il y a peut-\u00eatre l\u2019Amour\n - Vous savez ce fleuve de Sib\u00e9rie\n J\u2019ai \u00e9crit le po\u00e8me\n je vous en donne le sens\n Dans l\u2019aube blanche\n de ce rebord d\u2019un fleuve\n On y trouve des \u00e9treintes\n \u00e9ph\u00e9m\u00e8res\n qui tiennent lieu de promesses\n \u00e0 des aventuriers\n &nbsp;\n Une photographie\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 03-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le vert est comme le vert\n broussailles\n Et dans la maison de terre\n des pens\u00e9es en surgeons\n se vivent en d\u00e9sordre\n La joie\n celle de l\u2019attente d\u2019une aube\n qui parfois \n devient jusqu\u2019\u00e0 l\u2019image\n De ce basculement\n \u00e0 l\u2019oiseau qui traverse\n Le caf\u00e9 br\u00fble\n \u00e0 l\u2019oubli aussi\n d\u2019un vieux moteur de frigo\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 02-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Voici d\u00e9j\u00e0 que s\u2019ouvrent\n ces grands jours\n qui d\u2019une \u00e9paule\n repousse la nuit\n jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9\n \u00d4 les murmures\n \u00d4 les pens\u00e9es\n \u00d4 les baisers\n Comme s\u2019\u00e9treignent les \u00e9toiles\n m\u00eame lointaines\n En lumi\u00e8res\n &nbsp;\n Elles fr\u00f4lent la d\u00e9mesure\n &nbsp;\n Car il reste quelques r\u00eaves\n &nbsp;\n Il reste quelques r\u00eaves\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 01-06-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le miroir bleu\n \u00e9br\u00e9ch\u00e9 du ciel\n roule le soleil boiteux\n A l\u2019\u00e9cartement de tes bras\n il redevient\n le parfum de la peau\n Nous sommes\n comme l\u2019herbe sauvage\n aux fr\u00e9missements des souffles\n L\u00e0-bas plus loin\n et plus loin encore\n Le d\u00e9sespoir qui gagne\n jamais ne touche le d\u00e9sir\n Se murmure la joie\n \u00e0 l\u2019ocre jaune \n d\u2019une pi\u00e8ce\n Ou mieux encore \n \u00e0 l\u2019\u00e9clat de son or\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 31-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le soleil appara\u00eet sur le mur\n \u00e0 l\u2019instant o\u00f9 l\u2019oiseau\n se pose\n sur la barri\u00e8re fr\u00eale\n de noisetier\n Le calme est immense\n et la beaut\u00e9 aussi\n A la vue de l\u2019aube\n persistent les images d\u2019un film de Bi Gan\n La nuit reste pr\u00e9sente\n Un rouge-gorge maintenant\n sur la table\n tutoie l\u2019errance de l\u2019homme\n Les cigarettes arr\u00eatent le temps\n Comme une \u00e9treinte\n Comme soudainement cet espace qui s\u2019ouvre\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 30-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n  \nIl faut faire surgir des images, les prendre \u00e0 la vastitude du r\u00e9el pour trouer (ou troubler) ce qui est. Le po\u00e8me, c\u2019est cela, l\u2019image apparue, comme pens\u00e9e d\u2019un sens en cours de destruction. La beaut\u00e9 n\u2019est plus une norme. Elle est, ce qui alt\u00e8re et fissure l\u2019ordre ordonn\u00e9 du langage, fa\u00e7onn\u00e9 par l\u2019image. Le po\u00e8te \u2013 Moi, je, po\u00eate!, dispara\u00eet. Il reste la poussi\u00e8re de la pierre, la nervure de la feuille, ou l\u2019or de la lumi\u00e8re. L\u2019image te regarde, elle touche dans le jeu qui la s\u00e9pare d\u2019une s\u0153ur, ce qui manque. Ton langage qui n\u2019est pas celui des autres, mais tu n\u2019existes pas sans eux, le po\u00e8me d\u00e9chiffre l'aporie en lui donnant de l\u2019air. Il vole. Le po\u00e8te est Azor.\n &nbsp;\n Um ramo de cerejeira\n quase entra \n na casa\n A luz do sol\n na madrugada\n faz fremir suas folhas\n O mundo \u00e9 mudo\n Nesse sil\u00eancio \n s\u00f3 percebo no seu sopro\n Um desejo de ser\n como um beijo pode caber\n o gosto do mar\n Na casa\n o ramo de cerejeira\n traz suas frutas\n em cima da mesa\n A mesa dos poemas\n\n (Caderno n\u00ba15 \/ 29-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Un li\u00e8vre de l\u2019aube\n \u00e9pris de brouillard\n dispara\u00eet\n Hier j\u2019ai ramass\u00e9 des cerises\n Et l\u2019un et l\u2019autre\n se sont rencontr\u00e9s\n \u00e0 gorge de soleil\n d\u00e9sireux\n Devenant contre-image\n pos\u00e9e sur la table\n l\u2019histoire ne se raconte plus\n Elle surgit\n \u00e0 la persistance de tes yeux\n &nbsp;\n (Nous voulons d\u2019autres mondes)\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 28-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Sur la feuille de cerisier\n la nervure\n \u00e9crit le po\u00e8me\n Dans le corps la pens\u00e9e\n dessine des voyages\n A l\u2019\u00e9cart\u00e8lement du pr\u00e9sent\n surgissent des images\n - Le temps se prend\n Elles apparaissent\n comme le fruit cach\u00e9\n L\u2019animal\n J\u2019ai vu des aubes de clart\u00e9\n comme une table laiss\u00e9e dans la nuit\n pour courir\n les lignes de ta main\n Mais le po\u00e8me qui suit la nervure\n a tout effac\u00e9\n Comme le fr\u00e9missement du vent\n te presse de partir\n J\u2019ai pris le premier train\n &nbsp;\n O\u00f9 es-tu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 27-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Et les oiseaux tr\u00e8s haut\n se mirent\n au caf\u00e9 br\u00fblant\n de la tasse\n L\u2019infini comme reflet\n L\u2019encre\n car la beaut\u00e9 (m\u00eame laide)\n comble le manque\n Voici que l\u2019image\n d\u00e9nu\u00e9e de sens\n s\u2019envole elle aussi\n Dans un ciel\n \u00e0 la traine\n les nuages\n Enveloppent leur vol\n dans un papier\n cadeau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n Quelle image\n pour d\u00e9jouer l\u2019attente\n du m\u00eame\n L\u2019aube rend visible\n des paillettes de pluie\n ET LE SOLEIL\n \u00c9TREINT LES SOLITUDES\n Pourtant elle s\u2019efface dans l\u2019heure\n pour se rendre\n au march\u00e9 des enclaves\n Il a plu\n Il en reste la vision\n comme la trou\u00e9e d\u2019un souvenir\n d\u2019un mot\n Un d\u00e9collement du ciel\n qui l\u00e0 justement\n manque\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une \u00e9treinte avec le temps\n devenue v\u00e9g\u00e9tale\n La pens\u00e9e de cet amour\n surgissait\n comme une fleur\n De la pluie rit aux \u00e9clats\n Aux l\u00e8vres le soleil\n En visions\n le po\u00e8me attache ses feuilles nervur\u00e9es\n aux arbres attentifs\n Il est para\u00eet-il\n une heure o\u00f9 la beaut\u00e9 s\u2019est assise\n Ce devait \u00eatre \u00e0 l\u2019aube\n Je veux dire sur la peau\n tout pr\u00e8s de ce tatouage\n d\u2019un oiseau\n &nbsp;\n O\u00f9 es-tu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 24-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Au fr\u00f4lement d\u2019une branche\n - Elle entrerait dans la maison\n Le corps\n v\u00e9g\u00e9tal\n de la dur\u00e9e\n enveloppe la pens\u00e9e\n Je vis\n \u00e0 hauteur de peau\n et cette pens\u00e9e\n per\u00e7oit le froid\n Comme l\u2019embrassement le temps\n Sans autre mesure\n que le bruit\n d\u2019une pluie\n &nbsp;\n Ce matin\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le pr\u00e9sent de l\u2019apparition\n comme th\u00e9\u00e2tre\n Il y a le fr\u00e9missement de quelques feuilles\n Un soleil lointain\n - A l\u2019\u00e9paule fr\u00f4l\u00e9e dans le sommeil\n Car la beaut\u00e9 m\u00eame vieille\n est neuve\n Par principe\n Voici l\u2019\u00e9tonnement du jour\n en \u00e9clair\n L\u2019\u00e9motion du th\u00e9\u00e2tre\n Lorsque l\u2019image \u00e0 peine se dessine\n dans le langage des mots\n Dans l\u2019interstice\n quand les r\u00eaves sont encore pr\u00e9sents\n et que la clart\u00e9\n n\u2019efface plus l\u2019ombre\n mais la r\u00e9v\u00e8le\n &nbsp;\n (Nous voulons d\u2019autres mondes)\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 20-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la mesure des absences\n de l\u2019impossibilit\u00e9\n de faire corps\n Les heures s\u2019\u00e9coulent\n en solitude\n Comme l\u2019\u00e9corce\n la pens\u00e9e devient rigide\n - On finit m\u00eame par ne plus esp\u00e9rer\n Rien\n sinon l\u2019oubli\n Quelque chose en soi\n dispara\u00eet\n presque doucement\n L\u2019aube seule\n en ses mouvements de lumi\u00e8re\n d\u00e9joue les attendus\n Il y a par la fen\u00eatre\n toute une vari\u00e9t\u00e9 de verts\n De celui presque jaune\n \u00e0 celui tr\u00e8s sombre de l\u2019obscurit\u00e9\n La sensibilit\u00e9\n au mouvement de la lumi\u00e8re\n (ses variations)\n sauve\n A la reproduction d\u2019images inertes\n celle\n qui ouvre par son bord d\u00e9coll\u00e9\n Le sentiment d\u2019une possible\n r\u00e9sonance\n \u00e0 ce qui malgr\u00e9 tout\n vient\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 18-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme \u00e0 l\u2019inattendu\n pointe\n un \u00e9lan vers la fuite\n Le soleil ce matin\n a le go\u00fbt du Br\u00e9sil\n Il reste des possibles\n et ce d\u00e9sir\n Comme chaleur sur la peau\n renverse l\u2019heure\n D\u00e9j\u00e0 d\u00e9j\u00e0 d\u00e9j\u00e0\n No barzinho escondido\n rua Pertence no Catete\n - Mo\u00e7o\n O que aconteceu durante este tempo todo\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 17-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme la brise\n annoncerait la pluie\n L\u2019image\n insaisissable de l\u2019aube\n Le bleu disparaissant\n Il y a cette attente\n Voil\u00e0\n nous attendons\n Une pluie\n un baiser\n le chargement d'une page\n La joie toute neuve de l\u2019heure\n Je voudrais prendre l\u2019avion\n juste pour attendre\n Des pens\u00e9es vers toi\n d\u00e9j\u00e0 s\u2019envoleraient\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 16-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> &nbsp;\n A la vision\n presque d\u00e9senchant\u00e9e\n Le soleil \n prit la place\n Il y eut un instant de silence\n puis l\u2019oiseau du jour\n chanta\n Le po\u00e8me suivait l\u2019intensit\u00e9\n des clart\u00e9s\n jusqu\u2019\u00e0 devenir\n Ombres\n Le mouvement dura quelques secondes\n pas plus\n Comme ces images en relief\n que l\u2019on trouvait jadis\n dans les biscuits\n L\u2019image avait boug\u00e9\n la tristesse n\u2019\u00e9tait plus\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 14-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une brume d\u2019aube\n cette aurore\n comme eau\n Na\u00eet le soleil\n L\u2019image m\u00eame se d\u00e9plie\n mille fois\n jamais la m\u00eame\n D\u2019un sourire\n cach\u00e9 dans un cri d\u2019oiseau\n son envol\n A l\u2019ombre dessin\u00e9e\n sur le mur\n &nbsp;\n Il est tant de mani\u00e8res de raconter le monde\n &nbsp;\n Il est tant de mani\u00e8res de raconter le monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 13-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019herbe s\u00e8che\n on devine l\u2019\u00e9t\u00e9\n aux gorges folles\n de baisers inassouvis\n La beaut\u00e9\n manque\n Comme on \u00e9puise\n une terre\n Des embrassements\n emplissent les pens\u00e9es\n Une simplicit\u00e9 du bonheur\n ou encore\n Cet abandon \u00e0 l\u2019ivresse\n comme une soif irraisonn\u00e9e\n de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 12-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme s\u2019agence\n le bleu immobile\n de l\u2019\u00e9tendue azur\u00e9e\n au mouvement vert\n du feuillage dans le vent\n L\u2019image\n n\u2019existe pas sans le mot\n Alors le soleil\n qui est comme le silence\n entre les deux pierres\n d\u2019un mur\n A l\u2019apparition de l\u2019aube\n tutoie l\u2019intimit\u00e9 \n des d\u00e9sirs\n D\u2019une mani\u00e8re de dire\n D\u2019une mani\u00e8re de voir\n NOUS VOULONS D\u2019AUTRES MONDES\n Ainsi du po\u00e8me\n d\u2019une fugue r\u00e9volt\u00e9e\n ou encore de l\u2019\u00e9clat de tes yeux\n au toucher de ma l\u00e8vre\n Sur ta peau\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 11-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le buisson \u00e9bouriff\u00e9\n l\u2019oiseau\n dissimule ses murmures\n Plus loin\n une branche ploie\n d\u2019un autre battement d\u2019ailes\n Le soleil comme une aube\n Le jour indiff\u00e9rent \u00e0 la mauvaise nouvelle\n des pens\u00e9es travers\u00e9es\n Je suis comme un oiseau\n rien de plus\n J\u2019ai go\u00fbt\u00e9 la lumi\u00e8re\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 10-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019\u00e9nonc\u00e9\n le soleil\n L\u2019image appara\u00eet\n sur le mur\n o\u00f9 s\u2019arr\u00eate le regard\n Le grain de la pierre\n sculpte des reflets\n La lumi\u00e8re est mati\u00e8re\n et d\u2019ici quelques heures\n l\u2019image oubli\u00e9e\n Sera comme nuage\n dans l\u2019azur ardent\n du silence\n &nbsp;\n Le po\u00e8me est un clou\n sur la bordure du ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 09-05-2022)  <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le chant d\u2019un oiseau\n \u00e9carte les bords\n de l\u2019image appauvrie\n Peut-\u00eatre l\u2019air aussi\n donnant mouvement \n aux branches fragiles\n La fatigue\n l\u2019absence d\u2019esp\u00e9rance\n la solitude\n alt\u00e8rent la perception\n la tension vers le po\u00e8me\n dispara\u00eet\n Ainsi d\u2019une aube \n presque silencieuse\n alt\u00e9r\u00e9e\n par quelques pens\u00e9es\n agissantes\n Comme un d\u00e9s\u00e9quilibre\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 07-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019attente d\u2019une pluie\n l\u2019herbe s\u00e8che et jaune\n rit\n Comme on tutoie l\u2019inconnu\n Je meurs je meurs\n dit la m\u00e8re dans son lit\n A la simple vision\n de l\u2019herbe br\u00fbl\u00e9e\n surgit le po\u00e8me\n Comme un d\u00e9bordement\n d\u2019amour\n Le ciel est vaste dit-on\n Comme une ivresse\n pour conjurer l\u2019oubli\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 06-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un murmure\n (le chant d\u2019un oiseau)\n L\u2019image s\u2019ab\u00eeme\n en ondes\n profondes\n Comme un puits\n ou dans le lointain souvenir\n cet embrassement\n Il y a d\u00e8s l\u2019aube\n cet abandon\n au jour\n - Le corps se jetant dans la mer\n aux cris des envols\n Longtemps apr\u00e8s\n nous sommes encore\n travers\u00e9s d\u2019images\n que le pr\u00e9sent superpose\n Comme autant de po\u00e8mes\n sur le papier pelure\n &nbsp;\n Des baisers\n \u00d4 des baisers\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 05-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La lumi\u00e8re effleure\n le poteau de la cl\u00f4ture\n Soudainement l\u2019\u0153il\n regarde sa verticalit\u00e9\n Le barbel\u00e9\n (le mot est plus dr\u00f4le que sa r\u00e9alit\u00e9)\n dispara\u00eet quelques instants\n du regard\n Ainsi l\u2019angle de vue\n dispose le monde\n Alors le soleil aussi\n en change l\u2019ordre\n &nbsp;\n NOUS VOULONS D\u2019AUTRES MONDES\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 04-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Il tarde\n et dans le retard de son apparition\n L\u2019\u00e9tendue\n s\u2019ouvre \u00e0 l\u2019infini boiteux\n Au peu d\u2019une lumi\u00e8re\n grise\n arasant la vision\n Il manque une dimension\n Le soleil n\u2019est pas le soleil\n Il appuie en profondeur \n les espaces\n laissant l\u2019ombre\n d\u00e9ployer son langage\n La lumi\u00e8re est obscure\n Comme le regard\n soudainement\n reconna\u00eet le visage\n Dans le doute\n (ce retard)\n L\u2019inqui\u00e9tude a touch\u00e9\n Ton absence\n &nbsp;\n (Carnet n\u00b015 \/ 03-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De quelques pierres\n marqu\u00e9es \u00e0 la craie\n l\u2019ordre se recompose\n Mais l\u2019espace\n entre les pierres\n reste silence\n Et la beaut\u00e9 de la dur\u00e9e\n pr\u00e9cieuse\n Rend le vivant\n (ce que n\u2019est pas la pierre)\n impr\u00e9visible\n Dans l\u2019espace de ce jeu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 02-05-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le suspens l\u00e9ger de la branche\n fr\u00eale\n dessine l\u2019air\n invisible\n De l\u2019or\n s\u2019y glisse\n Comme la petite d\u00e9mangeaison \n du po\u00e8me\n Le soleil\n (toujours toujours toujours)\n fr\u00f4le\n une feuille\n On \u00e9crirait un baiser\n Mais le jour t\u2019emporte plus loin\n sans rien savoir de plus\n &nbsp;\n Lorsque tu fermes yeux\n il reste un visage\n &nbsp;\n Cours\n &nbsp;\n Et le point \n o\u00f9 s\u2019ouvre ta pens\u00e9e\n embrasse tous les mondes\n &nbsp;\n Cours\n &nbsp;\n Du fr\u00f4lement l\u00e9ger de l\u2019air\n appara\u00eet un d\u00e9sir\n &nbsp;\n Ignor\u00e9\n &nbsp;\n Cours\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 29-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n Regarde\n l\u2019orange sanguine\n de cette aube-l\u00e0\n a maquill\u00e9 de rose\n La paupi\u00e8re cill\u00e9e du ciel\n Sur ta bouche une \u00e9toile\n s'est assise\n Elle relie par son silence\n le jour et la nuit\n Et l\u2019\u0153il\n qui d\u00e9j\u00e0 \u00e9carte son iris\n devient toute la clart\u00e9\n de l\u2019\u00e9tendue\n On dit\n - Le silence n\u2019est pas assez vaste\n L\u2019heure le d\u00e9chire\n Je voudrais \u00eatre l\u00e0\n o\u00f9 ne savent pas aller les mots\n Pour attendre\n &nbsp;\n Attendre quoi\n &nbsp;\n Je voudrais revoir l\u2019aube\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 28-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Sur le buffet le soleil\n appuie le rectangle\n de sa fen\u00eatre\n Les statuettes d\u2019Eug\u00e8ne Diwa\n attendent\n Voil\u00e0 c\u2019est une f\u00eate\n qui est l\u00e0 comme \u00e9treinte\n On oublie cela\n - L\u2019attente joyeuse de l\u2019instant\n Et de croire tout autant\n \u00e0 l\u2019envol \n comme \u00e0 la chute\n \u00ab&nbsp;Je tomberai dans l\u2019azur&nbsp;\u00bb\n dit l\u2019oiseau\n Nous\n Nous baiserons \u00e0 table\n et de rire\n trembleront les arbres\n Aux soupirs laiss\u00e9s\n de notre nudit\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 17-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la nervure d\u00e9ploy\u00e9e\n d\u2019une feuille\n Le po\u00e8me aventure\n sa promesse\n Nous connaissons les images\n l\u2019espace clos de notre imaginaire\n forgeant notre tristesse\n Au jour \u00e0 l\u2019herbe haute\n A ce soleil\n Il faut tenir\n le point en \u00e9quilibre\n Chercher la r\u00e9sonnance\n d\u2019une lumi\u00e8re\n et d\u2019un mot\n d\u2019une couleur\n Rappelle-toi nous e\u00fbmes des \u00e9treintes\n comme des amours secr\u00e8tes\n Elles furent\n cette insoumission \u00e0 ce r\u00e9el\n des heures\n Ainsi le vert\n se tourne \u00e0 la lumi\u00e8re\n Le jour\n aussi nous lib\u00e8re\n de repr\u00e9sentations acquises\n pour suivre \u00e0 l\u2019inconnu\n L\u2019image qui appara\u00eet\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le go\u00fbt de l\u2019amer\n reste dans la bouche\n L\u2019\u00e9c\u0153urement ouvre la poitrine\n Sur la table\n le po\u00e8me \u00e9cart\u00e8le ses bords\n pour toucher\n la pens\u00e9e\n Un rectangle de lumi\u00e8re\n s\u2019\u00e9tire sur le sol\n Avancer\n comme on coupe l\u2019herbe\n \u00e0 la saison\n Comme on renverse \n le sort\n ou bien s\u2019obstine\n Ce qui sauve\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De la douceur reste\n malgr\u00e9 tout\n toujours la m\u00eame\n Cette lumi\u00e8re du soleil\n qui \u00e9chappe au po\u00e8me\n Se pose dans l\u2019herbe haute\n et d\u00e9borde l\u2019image\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Car ce qui arrive\n et la broussaille herbeuse\n le dit\n La pens\u00e9e se perd\n comme un souvenir \n sans \u00e9treinte\n Ce jour est non plus sans soleil\n NOUS SOMMES\n D\u2019UNE TRISTESSE INFINIE\n \u00e0 ne plus r\u00eaver que de fleurs\n Ou de r\u00e9volte violente\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 22-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La brume incertaine\n tutoie le soleil dans la nuit\n Bien s\u00fbr il fera jour\n Bien s\u00fbr la route\n appara\u00eetra\n Mais l\u2019indiff\u00e9rence est telle\n A l\u2019obscurit\u00e9 r\u00e9pond le r\u00eave\n le repli sur soi\n Tout va bien\n On s\u2019habitue\n jusqu\u2019\u00e0 la solitude\n Jusqu\u2019au cri\n que personne n\u2019entend plus\n Et l'aube \n &nbsp;\n L'aube vendue sous le manteau\n comme image illicite\n d'un souvenir perdu\n &nbsp;\n Restera comme poussi\u00e8re\n vid\u00e9e d'une poche\n sur la table\n &nbsp;\n Rendue\n \u00e0 l'insignifiance\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 21-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la mati\u00e8re de la lumi\u00e8re\n l\u2019aube \n loin des mots\n Sculpte sa dur\u00e9e\n en mouvement\n Comme une pens\u00e9e \n instable\n et plus l\u00e9g\u00e8re encore\n que le souffle l\u00e9ger\n de l\u2019air\n La clart\u00e9\n laisse appara\u00eetre le monde\n semblable au d\u00e9sir\n sur la peau\n La soudaine esp\u00e9rance\n de nager\n Assis \u00e0 la table\n et regardant dehors\n Loin\n A qui s\u2019accorde \u00e0 cette heure\n le jour donne\n sa r\u00e9sonnance\n Le mot \u00e9crit peut garder son silence\n Et cet amour\n &nbsp;\n Son secret\n &nbsp;\n Le soleil percera les nuages\n &nbsp;\n Le cri des autres enfin\n &nbsp;\n S\u2019entendra\n &nbsp;\n \u00d4 cette clart\u00e9\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 20-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">La blancheur prend le pas\nsur le gris du nuage\nLe chant de l\u2019oiseau\n(celui de l\u2019aube)\nne trouble pas le vert\n\u00e9bouriff\u00e9 du jardin\nLa pens\u00e9e\ncherche son sens\nCar la compr\u00e9hension s\u2019arr\u00eate\no\u00f9 s\u2019ouvre l\u2019inconnu\nIl y manque l\u2019\u00e9lan\ncelui d\u2019une intuition\nou d\u2019un engagement\ndu corps\n- Je ne peux pas ne pas\nLa clart\u00e9 diff\u00e9rencie les verts\nL\u2019oiseau silencieux\nportera l\u2019heure\nplus loin\nTu restes l\u00e0\nau d\u00e9sastre d\u2019ici\ntremblant\n\nTout restant possible\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 19-04-2022) [note pour Horatio]<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Seuls\nquelques oiseaux\nd\u00e9cousent le regard ferm\u00e9\nsur l\u2019image attendue\nIls traversent\net le jour\nqu\u2019ils ont ramen\u00e9 du lointain\nallume ses lueurs\nTandis que sur le mur\nle calendrier fixe\nraconte encore les saints\nDans le mouvement contradictoire\ndes envols\nse dessine l\u2019insaisissable \ndes pens\u00e9es\nComme jadis en aventure\non admirait l\u2019\u00e9vad\u00e9\nL'image d\u00e9chir\u00e9e laisse voir\n\nLeurs prodiges\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 18-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Le rouge-gorge attend les cerises\npeut-\u00eatre\npour conjurer sa peur\nA l\u2019heure fix\u00e9e \nsur l\u2019immuable naus\u00e9e\ndes ranc\u0153urs\nMais le fascisme\nest d\u00e9j\u00e0 \nL\u00e0\ndans les pens\u00e9es\nDans le ciel d\u2019une aube brouillardeuse\naucune r\u00e9ponse\nEt le po\u00e8me\nlui\ncomme le soleil\nPersiste d\u2019exister\n\nAussi dans la rue\n(Cahier n\u00b015 \/ 16-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">A la lueur d\u2019une aube\ncomme s\u2019ouvre un cahier\nLe soleil plonge\ndans l\u2019herbe haute\nverte\nhumide de ros\u00e9es\nDes d\u00e9sirs et des sexes\nla lumi\u00e8re\ninonde le per\u00e7u\nDes images d\u00e9chir\u00e9es s\u2019envolent\nNe restent que les corps\n\u00e9pris\nd\u2019ivresses et de parfums\nD\u2019attentes\nA l\u2019\u00e9treinte d\u00e9bordante de la nuit\nAllez allez vers le soleil\nIl s'appelle le jour\n\nLe po\u00e8me y meurt\n\u00e0 la beaut\u00e9 d\u2019un ciel\nA la laideur\nvaincue\n\nL'image\nse d\u00e9tache du monde\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 15-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Dans un tr\u00e8s grand silence\nquelques p\u00e9tales d\u2019un cerisier\nchutent de leurs fleurs\nEt s\u2019ils rythmaient le jour\nCe ne serait plus la dur\u00e9e des heures\nmais leur d\u00e9licatesse\ntroublante\nqu\u2019il faudrait prendre pour mesure\nLe monde ne serait-il pas autre\nA l\u2019apparition du jour\ndit-on\nUn oiseau chante\nComme la pens\u00e9e n\u00e9cessite un point de vue\net l\u2019\u0153il\nUn battement de sa paupi\u00e8re\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 14-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la bouche \n du brouillard\n la clart\u00e9 diffuse\n s\u2019\u00e9prend d\u2019un bois\n pos\u00e9\n de noisetier \n Une barri\u00e8re\n Dans le ciel en ascension\n deux pigeons\n s\u2019\u00e9brouent\n y laissant quelques plumes\n \u00e0 l\u2019envol des heures\n L\u2019herbe haute\n de toutes les nuances du vert\n allonge comme une femme\n un d\u00e9sir \n de chaleur \n lumineux\n C\u2019est une puissance \u00e9trange\n Le soleil d\u2019un seul coup\n dissipe la brume\n et dans l\u2019\u00e9chancrure du ciel\n Se per\u00e7oit soudainement le bleu\n du po\u00e8me \n attendu\n &nbsp;\n \u00d4 voici sans les vouloir\n quelques pens\u00e9es secr\u00e8tes \n &nbsp;\n Vers toi\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 13-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Comme lav\u00e9 par la pluie\nle ciel\n\u00e9tire son azur\nQuelques voix\ndehors\ns\u2019\u00e9chauffent au soleil\nLa lumi\u00e8re est une pi\u00e8ce d\u2019or\ndans l\u2019assiette\nd\u2019un r\u00e9veil\n\nEt comme souvent\nsans nulle raison aucune\nUne joie presque antique\nd\u00e9borde de la table\n\nUn chant\nPeut-\u00eatre le retour d\u2019Oreste\n\nQui sait\nl\u2019\u00e9clatement des rires\n\nDans son \u00e9cartement \nle jour\npr\u00e9dispose\n\nOn r\u00eave d\u2019une f\u00eate\n\nLe ciel\net que finisse\n\nLe temps des assassins\n(Cahier n\u00b015 \/ 09-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> L\u2019aube est pass\u00e9e\n son trouble encore\n dans les branches du cerisier\n J\u2019\u00e9cris sur ses feuilles\n en mouvement\n Car rien\n n\u2019est fixe et la pens\u00e9e\n \u00e0 l\u2019arrogance des certitudes\n s\u2019ouvre\n A ta main \n la caresse d\u2019une fleur\n Comme s\u2019oublie le sentiment\n Alors le monde change\n Le r\u00e9el se perturbe\n Pense pense\n \u00e0 cet embrassement\n Au devenir au-del\u00e0 de toi-m\u00eame\n dans la nuit\n Je ne sais de quelle couleur \n sont tes yeux\n Et dans le jour\n \u00ab&nbsp;acalm\u00e9&nbsp;\u00bb\n Je vois ton regard\n \u00e0 la translucidit\u00e9\n de l\u2019aurore\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 08-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Des aubes\n\u00e0 la lumi\u00e8re \u00e9trange\npresque grise\nPersonne ne viendra ici\nComme d\u2019un go\u00fbt de m\u00e9tal\nle ciel se recrache\nEt malgr\u00e9 tout encore\nLe chant d\u2019un oiseau\n(ce jour-l\u00e0)\ntransforme l\u2019image\nAinsi le point\nl\u2019infime\nD\u00e9sordonne\nl\u2019immuable\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 06-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">D\u2019une attente\ntel le geste le plus simple\nd\u2019un regard\nAu dehors\nLa lumi\u00e8re triste des jours\n\u00e9pouse\nl\u2019\u00e9corce d\u2019un arbre\n\u00e9prise de lierre\nQuand la gorge d\u2019un oiseau\n\u00e0 la cime \ns\u2019\u00e9crie\nDans le silence qui suit\nd\u2019autres dessinent\nl\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e9ride du ciel\nAinsi des embrassements\nproches\nA l\u2019inconnu de l\u2019instant\nquand des l\u00e8vres\nse touchent\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 05-04-2022)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Un soleil\n dans une poche trou\u00e9e\n Laisse l\u2019ombre\n \u00e0 son \u00e9clat\n Dans l\u2019herbe toute haute\n qui se couche\n Et l\u2019\u00e9clatant d\u00e9sir\n (le froid a pass\u00e9)\n de provoquer l\u2019heure\n Alors pour rien\n Seul et dans l\u2019oubli des dehors\n s\u2019impose le tutoiement\n En \u00e9gales pens\u00e9es\n de tout ce qui\n &nbsp;\n Respire\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 02-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Il a neig\u00e9 hier\n juste pour rire\n Et l\u2019envol\n tourbillonnant des volutes\n sculptait\n le temps\n comme dans tes mains le po\u00e8me\n Le morceau \n de bois\n ou encore l\u2019impatience\n Il a neig\u00e9 hier\n &nbsp;\n De quelques pens\u00e9es \n la blancheur\n a rougi quelques joues\n &nbsp;\n De froid\n de joie\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 01-04-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme se d\u00e9sagr\u00e8ge\n la nuit\n en lueurs\n L\u2019oubli\n laisse ressurgir\n Ses images\n A l\u2019abandon des \u00e9treintes\n comme on mange\n du soleil\n ou le simple repas\n Quelques mots\n travers\u00e9s de pens\u00e9es\n Le jour\n est un embrasement\n toujours\n Sur la peau la br\u00fblure\n de se dire encore\n Tu es l\u00e0\n Et dans l\u2019azur laiteux\n des tristesses\n le cri des oiseaux\n inonderait\n &nbsp;\n Le ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 31-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De quelques fleurs\n devenues feuilles\n et jusqu\u2019au po\u00e8me\n Ce \u00ab&nbsp;sourire du vent&nbsp;\u00bb\n Si loin de l\u2019arrogance\n la douceur \u00e9tonne\n Dans le ciel qui devient\n &nbsp;\n Comme neige\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 30-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le jour tremble\n Comme en inqui\u00e9tude\n toute action para\u00eet vaine\n En apparition\n la clart\u00e9\n dessine \n les pierres et les arbres\n les maisons\n les jardins\n Et toute l\u2019activit\u00e9 humaine\n en \u00e9quilibre \n sur le rebord de ce doute\n Ce qui aussi\n est beau\n Comme vacille \u00e0 l\u2019\u0153il \n l\u2019image\n toujours diff\u00e9rente\n &nbsp;\n \u00c9chappe \u00e0 ta raison\n Ce qui la rend \n n\u00e9cessaire\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 29-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans les mots du d\u00e9j\u00e0\n la lumi\u00e8re \n invente l\u2019instant\n Au d\u00e9sarroi\n les po\u00e8mes se ressemblent\n Ils disent d\u2019autres po\u00e8mes\n le monde nous \u00e9chappe\n La clart\u00e9\n accroche quelques feuilles\n naissantes\n Ou bien le rire \n d\u2019un enfant\n Combien de secondes\n cette joie durera-t-elle\n Le matin d\u00e9plie sa candeur\n \u00e0 la beaut\u00e9 d\u2019une image\n qui \u00ab&nbsp;d\u00e9j\u00e0&nbsp;\u00bb n\u2019est plus\n Et pourtant et pourtant\n &nbsp;\n Je ne t\u2019avais jamais vue\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 28-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans les bras\n m\u00eame \u00e0 la fiert\u00e9\n du soleil\n Les insectes se r\u00e9veillent\n On murmure des extases\n Et le jour se tisse\n de toutes ces mati\u00e8res\n Un \u00ab&nbsp;partage du sensible&nbsp;\u00bb\n d\u2019o\u00f9 s\u2019\u00e9carte le po\u00e8me\n donnant chair\n \u00e0 cette pens\u00e9e\n &nbsp;\n Une mani\u00e8re de dire\n s\u2019\u00e9carte d\u2019une mani\u00e8re de voir\n &nbsp;\n Dans la blancheur \n d\u2019un oubli\n (le reste du monde)\n Le d\u00e9sir simple\n d\u2019un baiser\n au grain de la peau\n Comme on garderait\n la lumi\u00e8re\n entre les mots de l\u2019espace \n silencieux\n &nbsp;\n Du cahier referm\u00e9\n &nbsp;\n Adress\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \u00d4\n comme \u00e0 l\u2019instant\n du trouble\n J\u2019affirme mon ignorance\n Le point\n c\u2019est le soleil\n En fermant les yeux\n Je vois\n sa chaleur dessiner\n derri\u00e8re mes paupi\u00e8res\n Des mouvements \u00e9tranges\n Des images comme de la vie\n au microscope\n Les cellules\n L\u2019inqui\u00e9tude ne dispara\u00eet pas\n (surtout pas)\n Elle se noie\n A l\u2019apparition\n &nbsp;\n D\u2019un oiseau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-03-2022)  <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n De l\u2019inlassable\n que tu ne peux saisir\n mais regarder\n D\u2019une heure\n lumineuse\n comme fr\u00e9tille\n ce baiser\n au go\u00fbt d\u2019une l\u00e8vre dite\n Et qu\u2019il faut ressentir\n \u00e0 la fleur de la peau\n toute enti\u00e8re\n Alors la pens\u00e9e appara\u00eet\n comme po\u00e8me\n Se tisse d\u2019une lumi\u00e8re un regard\n Monde\n Juste l\u2019\u00e9cart de l\u2019inusit\u00e9\n Appara\u00eet l\u2019improbable\n Insaisissable aube\n qui en g\u00e9nie\n transforme\n le jour\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> En \u00e9clats de rires\n le jour\n d\u00e9barbouille ses rivages\n Ce soleil est grec\n et sa joie\n nous \u00e9chappe\n Puissent nous traverser\n ses morceaux de lumi\u00e8res\n Comme taches \u00e9parses\n elles jouent aux ombres\n C\u2019est une f\u00eate\n (malgr\u00e9 malgr\u00e9)\n Puisses-tu y accrocher \n ta pens\u00e9e\n Comme vole dans le ciel\n un amour\n Qui ne peut \u00eatre retenu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une incroyable l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\n ce ciel\n se teinte de rose\n Ou peut-\u00eatre de rouge\n devenant un nuage\n Quelques assiettes\n sur une grande table\n Ce jour-l\u00e0 d\u00e9borde d\u00e9j\u00e0\n du po\u00e8me\n par ses couleurs\n Qui sait\n si les fleurs\n ne ressemblent pas \u00e0 l\u2019aube\n Au sang\n &nbsp;\n Jusque dans notre c\u0153ur\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 22-03-2022)  <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Au pli du toit\n sous le ciel\n Nous sommes rest\u00e9s longtemps\n Nous go\u00fbtions la douceur\n (Les fleurs de cerisiers)\n de l\u2019apr\u00e8s-midi\n Les heures descendaient\n jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement \n des mots\n des d\u00e9sirs\n Alors\n dans le lointain cr\u00e9puscule\n et presque malgr\u00e9 nous\n De la beaut\u00e9\n marquait le silence\n comme impression\n\n Nous n\u2019aurons plus jamais sommeil\n &nbsp;\n La nuit\n sera notre esp\u00e9rance\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 21-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Voici comme pr\u00e9sent\n l\u2019immense d\u00e9tresse\n des jours\n Quelques po\u00e8mes n\u2019y suffisent \n pas\n Nous tenons sur le bord\n \u00e0 peine\n Quand d\u2019autres s\u2019agitent\n - Ils font le monde\n dit-on\n Alors\n nous regardons le soleil\n debout\n Les mains dans les poches\n \u00e0 la l\u00e8vre\n un d\u00e9sir\n Celui de renverser\n tout \u00e7a\n Nous l\u2019inventerons ce monde\n non pas pour \u00ab finir \u00bb\n comme on dit\n Plut\u00f4t pour commencer\n \n \n \n En beaut\u00e9\n \n Et la largeur du ciel\n ne sera qu'un d\u00e9but\n \n (Cahier n\u00b015 \/ 19-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme en \u00e9cartant les bras\n \u00e0 l\u2019inverse de la pri\u00e8re\n Le souffle\n allume le jour\n Et l\u2019oiseau traverse\n Et l\u2019arbre appara\u00eet\n Et Bohumil Hrabal\n sur le rebord de sa fen\u00eatre\n La joie forg\u00e9e\n de quelques d\u00e9bris\n ramass\u00e9s\n Sur le revers du doigt\n l\u2019encre\n du po\u00e8me qui ne s\u2019\u00e9crira plus\n Mais la pens\u00e9e\n vers toi\n Comme \u00ab Noces\n dans la maison \u00bb\n \n \n Car la lumi\u00e8re parfois\n est aussi \n comme un baiser qui s\u2019envole\n \n \n \n (Cahier n\u00b015 \/ 18-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Soudainement\n dans l\u2019espace d\u2019un silence\n tu \u00e9cris\n (encore)\n Telle cette image qui fut donn\u00e9e\n au cr\u00e9puscule\n Et qui persiste\n Quelque chose reste\n d\u2019un amour\n d\u2019un d\u00e9sir\n et m\u00eame d\u2019une perte\n Un objet\n manquant qui fut donn\u00e9\n ou encore l\u2019instant\n d\u2019une \u00e9treinte\n Comme cet or vieilli\n pris dans les cieux \n aux branches du soir\n Captur\u00e9\n Il est incroyable de voir\n et de se dire que de la pens\u00e9e\n na\u00eet\n Indiff\u00e9rente \u00e0 ce qui est vu\n mais consubstantiel\n \u00e0 la mati\u00e8re \n de ce qui est per\u00e7u\n &nbsp;\n \u00d4\n comme nous avons d\u2019espaces\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 17-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la couleur sable\n de l\u2019aube d\u00e9pass\u00e9e\n le ciel\n Laisse aux m\u00e9sanges\n le go\u00fbt sucr\u00e9\n des fleurs\n A le regarder\n un irr\u00e9ductible surgissait\n Un sentiment\n aux yeux rougis\n de poussi\u00e8re\n D\u2019insomnies\n Nous voulons un autre monde\n comme la p\u00e2leur de cet ocre\n embrasse l\u2019oc\u00e9an\n &nbsp;\n NOUS AIMONS\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 16-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Il y a un peut-\u00eatre\n qui reste\n Comme le v\u00eatement \n oubli\u00e9\n sur la barri\u00e8re\n Qu\u2019un autre viendra\n chercher\n Peut-\u00eatre\n Ma grand-m\u00e8re attendait\n des heures\n derri\u00e8re une fen\u00eatre\n Elle parlait\n seule\n Je l\u2019\u00e9coutais en cachette\n saisissant quelques mots\n &nbsp;\n \u00ab&nbsp;Peut-\u00eatre nous irons\n &nbsp;&nbsp; Peut-\u00eatre tu viendras&nbsp;\u00bb\n &nbsp;\n Le po\u00e8me est le lieu\n du peut-\u00eatre\n aussi\n de nos disparitions\n &nbsp;\n La joie si fragile \n des fleurs\n ou alors ce baiser\n presque dans l\u2019escalier\n &nbsp;\n Sans savoir si \n peut-\u00eatre\n nous nous reverrons\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 15-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La branche tremble\n sous le poids d\u2019une fleur\n L\u2019image d\u00e9licate\n d\u2019un mouvement\n appara\u00eet\n dans le miroir du po\u00e8me\n Tu remets tes cheveux\n Une m\u00e8re une fille une amante\n Dans le geste\n il y a toute la lenteur du monde\n oubli\u00e9e\n Comme l\u2019heure\n \u00e9tirant un souvenir\n Celui d\u2019images persistantes\n aspirant \u00e0 durer\n Dans le revers trop \u00e9troit\n de ce pr\u00e9sent esseul\u00e9\n &nbsp;\n Le futur d\u00e9j\u00e0 vient d\u00e9j\u00e0 crier\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 14-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Il y a cet \u00e9lan\n l\u2019aube toujours\n H\u00e9 h\u00e9\n Alors le soleil se baigne\n dans une mer\n L\u2019herbe haute\n scintille encore\n de cette pluie\n de la nuit\n La question se retourne\n Elle n\u2019est plus comment esp\u00e9rer\n Mais comme l\u2019heure\n ouvre \n ta pens\u00e9e\n Que de beaut\u00e9 ou de laideur\n de tristesse\n ou de joie\n Tu tiens dans ta main\n cette pierre\n En la serrant\n tu entendras\n &nbsp;\n Mon c\u0153ur\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 12-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la mesure\n du po\u00e8me\n Comme vent\n ou pluie\n A l\u2019h\u00e9sitation d\u2019un mot\n - Reviendras-tu\n Le travail avait forg\u00e9\n des heures\n jusqu\u2019au sommeil\n On parlait de destruction\n des gens mouraient\n La t\u00e9l\u00e9vision orchestrait la douleur\n Quoi d\u2019autre\n Quelques oiseaux\n s\u2019envolent dans l\u2019interstice\n A hauteur d\u2019une respiration\n nous voulons vivre\n Quand tout sera fini\n Quand tout sera fini\n \n Que restera-t-il \n comme vie\n &nbsp;\n Quand tout sera fini\n \n (Cahier n\u00b015 \/ 11-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le caf\u00e9 se r\u00e9chauffe\n et l\u2019aube d\u00e9j\u00e0 morte\n Dans le ciel\n on red\u00e9couvre la peur\n J\u2019ai eu des nouvelles \n de Ksenia\n L\u2019herbe fr\u00e9mit\n au d\u00e9j\u00e0 dit\n Tout ne va pas bien\n Mais il reste des peut-\u00eatre\n il reste des incertitudes\n Le malheur non plus\n n\u2019est pas s\u00fbr\n dit-elle\n Des emails se croisent\n De l\u2019histoire\n surgit\n \n \n \n (Cahier n\u00b015 \/ 09-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le ciel devient rose\n \u00e0 l\u2019apparition des bourgeons\n du cerisier\n A cette heure d\u2019aube\n o\u00f9 boivent les oiseaux\n Une r\u00e9sonance est possible\n un accord donn\u00e9\n au reste du jour\n Le po\u00e8me devenu\n cette parole tenue\n Comme le pas d\u2019une vieille\n d\u2019un enfant\n d\u2019un souvenir\n Dans l\u2019interstice\n naissent d\u2019autres mondes\n Des regards\n Ceux-l\u00e0 ont l\u2019humilit\u00e9 \n de ne pas comprendre\n ce qu\u2019ils vivent\n L\u2019effroi d\u2019abord\n laisse les yeux rougis\n eux aussi\n Comme le ciel\n le cerisier\n ou le go\u00fbt rest\u00e9 sur la l\u00e8vre\n D\u2019un baiser sans d\u00e9sir\n disant simplement\n l\u2019immensit\u00e9 du temps\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 08-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un jour\n comme hirsutes quelques fleurs\n sauvages\n Au miroir d\u2019une pens\u00e9e\n sortie des heures\n des informations\n La beaut\u00e9 est partout\n forg\u00e9e\n aussi du clou\n rouill\u00e9\n qui ouvre la plaie\n La main devine\n ce que le regard\n tend\n D\u2019une lumi\u00e8re\n un souffle\n une absence\n Le po\u00e8me tient\n jusqu\u2019\u00e0 la seconde d\u2019apr\u00e8s\n seulement\n Et alors\n et alors\n L\u2019or du soleil\n r\u00e9pond en \u00e9cho dans le ciel\n sa blancheur\n Quelques fleurs sauvages\n \u00e0 tes yeux\n Quelques heures\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 07-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Inlassable\n \u00e0 l\u2019inutilit\u00e9\n de chercher des images\n - Je sais des gens tenir de presque rien\n Le soleil a lav\u00e9 son visage\n au savon\n sous la pluie\n Sur le peau \n son d\u00e9sir\n Dans l\u2019\u00e9parse des po\u00e8mes\n l\u2019\u00e9cart inesp\u00e9r\u00e9\n Ou bien cette tentative\n de vivre\n Son existence\n &nbsp;\n A cela r\u00e9pond\n l\u2019arrogance du monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 05-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une trou\u00e9e\n ou d\u2019un d\u00e9bordement\n le po\u00e8me\n Alt\u00e8re\n l\u2019ordre donn\u00e9\n \u00e0 l\u2019aube qui s\u2019impose\n Quand \u00e0 l\u2019oblique du toit\n appara\u00eet le soleil\n Comme le silence\n Comme l\u2019effusion\n Ce ne sont pas les images\n qui manquent\n Mais celle\n pauvre\n de leur d\u00e9membrement\n Notre effroi\n \u00e0 l\u2019impuissance des heures\n Comme s\u2019\u00e9chappe\n la pens\u00e9e\n en mots qui la saturent\n Ce qui manque\n c\u2019est le point\n Ou encore ou encore\n Un peu de cette joie\n qu\u2019enfant\n tu accroches\n au pr\u00e9sent\n &nbsp;\n \u00d4 \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 04-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des aboiements\n se d\u00e9chirent\n des restes de nuit\n En cauchemars \n laiss\u00e9s sur la table\n Et la douceur d\u2019un ciel\n apparaissant en sa pourpre violine\n M\u00caME\n jamais n\u2019arr\u00eata\n l\u2019inqui\u00e9tude\n Alors quoi\n Le battement d\u2019un c\u0153ur\n errant\n cherchant la r\u00e9sonance\n d\u2019une onde\n Comme parfois le vent\n d\u2019une ris\u00e9e sur l\u2019eau\n d\u00e9joue par sa surprise\n Le fixe de ta pens\u00e9e\n Ou peut-\u00eatre seulement\n quand s\u2019ouvre\n La fen\u00eatre du matin\n &nbsp;\n Et que la sensation de l'aube \n est aussi\n celle\n du jour\n &nbsp;\n Si t\u00e9nue soit-elle\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 03-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n &lt;!--  \/* Font Definitions *\/  @font-face {font-family:\"Cambria Math\"; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitc\n D\u2019une trou\u00e9e\n ou d\u2019un d\u00e9bordement\n le po\u00e8me\n Alt\u00e8re\n l\u2019ordre donn\u00e9\n \u00e0 l\u2019aube qui s\u2019impose\n Quand \u00e0 l\u2019oblique du toit\n appara\u00eet le soleil\n Comme le silence\n Comme l\u2019effusion\n Ce ne sont pas les images\n qui manquent\n Mais celle\n pauvre\n de leur d\u00e9membrement\n Notre effroi\n \u00e0 l\u2019impuissance des heures\n Comme s\u2019\u00e9chappe\n la pens\u00e9e\n en mots qui la saturent\n Ce qui manque\n c\u2019est le point\n Ou encore ou encore\n Un peu de cette joie\n qu\u2019enfant\n tu accroches\n au pr\u00e9sent\n &nbsp;\n \u00d4 \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 04-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme pointe le rouge\n bourgeonnant\n d\u2019un cerisier\n Sang\n A l\u2019\u00e9cart du monde dit-on\n Mais le monde\n il l\u2019est aussi\n Dans la liste de courses\n j\u2019ai cherch\u00e9 de l\u2019espoir\n Quelques secondes\n Un oubli\n Une m\u00e9sange jaune\n et bleu\n appara\u00eet\n Le monde est si petit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 02-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme en beaut\u00e9\n du silence \n les mots\n S sont exclus de l\u2019image\n \u00ab&nbsp;Nous sommes sid\u00e9r\u00e9s&nbsp;\u00bb\n A pied hier\n j\u2019ai touch\u00e9 le nuage\n J\u2019ai go\u00fbt\u00e9\n comme un baiser\n le bout de tes doigts\n Rien d\u2019autre\n \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude\n que cette part\n Dans le souffle doux\n de l\u2019hiver paresseux\n &nbsp;\n Parfois aussi les mots s\u2019absentent\n de ne plus savoir\n comment dire\n &nbsp;\n Ce qui tremble\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 01-03-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans la gel\u00e9e\n le soleil\n s\u2019est engourdi\n L\u2019herbe blanche\n fr\u00e9mit\n au souffle l\u00e9ger\n et froid \n du vent\n Dans le lointain\n d\u2019un amour\n il y a une esp\u00e9rance\n Toujours\n Car nous sommes de ceux\n qui n\u2019avons que notre peau\n pour traverser\n Ce temps \n Sensibles\n Nous sommes alors \n le soleil\n les fleurs\n mais aussi toute la brutalit\u00e9 du monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Ici nous \u00e9crivons\n des po\u00e8mes\n Dans la doublure du ciel\n Bleu\n comme un envol d\u2019oiseaux\n surpris dans une \u00e9table\n Ce matin la gel\u00e9e\n je suis all\u00e9 chercher\n le pain\n Nous vivons de d\u00e9boires\n amoureux\n ou encore de comptes\n effiloch\u00e9s d\u00e8s l\u2019aube\n Nous apprenons des nouvelles\n Tandis que le soleil\n comme une phrase \n qui ne finirait pas\n dessine sur le mur\n des ombres\n &nbsp;\n A la t\u00e9l\u00e9vision\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De la beaut\u00e9\n comme apparaissant \n d'une lueur\n Malgr\u00e9 tout\n malgr\u00e9 tout\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 24-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le revers des mots\n le silence\n Quelques oiseaux\n immobiles\n ont laiss\u00e9 passer\n le soleil\n Comme pierre\n le temps \n \u00e9tire sa b\u00e9quille\n A l\u2019ind\u00e9termination \n blanche\n du ciel\n On suspend son manteau\n On s\u2019assied\n La table est si longue\n qu\u2019on y re\u00e7oit aussi\n La souffrance\n &nbsp;\n Quelques vieux\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 23-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans l\u2019aube d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9e\n Voici les premi\u00e8res fleurs\n d\u2019une \u00e9pine sauvage\n Sur le chemin d\u00e9j\u00e0\n chante\n leur blancheur\n Si passager que soit l\u2019\u00e9lan\n il emporte\n Et la joie\n \u00e9ph\u00e9m\u00e8re\n de l\u2019instant\n Ouvre ta paupi\u00e8re\n quand frissonne la peau\n au toucher possible\n\n De ce monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 22-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un chant de pluie\n dans le matin\n jusqu\u2019\u00e0 tenir\n l\u2019\u00e9claircie\n La voix s\u2019est tue\n Le soleil\n J\u2019ai bu le caf\u00e9\n Quand il s\u2019est assis\n Tous deux\n Nous pensions \n au Congo\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 21-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une ligne\n en pens\u00e9e\n L\u2019aile de l\u2019oiseau\n s\u2019est ouverte \n au soleil\n Et nos embrassements\n \u00e0 la joie\n des appels\n L\u2019inconnu \n des \u00e9treintes\n &nbsp;\n On se demande alors\n Qui a vol\u00e9 le monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 19-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> L\u2019aube est loin\n comme la main\n cherchant une pens\u00e9e\n Le vent\n r\u00e9siste en paroles\n creuses\n Sur la table d\u00e9laiss\u00e9e\n Jadis\n nous aurions vu \n appara\u00eetre UN SOLEIL\n le col de son manteau\n relev\u00e9 sous la pluie\n Dans le reflet de la vitre\n sa solitude se briser\n Comme les verres \n d\u2019alcool\n bus\n aux Illuminations\n Dans le lointain des clart\u00e9s\n il nous reste l\u2019attente \n alors infinie\n &nbsp;\n Le po\u00e8me\n &nbsp;\n La joie intacte\n d\u2019un d\u00e9sir\n L\u00e0 o\u00f9 fut laiss\u00e9\n &nbsp;\n Son manteau\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 18-02-2022 <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Se murmure en beaut\u00e9\n la nuit\n Ce manteau d\u2019encre\n du po\u00e8me\n Lorsque tu es partie\n j\u2019ai gard\u00e9 ton regard\n Comme pierre\n pr\u00e9cieuse\n d\u2019une \u00e9toile\n Depuis le gouffre\n le cri sourd\n - Nous \u00e9tions d\u00e9chir\u00e9s\n Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019apparition\n des couleurs\n bleut\u00e9es de l\u2019aube\n Je ne crois en rien d\u2019autre\n Et dans la joie d\u2019un rire\n l\u2019oiseau s\u2019envole\n Car j\u2019\u00e9tais trop fragile\n aussi\n pour \u00eatre triste\n en dur\u00e9e\n jusqu\u2019au soir\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 17-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> J\u2019ai \u00e9crit des baisers\n \u00e0 la douceur de ta bouche\n Le sentiment\n \u00e9tait\n souffle\n Comme on ouvre un regard\n Peut-\u00eatre la douceur\n peut-\u00eatre la douceur\n Notre repr\u00e9sentation \n du monde\n est langage\n &nbsp;\n Sur ta l\u00e8vre \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 16-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme deux corps\n serr\u00e9s\n Des nuages\n stri\u00e9s dans la lumi\u00e8re\n \u00e9tendent leur drap\n \u00e0 l\u2019infini du ciel\n L\u2019aube les s\u00e9pare\n au sentiment\n petit\n d\u2019\u00eatre seul\n La beaut\u00e9 devient comme une mer\n L\u2019\u00e9tendue\n allume\n en clart\u00e9s\n Des radeaux de pens\u00e9es\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 15-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le bleu de l\u2019aube\n fut lav\u00e9 par la nuit\n La pluie\n Comme on traverse un champ\n a laiss\u00e9\n son miroir\n L\u2019attente s\u2019y est pos\u00e9e\n Jusque dans le murmure\n de la vie\n s\u2019est gliss\u00e9e\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 14-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Sous le pli\n du soleil\n Le gel\n brillait comme l\u2019eau\n au d\u00e9sarroi de l\u2019absence\n La lointaine rougeur\n d\u2019une l\u00e8vre\n L\u2019herbe haute malgr\u00e9 l\u2019hiver\n Comme temps\n laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture du po\u00e8me\n restait la dur\u00e9e\n Ce n\u2019\u00e9tait pas le souvenir\n - On s\u2019en fout\n Mais la mati\u00e8re du ciel\n renvers\u00e9 sur la table\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 12-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De l\u2019obscur le plus profond\n cette nuit\n dessine des jardins\n Aux ombres\n en majest\u00e9 de quelques arbres\n Des r\u00eaves\n s\u2019accrochent aux squelettes\n Des images\n r\u00e9v\u00e8lent des pens\u00e9es\n qui redeviennent\n Images\n Le noir se dissipe\n Le jour\n n\u2019est pas encore le jour\n Il n\u2019est que \n po\u00e8me\n Une suite musicale\n s\u2019\u00e9cartant du silence\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 07-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Au rideau tir\u00e9\n de l\u2019aube avanc\u00e9e\n l\u2019or\n Comme en m\u00e9moire\n des jours lointains\n \u00c9claire\n aux interstices laiss\u00e9s\n Un morceau de terre\n Le rayon est oblique\n il traverse la pi\u00e8ce\n Ainsi le soleil\n Fr\u00f4le\n de l\u2019\u00e9paule d\u2019une statuette\n \u00e0 la fen\u00eatre\n jusqu\u2019\u00e0 son ombre\n sur le mur\n Ce qui nous s\u00e9pare\n du pr\u00e9sent\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015&nbsp;\/ 05-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux embrassements de l\u2019aube\n quand paraissent\n dans le d\u00e9j\u00e0\n les pointes bourgeonnantes\n Des fleurs\n Les pluriels se tendent\n en devenirs \u00e9parses\n de pens\u00e9es\n La beaut\u00e9 se trouve\n l\u00e0\n Rencontres in\u00e9dites\n \u00e0 la violence aussi\n des d\u00e9sirs\n Quelques \u00e9treintes\n longtemps apr\u00e8s\n rest\u00e9es sur la peau\n r\u00e9apparaissant\n comme images\n \u00e0 la simple sensation\n d\u2019un \u00e9veil\n La nuit est hiver\n et la morsure\n blanche\n &nbsp;\n Comme la voix\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 04-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Nous manquions de beaut\u00e9\n et l\u2019absence\n dessinait son attente\n aux fr\u00e9missements\n d\u2019un contour\n De l\u2019encre\n argu\u00e9e de ciel\n ou juste d\u2019un \u00e9lan\n Courir dehors\n \u00e0 l\u2019appeau de la pluie\n Cette intuition\n Tu es l\u00e0\n et le mot\n qui tombe de tes yeux\n sur ton c\u0153ur\n Fend le bois\n comme la hache\n Ainsi appara\u00eet\n La b\u00e9ance\n L\u2019improbable\n Une couleur\n Le chant inattendu d\u2019une voix\n ou d\u00e9j\u00e0 le presque\n d'une pens\u00e9e\n Nous manquions de beaut\u00e9\n &nbsp;\n Il n\u2019est rien d\u2019autre\n \u00e0 chercher\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 03-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Au lointain d\u2019une \u00e9toile\n la blessure\n rouge de sang\n des baisers trou\u00e9s\n teinte l\u2019aurore\n comme jamais\n VISIONS\n Je le dis ici\n Nous manquons d\u2019images\n La nuit est comme une pierre\n et la dur\u00e9e\n comme le drap froid \n qui enserre \n le corps\n du sculpteur\n muet\n Nous assistons\n \u00e0 l\u2019effusion du r\u00e9el\n achet\u00e9\n \u00e0 prix de haine\n Reste du silence\n \u00e0 l\u2019\u00e9tal d\u00e9sert\u00e9\n M\u00eame le cri ne s\u2019entend plus\n &nbsp;\n Nous dessinons notre absence\n au carmin\n des po\u00e8mes\n &nbsp;\n Voyageons\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015&nbsp;\/ 02-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans l\u2019herbe haute\n on devine le chemin\n pour aller chercher le bois\n Un jour quelconque\n sur le gris\n pos\u00e9\n \u00e0 l\u2019inverse du ciel\n Ici l\u2019espoir \n n\u2019est plus d\u2019aucune utilit\u00e9\n A l\u2019id\u00e9e des choses\n la dur\u00e9e d\u00e9pli\u00e9e\n des instants\n suffit\n M\u00eame parfois\n \u00e0 fissurer l\u2019opaque\n obtus\n des habitudes\n Il y a l\u2019odeur du lait\n et soudainement aussi\n son renversement\n &nbsp;\n Sur le feu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 01-02-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019aurore mouill\u00e9e\n d\u2019eau\n Le ciel\n comme lav\u00e9 \n de regard\n Une nuance de vert\n appara\u00eet\n \u00d4 aube\n Toujours\n toujours\n \u00e0 cette m\u00eame heure\n acharn\u00e9e\n Quelques fils seulement\n tiennent\n ma pens\u00e9e\n Un po\u00e8me cherch\u00e9\n dans le lavis silencieux\n des oracles\n &nbsp;\n Comment r\u00e9pondre\n \u00e0 l\u2019arrogance du monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 31-01-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Du jour \n comme mati\u00e8re\n la lumi\u00e8re\n baigne\n quelques oiseaux\n Ce baiser sur la peau\n reste\n Orientant la vision\n Des mondes\n - des mondes\n et l\u2019embrassement qui l\u2019accompagne\n Comme j\u2019ouvrais la fen\u00eatre\n \u00e0 l\u2019air frais\n de l\u2019hiver\n \u00d4\n Nous \u00e9tions\n &nbsp;\n Invuln\u00e9rables\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 29-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019invisibilit\u00e9\n le nuage\n prenait l\u2019aube\n Au loin l\u2019aboiement\n Dans ce brouillard\n de pens\u00e9es\n Trouver une pierre\n La table o\u00f9 s\u2019\u00e9crit \n le po\u00e8me\n Ce sont quelques heures\n Nous sommes \n devenus du ciel\n Comme un oiseau\n Un oiseau go\u00fbterait\n l\u2019eau\n perl\u00e9e\n de la pluie\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 28-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le presque\n silence\n cette aube-l\u00e0\n appuie son front\n sur le matin vertical\n Des oiseaux en nu\u00e9es\n lointains\n s\u2019\u00e9parpillent\n Nous sommes rest\u00e9s encore\n car finalement les mots\n nous avaient\n tromp\u00e9s\n La sensation \u00e9tait tout autre\n Cette douceur infinie\n comme exil\u00e9e\n A la branche nue d\u2019un h\u00eatre\n la lumi\u00e8re\n Comme se per\u00e7oit\n un sentiment\n Le pr\u00e9-appara\u00eetre est un espace\n et toujours cette image\n dans le coude\n du monde\n &nbsp;\n Ton \u00e9paule\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 27-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une image\n la lente\n tr\u00e8s lente apparition\n du monde\n Quelques instants\n se d\u00e9jouent\n ses autres repr\u00e9sentations\n Le po\u00e8me est le c\u0153ur\n L\u2019aube \u00e9crite\n est une image\n fig\u00e9e\n Elle rejoindra\n les autres\n pos\u00e9es les unes sur les autres\n dans le cahier\n Rang\u00e9es\n Disparues\n Mais l\u2019image apparaissant\n Son mouvement\n touche la fausset\u00e9 du monde\n son arrogance\n \u00e0 se dire\n Monde\n Comme si la v\u00e9rit\u00e9 pouvait \u00eatre\n \u00e9crasement\n D\u2019un surgissement \n le jour\n et la seconde qui le suit\n Respire\n Comme le souffle\n du chevreuil\n si proche\n Pr\u00e8s\n si pr\u00e8s\n Ah\n Si l\u2019on pouvait choisir\n &nbsp;\n Son miroir\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un nuage\n juste la pens\u00e9e\n car\n le feu s\u2019\u00e9teint\n Comme un \u00e9loignement\n Ce ciel \u00e9toil\u00e9 fut rare\n De ses brisures\n une image appara\u00eet\n Un scintillement\n Alors regarder la nuit\n dans le froid\n Ainsi du suspend\n d\u2019un regard per\u00e7u\n ou encore du po\u00e8me\n La pointe d\u2019une obscurit\u00e9\n comme l\u00e8vres\n Un baiser dans le noir\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-01-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Un ciel\n translucide\n diffuse une clart\u00e9\n dor\u00e9e\n Des restes\n recouvrent en angle\n l\u2019herbe blanchie\n par le gel\n Comme mati\u00e8re\n une vapeur de lumi\u00e8re\n inonde\n la vision\n Le soleil luit\n sans que l\u2019on puisse\n en r\u00eaver\n &nbsp;\n La mesure\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 24-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A cet instant\n toujours\n je vois ton visage\n L\u2019aurore \u00e9carte ses doigts\n Tes yeux\n prennent sa couleur\n Quelques secondes\n Tous les po\u00e8mes sont inutiles\n tous les souvenirs\n comme les hommes \n meurent\n Mais de l\u2019\u00e9tranget\u00e9\n reste\n Celle d\u2019une joie\n rageuse\n qui en beaut\u00e9\n d\u00e9chire \n ton d\u00e9sespoir\n A l\u2019ignorance\n de ce qui malgr\u00e9 tout\n peut-\u00eatre\n prolonge ta vision\n &nbsp;\n Tu es l\u2019aube\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 22-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Apr\u00e8s que ce tout\n de la nuit\n se brise\n Les miroirs mentent\n \u00e0 l\u2019aube\n Ils sont le faux du monde\n et toutes leurs repr\u00e9sentations\n s'effondrent\n Pourtant il reste du r\u00eave\n comme un d\u00e9sir\n de peau\n au d\u00e9sespoir de nulle attente\n Cette persistance\n inconnue\n forme visage\n Dans le repli d\u2019un ciel\n tourment d\u2019un arbre\n ou chute d\u2019un oiseau\n Car nous avons eu aussi\n des embrassements\n Et l\u2019\u00e9clat\n tel un caillot \n dans la gorge\n te posa\n Immobile\n Ravissant\n le mouvement \n des couleurs nouvelles\n d\u2019un amour\n \n (Cahier n\u00b015 \/ 21-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des l\u00e8vres\n le murmure\n margelle du silence\n appelle\n Comme troublerait\n l\u2019obscurit\u00e9\n un feu\n Mais rien\n Les mots tombent\n d\u2019un baiser perdu\n dans le puits\n Et encore\n \u00d4 fuir la clart\u00e9\n et le monde\n Comme po\u00e8me\n d\u00e9j\u00e0 disparu\n &nbsp;\n Je vois\n l\u2019aube\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 20-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un \u00e9cartement \n de bras\n le ciel\n Une pens\u00e9e traverse\n La beaut\u00e9 br\u00fble\n en lueurs\n des restes de nuit\n Comme r\u00eaves donn\u00e9s\n \u00e0 l\u2019aube\n Po\u00e8mes\n baisers\n incendi\u00e9s\n Ce jour\n est un embrassement\n Et dans le lointain\n des amours ou des esp\u00e9rances\n \u00e9chou\u00e9s\n comme carcasses\n \u00e0 l\u2019abandon\n La clart\u00e9 touche\n &nbsp;\n Ton insatisfaction\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 19-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n\n \n \n \n Reste dans le lointain\n comme aube\n une pens\u00e9e\n d\u00e9sirable\n Intacte\n qui m\u00eame lorsque tout \n amour\n a fui\n persisterait\n comme lueur\n Une joie stellaire\n comme pierre\n froide\n touch\u00e9e de la main\n La main\n qui seule\n sait le murmure\n de la sculpture\n Alors cette solitude\n de l\u2019aube\n devient humaine\n C\u2019est-\u00e0-dire\n commune\n &nbsp;\n Vois-tu\n Alexandre\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 17-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019attente\n presque\n irraisonn\u00e9e\n du jour\n Comme ce papier d\u00e9pli\u00e9\n sans nouvelle\n Dans la noirceur\n du bleu\n apparait\n le branchage\n Ce fut un po\u00e8me\n \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre\n Il faut le r\u00e9\u00e9crire\n Un autre jour\n un autre amour\n une autre attente\n Le papier sur la table\n laiss\u00e9\n aux insignifiances\n de l\u2019apparu\n comme d\u00e9j\u00e0 \n presque\n oubli\u00e9\n Mais un autre jour\n un autre amour\n Une attente\n toujours\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 12-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un rouge-gorge\n attard\u00e9\n le matin d\u2019une pluie \n fine\n A la d\u00e9licatesse\n de l\u2019ailleurs\n Rien ne dit le lointain\n si ce n\u2019est son silence\n \u00ab&nbsp;Je ne suis pas d\u2019ici&nbsp;\n mais d\u2019un envol\n proph\u00e9tique&nbsp;\u00bb\n Un chant\n comme un souvenir d\u00e9j\u00e0\n soufflant\n Cette nu\u00e9e d\u2019oiseaux\n &nbsp;\n Au loin\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 10-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Car le sensible\n r\u00e9siste m\u00eame\n jusqu\u2019\u00e0 la folie\n Il s\u2019agirait alors d\u2019une apparition\n - Une autre image\n Chercher dans le monde\n des sommaires\n Une table de mati\u00e8res\n vives\n As-tu d\u00e9j\u00e0\n aim\u00e9 sur une table\n Et le rapprochement des c\u0153urs\n Viandes\n \u00e0 l\u2019\u00e9tal des d\u00e9sirs\n Il pleut\n la terre s\u2019engorge\n Et d\u00e9j\u00e0 quelques arbres\n ont leur soif\n &nbsp;\n DE SOLEIL\n &nbsp;\n (Cahier N\u00b015 \/ 07-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019immensit\u00e9\n du ciel\n comme de la joie\n Les nuages\n traversent\n des morceaux de regards\n L\u2019\u00e9poque\n petite\n a vid\u00e9 son temps\n comme bassine\n Mais apr\u00e8s\n apr\u00e8s\n Un \u00e9clat de soleil ne suffit pas\n Une main\n non plus\n Que faire de l\u2019immensit\u00e9 ressentie\n \u00e0 l\u2019\u00e9troit des discours\n On r\u00eave d\u2019une pluie\n d\u2019orage\n \u00e0 la pointe violette\n Ou encore d\u2019une fleur\n D\u2019un amour improbable\n ou seulement peut-\u00eatre\n &nbsp;\n d\u2019une r\u00e9volte \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 06-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux lueurs aux lueurs\n comme feu\n A l\u2019instant m\u00eame\n de cette aube\n A ce point\n o\u00f9 sur une corde\n un homme dansait\n C\u2019est cela la mesure\n Quelques \u00e9toiles dans le ciel\n de la nuit\n Et la vie n\u2019est autre\n qu\u2019en \u00e9clats\n Le nom donn\u00e9\n \u00e0 ce qui les relie\n m\u00eame\n lointainement\n &nbsp;\n Aux lueurs\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 05-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la profondeur\n de la nuit\n Le silence \n mesure notre attente\n Cette simplicit\u00e9\n de l\u2019aube\n Quand rougeoie la pens\u00e9e\n aussi\n d\u2019entendre le chant\n du premier oiseau\n ou bien celle (la m\u00eame)\n de renverser ce monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 03-01-2022) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Quelques heures\n comme offrande\n la nuit\n d\u2019une veille sans attente\n L\u2019obscurit\u00e9\n sans fronti\u00e8re\n La mesure \n seule\n d\u2019une respiration\n Imagine\n J\u2019entends la plante\n l\u2019animal me comprend\n Et dans l\u2019ind\u00e9cise mati\u00e8re\n la pens\u00e9e\n Ouvre\n ton cerveau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 11-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> J\u2019ai touch\u00e9\n le grain de la peau\n du ciel\n Au regard de la nuit\n comme\n une main aveugle\n devinant les contours\n Dans le noir\n j\u2019ai per\u00e7u ses couleurs\n Refusant la naus\u00e9e de l\u2019\u00e9poque\n Les sens ont ouvert\n ma pens\u00e9e\n Le r\u00e9el est plus vaste\n le r\u00e9el est plus vaste\n Le bleu comme l\u2019eau profonde\n Le sentiment\n Ou encore \n cette ligne dessin\u00e9e du regard\n Sous ton \u0153il\n devenant\n &nbsp;\n L\u2019horizon\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 10-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> En \u00e9tirant le rose\n jusqu\u2019au violet\n L\u2019aube\n dessine des lueurs\n verticales\n Au chant des soleils\n le vent\n traverse les squelettes \n sifflant\n des pens\u00e9es\n Comme une veine ouverte\n le ciel \u00e0 l\u2019infini\n se colore\n On esp\u00e8re \n on esp\u00e8re\n Que cette fougue nuageuse\n \u00e0 port\u00e9e de main \n laisse sur la table\n - Ce que crie le monde en moi\n un peu\n de sa br\u00fblure\n &nbsp;\n On esp\u00e8re\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 09-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux couteaux\n aiguis\u00e9s sur des pierres\n La lampe redessine des ombres\n oubli\u00e9es\n Ils reviennent\n \u00e9trangers \u00e0 la nuit\n et au jour\n Un vide un chef des aboiements\n Le ciel est une poche vide\n sans aube\n A la craie\n nous dessinons \n nos appels\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 07-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La mati\u00e8re de l\u2019obscurit\u00e9\n dans l\u2019absence du sommeil\n sculpte \n par des restes de r\u00eaves\n L\u2019apparition d\u2019images d\u00e9nu\u00e9es de sens\n Je ne veux plus voir\n Je ne veux plus voir\n Entre elles s\u2019enlacent les jambes\n comme pens\u00e9es et d\u00e9sirs\n Elles \u00e9cartent la nuit\n J\u2019ai ressenti la dur\u00e9e\n par le d\u00e9ploiement des sens\n Et le jour\n car il faut bien aussi qu\u2019il vienne\n a gard\u00e9 dans l\u2019invisibilit\u00e9 du ciel\n Ses \u00e9toiles\n Ainsi l\u2019aube\n laisse les corps s\u00e9par\u00e9s\n dans son peut-\u00eatre\n \u00e0 bient\u00f4t\n &nbsp;\n La lueur reste du r\u00eave\n &nbsp;\n Je peux regarder tes yeux\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 06-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> J'ai regard\u00e9 cette aube grise\n D\u00e9tremp\u00e9s\n sont les murs\n sales\n La dur\u00e9e a d\u00e9jou\u00e9 \n la vision\n J'ai aussi vu le vert\n La joie est grandiose\n non par d\u00e9pit\n Dans l'\u00e9cart de la dur\u00e9e\n entre l'\u0153il\n et la pens\u00e9e\n L'image est autre\n si le point de vue est chang\u00e9\n C'est cela le th\u00e9\u00e2tre \n et hop\n A \u00e9craser le pr\u00e9sent\n le pass\u00e9 est devenu l'avenir\n par manque\n d'imagination\n \"\u00catre pr\u00eat\" au futur\n se dit aussi\n Voici l'onde d'une clart\u00e9\n \u00e0 la r\u00e9sonance \n nouvelle\n &nbsp;\n Et hop\n du nouveau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 04-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un rectangle de lumi\u00e8re\n suspendu\n dans la nuit\n aux appels laiss\u00e9s\n sans r\u00e9ponse\n Le vent traverse\n Des solitudes se croisent\n sans plus se perturber\n Personne ne se reconnait plus dans ce monde\n Se partage la peur\n l\u2019inqui\u00e9tude\n La justification personnelle\n de faire pour le mieux\n L\u2019aube se renverse\n comme une assiette sur la table\n Le trait de lumi\u00e8re\n relie le jour\n \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9\n Quelqu\u2019un pense\n aime peut-\u00eatre\n Ou se s\u00e9pare d\u2019un de ses r\u00eaves\n L\u2019absence de sommeil\n jusqu\u2019aux premi\u00e8res lueurs\n Qui parle\n Car dans le silence froid \n de ces solitudes qui se croisent\n d\u2019autres fen\u00eatres se sont allum\u00e9es\n Des cellules dans le corps\n d\u00e9jouent la solitude\n Elles se rejoignent\n \u00e0 la clart\u00e9 naissante\n du bleu profond\n comme l\u2019attente\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 03-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Sur le vieux s\u00e9choir\n le linge\n aussi le soleil\n A l\u2019oblique\n presque touchant la terre\n L\u2019herbe\n d\u00e9tremp\u00e9e\n L\u2019image ne veut rien dire\n Elle prend le temps\n comme au mouvement\n les nuages\n prennent la lumi\u00e8re\n Seulement\n Je hais les postures\n et le r\u00e9cit des mondes \n oblig\u00e9s\n Quelques oiseaux traversent\n quelques pens\u00e9es\n d\u00e9sapprises\n de mes incertitudes\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 02-12-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">A l\u2019\u00e9lan laiss\u00e9\ndu r\u00eave\nPoursuivi\ndans le jour\n- ouvert comme une porte\nJ\u2019ai \u00e9teint les informations\npar d\u00e9faut\nL\u2019aube\n(encore grise)\na nourri la table\net d\u2019un po\u00e8me grav\u00e9\ndans son bois\nLa chaleur\nd\u2019un th\u00e9\njusqu\u2019au red\u00e9ploiement des heures\na tiss\u00e9 le sensible \nde la perception\n\n\nDu r\u00eave\nappara\u00eet le r\u00e9el\n\n\nAvant m\u00eame qu\u2019il ne se nomme\n\n\n(Cahier n\u00b015 \/ 01-12-2021)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme au frottement\n de deux corps\n la lueur\n \u00c9tend le ciel\n \u00e0 la peau\n L\u2019infini d\u00e9ploy\u00e9 du sentiment\n On le dit\n un embrasement soudain\n a d\u00e9pli\u00e9 \n le jour\n Aux fr\u00f4lements des regards\n le d\u00e9sir\n quitt\u00e9 la nuit\n &nbsp;\n Br\u00fble\n br\u00fble\n les feuilles des po\u00e8mes\n &nbsp;\n L\u2019image est ce qui vient\n &nbsp;\n L\u2019amour a tout br\u00fbl\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 30-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> L\u2019attente retrouv\u00e9e\n D\u2019ici l\u2019heure\n le temps s\u2019est rouvert\n Rien d\u2019autre\n L\u2019\u00e9cart des secondes\n vol\u00e9\n dans les veines de l\u2019aube\n rosissant le ciel\n jusqu\u2019aux baisers\n \u00e9cart\u00e9s eux aussi\n dans le temps\n Les feuilles se d\u00e9sagr\u00e8gent\n en nudit\u00e9 des arbres\n Alors de l\u2019or\n du soleil pauvre de l\u2019automne\n \u00e0 la douceur\n de la peau\n Une brume\n \u00e9tend son \u00e9charpe\n \u00e0 la longueur d\u2019un champ\n Plus loin plus loin\n et n\u00e9anmoins \u00eatre l\u00e0\n A l\u2019\u00e9tonnante vision\n l\u2019attente\n toujours aussi touche l\u2019esp\u00e9rance\n De qui de quoi\n de rien\n &nbsp;\n L\u2019esp\u00e9rance\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 29-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La pluie\n froide\n sur le jour\n gris\n comme pens\u00e9e\n L\u2019image\n peu \u00e0 peu\n se d\u00e9sagr\u00e8ge\n laissant appara\u00eetre\n par instant\n Une clart\u00e9 sans cadre\n \u00e0 travers les nuages\n La peau\n go\u00fbte l\u2019eau\n jusqu\u2019aux l\u00e8vres\n de ce jour provisoire\n oubli\u00e9 comme v\u00e9cu\n Lorsque quelques secondes\n seulement\n Travers\u00e9\n il n\u2019y a plus d\u2019attente\n Le visage et le jour\n se r\u00e9pondent\n &nbsp;\n Sans miroir\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 27-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux mains\n le ciel\n La couleur\n comme grise \n et blanche\n per\u00e7ue\n Lointains sont les embrassements\n &nbsp;\n Des vagues d\u2019\u00e9cumes\n emportent les nuages\n &nbsp;\n Une pointe de rose\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 26-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux lueurs\n comme esp\u00e9rance\n vaine\n Le silence\n Rien ni personne\n Jusqu\u2019\u00e0 devenir soi-m\u00eame\n l\u2019heure\n travers\u00e9e\n La solitude de la nuit\n Un r\u00eave\n oubli\u00e9\n Cette insatisfaction\n Dans le matin froid\n j\u2019ai trouv\u00e9 cette image\n ni visuelle ni sonore\n Une impression d\u00e9pourvue de mots\n de sens\n &nbsp;\n Fendre la nuit\n comme on br\u00fble\n &nbsp;\n Dans le bois s\u2019\u00e9claire du nouveau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 25-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Tout\n jour\n \u00e9carte entre ses doigts\n la lumi\u00e8re\n Mati\u00e8re\n de l\u2019\u00e9ternit\u00e9\n de l\u2019instant\n A l\u2019infini de l\u2019heure\n comme l\u2019enfant s\u2019ennuie\n \u00e0 l\u2019histoire racont\u00e9e\n Je veux vivre\n je veux vivre\n Tout\n jour\n au point de son apparition \n est royaume\n La main \n d\u00e9couvre ce rideau de ciel\n Si pauvre\n si pauvre\n Un soleil d\u2019automne\n n\u2019y tient pas\n &nbsp;\n L\u2019enfant sourit\n le monde \n s\u2019agrandit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b015 \/ 24-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Les jambes crois\u00e9es\n de la nuit\n n\u2019attendent plus le jour\n Quand le monde s\u2019ent\u00eate\n \u00e0 imposer ses clart\u00e9s\n La douceur presque lente\n de l\u2019abandon\n Un sourire\n J\u2019irai ailleurs chercher ton baiser\n \u00d4 aube\n comme on go\u00fbte le surgissement\n d\u2019une heure\n ou encore d\u2019un refus\n La beaut\u00e9 \n referme ce cahier\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 23-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans l\u2019ombre\n port\u00e9e de l\u2019aube\n De la nuit\n reste\n A la fen\u00eatre se dessine\n le mouvement\n l\u00e9ger\n des feuilles\n sombres\n L\u2019image dispara\u00eet\n avec l\u2019heure\n Elle accroche \n son souvenir\n au cou\n d\u2019un autre langage\n Comme\n \u00e0 l\u2019envers des ind\u00e9terminations\n d\u2019autres langages\n se croisent\n Ils tissent des regards\n qui \u00e9chappent\n \u00e0 l\u2019ordre donn\u00e9\n pour fini\n Et dans l\u2019impression perdue\n de la nuit\n Des bras\n inconscients des corps\n qui les portent\n Se resserrent\n Tel\n cet embrassement \n rest\u00e9 de la nuit\n devenu \n dans le jour\n &nbsp;\n Cette image\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 22-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D'une main nue\n dans l'eau tr\u00e8s froide\n le c\u0153ur\n La nuit avait disparu\n Et comme soudainement \n l'inqui\u00e9tude\n Le choc\n J'ai couru dans le jour\n couru\n chercher une autre main\n La tienne\n Au ciel nuageux\n des images\n Quelques secondes\n &nbsp;\n Nous \u00e9tions le monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 20-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un vieil or\n le soleil\n assis dans l\u2019herbe\n effeuill\u00e9e\n Le jour\n a des allures de soir\n Cette lenteur\n \u00e9tir\u00e9e des baisers\n comme lampe\n laiss\u00e9e\n \u00e0 la lumi\u00e8re d\u2019une \u00e9treinte\n Par-dessus le toit\n s\u2019illumine l\u2019\u00e9tendue\n Se d\u00e9couvre la peau\n la caresse des heures\n \u00e0 celles\n perdues de la nuit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 19-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des quelques feuilles\n du cerisier\n japonais\n L\u2019oiseau aux ailes\n verticales\n approche\n Le ciel blanc\n comme l\u2019heure\n Ce temps\n s\u2019ouvre\n \u00e0 l\u2019ouvre-bo\u00eete\n On y trouve\n des images d\u00e9chir\u00e9es\n Des ruptures\n des lettres \u00e9crites\n gard\u00e9es\n Le pass\u00e9 comme un train\n Et l\u2019oiseau vertical\n disparaissant\n \u00e0 l\u2019ordonn\u00e9e \n Quand pr\u00e8s de l\u2019arbre\n il reste \n &nbsp;\n Cette \u00e9chelle\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Au plus proche\n du souffle froid\n de l\u2019air\n de la couleur\n d\u2019une pierre\n L\u2019arc de l\u2019aurore\n \u00e9tire son bleu\n de la chevelure des arbres\n Instantan\u00e9ment\n elle marque le ciel\n de sa br\u00fblure\n A la fen\u00eatre rest\u00e9e\n allum\u00e9e\n La nuit persiste\n en sa pens\u00e9e\n Quand d\u00e9j\u00e0\n le temps d\u2019\u00e9crire \n est pass\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 16-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme brume \u00e9tendue\n la nuit dispara\u00eet\n dans les incertitudes\n La clart\u00e9\n d\u00e9j\u00e0 est une tache\n huileuse\n sur le papier\n du ciel\n o\u00f9 s\u2019accrochent des feuilles\n Peut-\u00eatre\n Peut-\u00eatre\n A l\u2019image gard\u00e9e d\u2019un embrassement\n s\u2019avancera le jour\n qui d\u2019une \u00e9tonnante surprise\n (la ligne d\u2019un trait)\n maquillera tes yeux\n \n \n (Cahier n\u00b014 \/ 15-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Regarde\n la nuit profonde\n s\u2019est attard\u00e9e\n Il nous faut tisser\n la mati\u00e8re m\u00eame\n de cette obscurit\u00e9\n Se servir d\u2019\u00e9toiles\n et de r\u00eaves\n Penser\n Trouver dans les mots\n ce que le jour\n ne dit plus\n &nbsp;\n L\u2019aube me traversera\n et dans l\u2019espace infini\n de son red\u00e9ploiement\n Nous garderons\n un peu dans les yeux\n &nbsp;\n Un reste de poussi\u00e8re\n &nbsp;\n (Cahier N\u00b014 \/ 12-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">De la brume\naux quelques feuilles\nmortes\nDans la fatigue\nl\u2019aube\nperd sa mati\u00e8re\nComme s\u2019\u00e9chappe la couleur\nd\u2019un ciel\nIci la solitude ploie\nmais on devine\ncomme en surgissements inattendus\nLes cris d\u2019oiseaux\nou bien le souvenir\nou bien l\u2019\u00e9v\u00e8nement\nqui vient\nLa qualit\u00e9 d\u2019une lumi\u00e8re\nqui puisse nommer\nl\u2019heure\nle lieu\ncomme in-s\u00e9par\u00e9s\nl\u2019un de l\u2019autre\nDevenant l'instant du po\u00e8me\nou de l'embrassement\nn\u00e9cessaire\n\u00e0 la seconde\n\nD'apr\u00e8s\n\n(Cahier n\u00b014 \/ 11-11-2021)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> L\u2019inqui\u00e9tude\n acc\u00e9l\u00e9rait le c\u0153ur\n La nuit devenait\n Aube\n insouciante\n de sa clart\u00e9\n Aux rythmes de son apparition\n dans le silence\n r\u00e9sonnaient les battements\n d\u2019un improbable accord\n Comme cela l\u2019inqui\u00e9tude\n Dans le gris\n les feuilles\n rest\u00e9s encore sur les branches\n La tension d\u2019une main\n vieille et douloureuse\n \u00e0 la pens\u00e9e encore du travail\n lointain\n Quand le corps \n se disjoint\n de l\u2019image de lui-m\u00eame\n Le c\u0153ur\n le c\u0153ur court\n \u00e0 s\u2019\u00e9chapper lui aussi\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 10-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux reflets\n (m\u00e9diatiques)\n qui se refl\u00e8tent eux-m\u00eames\n L\u2019aube\n transfigure l\u2019obscurit\u00e9\n A la lenteur\n des disparitions\n oniriques\n Les r\u00eaves\n avant encore que le monde\n ne soit monde\n deviennent le mouvement\n de leur transformation\n Du miroir\n en sa fausset\u00e9\n la joie irr\u00e9ductible du surgissement\n Celui de sentir\n que le vivant\n \u00e9chappe \u00e0 toute repr\u00e9sentation\n Comme de l\u2019\u00e9toile laiss\u00e9e\n dans la nuit\n appara\u00eet le nuage\n Rouge\n comme l\u2019\u00e9tait l'orange\n traversant\n l'horizon\n En bu\u00e9e\n une ultime \u00e9charpe de nuit\n s'inverse\n dans tes yeux\n &nbsp;\n Mais ce n\u2019est pas une information\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 09-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Alors voici\n l\u2019aube\n grise comme le bleu\n dessin\u00e9\n Nous laissant appara\u00eetre\n dans le jour\n Je te vois\n et ne sais rien d\u2019autre\n Car dans l\u2019inexact\n de l\u2019image encore sombre\n l\u2019imagination \n \u00e9pouse les contours\n Dans le d\u00e9s\u00e9quilibre \n de l\u2019heure\n se d\u00e9sagr\u00e8ge la nuit\n la minute\n la seconde\n Rien\n ne configure ce temps\n Je cherche l\u2019ind\u00e9termin\u00e9\n ce qui arrive\n &nbsp;\n Ce qui arrive\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 08-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> L\u2019encre\n dilu\u00e9e du ciel\n d\u2019eau\n n\u2019est que mouvement\n de la lumi\u00e8re\n Elle d\u00e9tache la fixit\u00e9\n des yeux\n de l\u2019assignation \u00e0 voir\n le m\u00eame jour\n D\u2019un lavis incertain\n troublant l\u2019heure sombre\n Elle devient\n sans le savoir\n l\u2019aube\n Pluvieuse en son \u00e9cart\n saisi\n Comme la pens\u00e9e triste\n devin\u00e9e du regard\n ainsi\n soudainement chang\u00e9\n &nbsp;\n \u00d4\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 05-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des ombres d\u2019arbres\n dansent\n au soleil\n sur la table\n En images perdues\n (aucune m\u00e9moire ne les retient)\n Elles partagent\n et l\u2019heure\n et le lieu\n Quelques secondes\n d\u2019un red\u00e9ploiement \n sensible\n Ainsi se tisse\n presque invisible \n le temps\n Invincible\n Celui de nos pens\u00e9es\n travers\u00e9es\n Rejointoy\u00e9es \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 04-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> En larmes\n \u00e9tonn\u00e9es du soleil\n les feuilles\n d\u00e9j\u00e0 mortes\n inondent\n le sol\n L\u2019air est presque froid\n Il y a dans le ciel\n cette trace violette\n Je dis\n - c\u2019est une pens\u00e9e\n D\u2019un rayon qui s\u2019ach\u00e8ve\n \u00e0 travers\u00e9e verticale\n Un oiseau courageux\n d\u00e9pare le silence\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 03-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La veine\n violette du ciel\n laisse\n mourir le nuage\n L\u2019aube sanguine\n affiche sa blessure\n Les bois\n pench\u00e9s des cl\u00f4tures\n en attente\n au d\u00e9sarroi des heures\n sont de vieilles croix\n Quand chaque po\u00e8me\n chaque souffle\n en images pauvres\n envol\u00e9es\n dessinent une autre seconde\n en larmes de ros\u00e9e\n &nbsp;\n \u00d4 des \u00e9treintes\n \u00f4 des mots\n aux heures mortif\u00e8res\n Pour dire sans fin\n comme on forge\n &nbsp;\n Voici le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-11-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Cette fois\n l\u2019attente est vaine\n et rien\n ne vient plus nourrir\n sa promesse\n Que la pluie\n que la pluie\n que la pluie\n Elle traverse le corps\n la pens\u00e9e\n jusqu\u2019\u00e0 devenir\n Ce ruisseau\n travers\u00e9 d\u2019un \u00e9cart\n de pas\n Comme de rien\n Tout de m\u00eame\n jusqu\u2019aux bois\n aux \u00e9corces touch\u00e9es\n humides\n embrass\u00e9es\n Juste\n marcher dans la terre\n mouill\u00e9e\n - Amoureuse\n dit-on des chaussures\n Je reviendrai m\u2019asseoir \u00e0 cette table\n le bois du po\u00e8me\n laiss\u00e9\n \u00e0 la noirceur \n des arbres\n Quelques oiseaux\n sans plus\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 30-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Alors\n comme sonne\n la pi\u00e8ce\n tomb\u00e9e dans un verre\n Une cloche\n lointaine\n appelle le soleil\n Dans le r\u00e9veil\n les corps enchev\u00eatr\u00e9s\n La nuit\n \u00e9coute sa clart\u00e9\n En monde\n l\u2019image premi\u00e8re\n devient une pens\u00e9e\n &nbsp;\n Jamais\n s\u00e9par\u00e9e de son heure\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 29-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux ornements\n l\u00e9gers\n Je ne suis que parure\n - dit l\u2019automne\n Je regarde ce jour\n La table\n a vaincu nos ivresses\n Le matin\n descend d\u2019un ciel\n lointain\n Quand d\u2019une arrogance \n inou\u00efe\n (les feuilles ont br\u00fbl\u00e9)\n Je lui d\u00e9fie ses heures\n \u00d4 juste la nudit\u00e9\n d\u2019un r\u00e9veil \n froid\n Mais cet \u00e9lan toujours\n Non pas d\u2019anniversaire\n DU NOUVEAU\n Forger d\u2019une pierre\n un soleil\n Le bijou\n discret\n d\u2019une offrande\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 28-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le miroir\n un reflet\n Reflet d\u2019un autre miroir\n sans image\n Reflet de reflet\n les miroirs s\u2019\u00e9changent\n aux prix\n des absences de r\u00e9el\n qu\u2019ils fa\u00e7onnent\n \u00e0 leurs images\n Sans aube\n Sans soleil\n Sans arbre\n Je ne parle pas des hommes\n Dans le miroir du miroir\n une id\u00e9e\n fabrique le corps\n tout en le faisant\n dispara\u00eetre\n Dans la rue\n personne ne se reconna\u00eet\n L\u2019inconnu est id\u00e9e\n l\u2019amour est id\u00e9e\n le po\u00e8me est id\u00e9e\n dans la solitude des larmes\n quelques brisures\n de verre\n refl\u00e8tent un ciel\n ignorant de ce temps\n Courant\n Courant\n \u00e0 l\u2019insaisissable mouvement\n des nuages\n Dans le miroir du miroir du miroir\n reste ton souvenir\n &nbsp;\n Il y a ton visage\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 27-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des quelques feuilles\n aux oiseaux\n laiss\u00e9es\n Prises\n en leur vol\n Comme d\u2019une respiration\n s\u2019\u00e9crirait\n le po\u00e8me\n Au fr\u00f4lement\n des souffles\n l\u2019air devenant pens\u00e9e\n Il est un espace\n o\u00f9 le mot\n d\u00e9couvre l\u2019intime\n - un petit th\u00e9\u00e2tre du monde\n sans jamais\n se montrer\n Voici comme clart\u00e9\n le ventre d\u2019un nuage\n et ces oiseaux\n toujours\n qui cousent et relient\n chaque image\n Cette beaut\u00e9\n \u00e0 qui seuls \n les embrassements pass\u00e9s\n correspondent\n &nbsp;\n Dans le monde pr\u00e9sent\n nous percevons \n notre manque\n &nbsp;\n Nous cherchons des images\n \n \n \n (Cahier n\u00b014 \/ 26-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> M\u00eame emport\u00e9\n il reste de la nuit\n Dans le souffle\n le regard\n L\u2019inexorable refus\n de cette clart\u00e9\n confuse\n Je reste dans le noir\n au gr\u00e9 de quelques apparitions\n mentales\n Loin de cet ordre\n d\u2019apparat\n La c\u00e9cit\u00e9 n\u2019est pas\n l\u2019absence d\u2019images\n Je veux seulement\n me d\u00e9coller de ce monde\n Comme d\u2019un geste\n gauche\n Tenir cette obscurit\u00e9\n riche encore\n de tous les possibles\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 25-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Juste un oiseau\n il go\u00fbte le soleil\n L\u2019eau\n \u00e0 la brillance des feuilles\n a tremp\u00e9\n l\u2019herbe gorg\u00e9e\n Dans un geste\n d\u00e9pourvu de sens\n La lumi\u00e8re d\u00e9borde\n du jour\n Ta pens\u00e9e\n si proche de l\u2019embrassement\n d\u00e9mesure le ciel\n Et la table\n o\u00f9 nous \u00e9tions \u00e9gar\u00e9s\n a re\u00e7u notre \u00e9treinte\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 23-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n \n Comme fut ce baiser\n la l\u00e8vre\n \u00e0 la peau du soleil\n \u00c9tonnante\n en surprise du d\u00e9sir\n travers\u00e9\n Cette pens\u00e9e\n emport\u00e9e\n vers cette lente ivresse\n A l\u2019inconnu\n Voici\n des embrassements\n des \u00e9treintes\n et encore\n Cette joie envol\u00e9e\n \u00e0 la tristesse des jours\n quand soudainement\n appara\u00eet\n l\u2019insaisissable possible\n Le go\u00fbt de la lumi\u00e8re\n sur le buisson de l\u2019aube\n et l\u2019odeur des jasmins\n aux parfums\n suspendus\n &nbsp;\n Voici comme\n appara\u00eet\n baiser\n &nbsp;\n Ton envol\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 22-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">L'image juste disparue - je n'ai pu voir l'aube -, j'ai compris qu'elle \u00e9cartait le temps, et l'espace aussi. Chaque image construite, chaque jour, est comme l'\u00e9cart travaill\u00e9 \u00e0 ouvrir une br\u00e8che dans ce pr\u00e9sent ferm\u00e9 sur lui-m\u00eame: le souvenir \u00e9tant comme le lien entre la perception d'une chose, d'un objet, d'un sentiment quelconque reli\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e d'un moment pass\u00e9; l'avenir dans ce d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, qui ignore ce qui vient. J'essaie de travailler, dans le fixe de l'image, \u00e0 l'apparition d'un mouvement.\n \n \n (Cahier n\u00b014 \/ 21-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme la pluie\n sur le vieux monde\n esp\u00e8re un soleil \n pass\u00e9\n Des yeux referm\u00e9s\n sans chaleur\n ne peuvent voir le jour\n Il pleut\n Il pleut\n sans plus voir\n les lendemains\n Souvent je pr\u00e9f\u00e8re \n la nuit\n Jusqu\u2019aux larmes\n Trouver dans ce chagrin\n l\u2019esp\u00e9rance\n d\u2019un r\u00eave\n\n Aux lointains du pr\u00e9sent\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 20-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Pour R.\n &nbsp;\n Se d\u00e9tachent\n \u00e0 l\u2019obscur vaincu\n quelques branches\n noires encore de la nuit\n Ce po\u00e8me est douceur\n \u00e0 l\u2019ind\u00e9passable peine\n d\u2019une femme\n n\u2019attendant plus la clart\u00e9\n Elle voit\n comme s\u2019\u00e9gr\u00e8ne \n chaque seconde\n dans son heure\n Ainsi nous devenons parfois\n la dur\u00e9e\n Nous inventons\n cette esp\u00e9rance du pr\u00e9sent\n o\u00f9 se refl\u00e8terait\n la lueur\n qui lorsque les yeux\n d\u00e9li\u00e9s du pass\u00e9 \n te montrerait\n aussi\n &nbsp;\n Le jour\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 19-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Rester dans la nuit\n et se dissoudre\n aux lueurs opportunes\n (Je)\n A l\u2019apparition des couleurs\n des \u00e9corces\n ou des derni\u00e8res feuilles\n Travers\u00e9\n par le jour\n \u00e0 l\u2019arc du corps \n tendu\n La pens\u00e9e r\u00e9sonne\n \u00e0 devenir clart\u00e9\n Miroir\n \u00e0 ne plus savoir\n qui des deux te regarde\n Dans le ciel\n voici l\u2019aube\n Comme poreux sont les os\n des oiseaux\n \u00e0 l\u2019instant\n Je suis tout\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 18-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme s\u2019ouvre la fen\u00eatre\n l\u2019aube\n d\u00e9j\u00e0 enfouie\n pointe aux arbres\n Une lumi\u00e8re dor\u00e9e\n Il s\u2019agit d\u2019attendre\n quelques secondes\n A peine une minute\n J\u2019ai entendu r\u00e9cemment\n parler de la vie\n d\u2019un fleuve\n Mais qui\n dirait cette clart\u00e9\n Traversant les os\n jusqu\u2019\u00e0 venir toucher\n le revers d\u2019une feuille\n et mourir\n par tes yeux d\u00e9bord\u00e9s\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 15-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme s\u2019\u00e9tire\n l\u2019or d\u2019une fen\u00eatre\n \u00e0 l\u2019espace\n infini de la nuit\n L\u2019aube\n comme un embrassement\n Il reste une impression\n le sentiment chaud\n d\u2019un petit animal\n J\u2019ai souvenir d\u2019un homme\n marchant dans la rue\n les deux mains\n sur sa poitrine\n Il retenait son c\u0153ur\n Peut-\u00eatre d\u2019un d\u00e9bordement\n de vie\n d\u2019un battement de soleil\n Il traversait la ville\n Comme s\u2019\u00e9tirent \u00e0 l\u2019infini\n ces lueurs\n Voici le jour\n il d\u00e9mesure le r\u00eave\n de ces surgissements inconnus\n qui fr\u00f4lent la raison\n lorsque la peau\n sait devenir\n &nbsp;\n Langage\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 14-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De la mati\u00e8re\n de nuit\n comme habit\n L\u2019\u00e9toffe d\u2019un r\u00eave\n \u00e0 l\u2019endroit d\u2019une table\n Ce noir\n \u00e9marg\u00e9 du r\u00e9el\n o\u00f9 le sensible prend\n la pens\u00e9e\n Coupe et d\u00e9coupe\n Voici de l\u2019imaginaire\n L\u00e0 o\u00f9 le monde\n s\u2019\u00e9gare en fantasmes\n Dans l\u2019obscurit\u00e9 d\u2019un songe\n \u00e0 la pauvret\u00e9\n d\u2019une lampe\n Comme ombre\n l\u2019image\n &nbsp;\n Appara\u00eet\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 11-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans le silence\n et la dur\u00e9e\n les feuilles \n apparaissent\n D\u00e8s lors\n de leur br\u00fblure\n de la saison\n L\u2019ocre\n devient\n le po\u00e8me\n Plut\u00f4t \u00e0 cet embrasement\n la sensation d\u2019apr\u00e8s\n Quelque chose reste\n une id\u00e9e\n un souvenir\n Cet \u00ab&nbsp;en-avant&nbsp;\u00bb de l\u2019autre\n qui derri\u00e8re lui\n changea\n la couleur du ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 06-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le travers des arbres\n comme on per\u00e7oit le lointain\n Par le r\u00eave\n Cette clart\u00e9\n d\u00e9broussailleuse\n de visions\n Lorsque appara\u00eet\n d\u00e8s l\u2019aube\n et par la fen\u00eatre\n Cette premi\u00e8re\n IMAGE\n d\u00e9clinant la journ\u00e9e\n - Voici des hommes\n dans le d\u00e9j\u00e0\n du travail\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 04-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019oblique de la pluie\n j\u2019ai pench\u00e9 \n la t\u00eate\n J\u2019\u00e9tais joyeux et sec\n &nbsp;\n J'ai pens\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-10-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Des yeux\n cern\u00e9s\n aux rebords de la raison\n creusent\n dans la clart\u00e9 animal su soleil\n - Il a d\u00e9j\u00e0 disparu\n Une pens\u00e9e\n L\u2019inconnu est ce qui manque\n Brusquement\n comme l\u2019arbre\n avait commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9nuder\n La peur\n aussi\n &nbsp;\n Disparaissait\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 01-10-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux \u00e9clats\n comme rires\n dans le ciel mordor\u00e9\n d\u2019oranges nuageuses\n Le suspens\n d\u2019une image\n A la gravit\u00e9 des paroles\n \u00ab&nbsp;auto-faites&nbsp;\u00bb\n Souviens-toi\n La l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\n rouvre son manteau\n L\u00e0 sur le c\u0153ur\n nous avons tant d\u2019images\n Elles s\u2019oublient dans le jour\n mais surgissent parfois\n A la beaut\u00e9 d\u2019un ciel\n D\u2019un regard\n Ton sourire\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 30-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Dans l\u2019avanc\u00e9e d\u00e9j\u00e0\n ce n\u2019est plus l\u2019heure\n et nous courions \n courions\n La clart\u00e9 s\u2019\u00e9tait\n enhardie\n - J\u2019\u00e9carte le monde\n dit-elle\n Et d\u2019une joie inaudible\n (mais patiente)\n Elle habille les roses\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 29-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un devenir ciel\n ma main traverse\n la nuit\n Comme elle remontait\n le drap\n \u00e0 cinq heures\n Il fait froid\n Et les images\n venues du r\u00eave\n ou de ce jour\n qui progresse\n d\u00e9multiplient\n les possibles\n L\u2019azur bleut\u00e9\n ou le nuage\n Peut-\u00eatre nous reverrons-nous\n Voici une cohorte\n d\u2019oiseaux\n Je suis l\u2019un d\u2019eux\n Car RIEN\n Si je partais\n Je n\u2019emporterai rien d\u2019autre\n que le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 28-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le vent\n arrache\n l\u2019obscurit\u00e9\n A son visage de nuit\n la violence\n siffle\n son d\u00fb\n Comme en pauvret\u00e9\n nous attendons le jour\n Tremblants\n On dit\n le souffle traverse\n L\u00e0-bas\n Un carillon de bambou\n \u00e9veille\n une partance\n Vers l\u2019Est o\u00f9 le soleil\n Je laisse au miroir\n sa solitude\n Car d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019encre\n nuageuse\n se per\u00e7oit la clart\u00e9\n Vieille peau\n mangeuse d\u2019inqui\u00e9tudes\n On dit\n le souffle nous traverse\n Puisse-t-il\n aussi\n Emporter notre peur\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 27-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme\n \u00e0 l\u2019immense \u00e9tendue\n d\u2019un dernier soleil\n la chaleur\n prenait les os\n emportant le squelette\n dans une danse\n \u00e9l\u00e9giaque\n La pens\u00e9e de mort\n \u00e9tait\n nuage\n Telle se percevait\n la fin\n A l\u2019aube d\u2019un matin \n si calme\n qu\u2019on inventerait une f\u00eate\n un amour\n ou encore plus simplement\n le pr\u00e9nom\n d\u2019une cause\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 25-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n Lorsque de rose\n s\u2019habille\n \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9gance port\u00e9e\n la d\u00e9licatesse\n de l\u2019aube\n La peau\n d\u00e9couverte \n du ciel\n laisse appara\u00eetre\n en d\u00e9sir\n Sa clart\u00e9 de couleurs\n Quelques feuilles\n effleur\u00e9es de lumi\u00e8re\n L\u2019instant\n comme cet embrassement\n secret\n Emport\u00e9 jusqu\u2019\u00e0\n - \u00f4 joie\n n\u2019\u00eatre plus\n soi-m\u00eame\n La nuit dispara\u00eet\n devant cet aurore\n australe\n qui d\u00e9mesure\n ta raison\n &nbsp;\n La beaut\u00e9 n\u2019est autre que la reconnaissance de ce qui t\u2019est inconnu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 24-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> De brume\n en sang\n Comme la blessure\n s\u2019ouvre\n Ce sont des r\u00eaves\n Ce sont des r\u00eaves\n Courant sur la terre\n retourn\u00e9e des champs\n L\u2019animal aper\u00e7u\n jusque dans le lointain\n l\u2019aube\n Quand je quitte le sommeil\n je cris\n - Voici de l\u2019obscurit\u00e9\n Au monde\n rester encore\n Les yeux ferm\u00e9s\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 23-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Ne serait-ce\n qu\u2019\u00e0 l\u2019inattendu\n de l\u2019apparition\n La lumi\u00e8re\n se heurte\n d\u00e9couvrant quelques branches\n Le monde d\u00e9chir\u00e9\n Mais dans l\u2019apparition \n m\u00eame\n se joue\n son prodige\n N\u2019appara\u00eet-il\n ce doute\n qui d\u00e9ploie \n sa promesse\n Son attente\n &nbsp;\n Tu es l\u00e0\n &nbsp;\n Et dans le r\u00e9el de toute absence\n &nbsp;\n Sa clart\u00e9\n &nbsp;\n D\u00e9noue l\u2019avenir \n du pr\u00e9sent\n en or\n &nbsp;\n Du possible\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 22-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019obscurit\u00e9 \n pleine\n les mains\n fa\u00e7onnent de la nuit\n Esp\u00e9rant du po\u00e8me\n comme\n \u00e0 l\u2019\u00e9toile\n Un marin \n traverserait\n la mer\n Demain le jour\n l\u2019inqui\u00e9tude \n apais\u00e9e\n Et la solitude\n \u00e0 vieillir\n blanchirait aussi la pointe\n &nbsp;\n Nous \u00e9tions du silence\n quand soudainement parlant\n nos l\u00e8vres\n devinrent des baisers\n &nbsp;\n A l\u2019obscurit\u00e9 pleine\n de la nuit\n demain\n &nbsp;\n Comme un r\u00eave\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 21-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux larmes comme feuilles\n des adieux\n se d\u00e9tachent\n de la nuit\n A l\u2019heure\n \u00e9poque\n du jour\n Loin des embrassements\n des baisers\n La solitude des oublis\n quand ne reste plus\n que la ciselure\n du temps\n En images\n Saisir l\u2019aube\n dans la disparition d\u2019une \u00e9toile\n Lier \u00e0 cet amour\n quelques feuilles d\u00e9j\u00e0 mortes\n qui pendent des arbres\n La lame brille dans le miroir\n d\u2019un visage lisse\n D\u00e9j\u00e0 d\u00e9j\u00e0\n \u00d4 ciel \u00e9tendu\n de n\u2019avoir su\n Aimer\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 20-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La pluie\n a tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement\n mouill\u00e9\n la table\n La joie \n est partie\n comme de la terre\n dans la main\n Une pointe de froid\n Jadis\n tu courais\n pour un embrassement\n qui recommencerait\n la vie\n Aimer\n dans l\u2019interstice\n des jours\n Comme au couteau\n ils ont laiss\u00e9\n leur nom\n sur le bois grav\u00e9\n de la porte\n devenue dehors\n cette table\n\n Leur joie\n est \u00e9crite\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 18-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Aux vacillements des lueurs\n se d\u00e9couvre\n l\u2019heure\n Aussi de l\u2019\u00e9tendue\n en regard mesur\u00e9e\n Cette aube\n presque comme donn\u00e9e\n \u00e0 l\u2019animal \n qui boit\n Efface la peine\n de ta tristesse\n Par cette m\u00eame image\n toujours\n - Se tisse \u00e0 la lumi\u00e8re\n ton \u00e9lan \n vers le jour\n Peut-\u00eatre de la vie\n peut-\u00eatre de la vie\n A la rugosit\u00e9 d\u2019une pierre\n \u00e0 la solitude d\u2019une table\n quelques enfants traversent\n Ils rient\n Et dans la certitude\n de leur embrassement\n passager\n Tu opposes \n aux heures qui te guettent\n le sourire\n en un perceptible\n inattendu\n Jamais pour ce qu\u2019il est\n toujours\n vers son ailleurs\n Ainsi de cette part\n gard\u00e9e\n dans une poche\n Car d\u00e9j\u00e0\n nous suivons\n le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la douceur infinie\n d\u2019une nuit\n Comme m\u00e9moire\n le ciel\n d\u00e9bordant d\u2019\u00e9toiles\n Le souvenir surgit\n comme manque\n De ce pr\u00e9sent \n d\u00e9fini comme police\n Nous respectons \n nous respectons\n jusqu\u2019\u00e0 ne plus d\u00e9fendre\n qu\u2019une identit\u00e9\n fixe\n Mais la pens\u00e9e \u00e9chappe\n s\u2019\u00e9chappe\n La nuit\n le ciel\n cette table\n La peau per\u00e7oit le mouvement\n d\u2019une onde\n comme voyage dans l\u2019infini\n la lumi\u00e8re\n \u00ab&nbsp;Nous prenons le train pour Tarascon\n et la mort pour rejoindre une \u00e9toile&nbsp;\u00bb\n Je veux le d\u00e9sordre \n d\u2019ici-bas\n et du sch\u00e8me normatif\n un glissement\n Un menuisier \u00e0 son parquet\n regardaient\n soudainement dehors\n Ce qui est po\u00e8me\n c\u2019est l\u2019irr\u00e9ductible manque\n tenant lieu\n d\u2019un \u00e9clat\n de demain\n dans l\u2019image\n boulevers\u00e9e\n d\u2019aujourd\u2019hui\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 16-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \u00d4 fuir\n comme on d\u00e9gage une table\n - elle ressemblerait\n au ciel\n Le miroir des images\n faites\n de brisures\n Rendre sa respiration\n plus\n large\n A l\u2019\u00e9troit\n A l\u2019\u00e9troit\n A l\u2019\u00e9troit\n Et dans l\u2019instant\n le chant inattendu d\u2019un oiseau\n donnant \u00e0 la dur\u00e9e\n sa d\u00e9mesure\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 15-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(Cahier n\u00b014 \/ 15-09-2021)<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Se tisse \u00e0 la lumi\u00e8re\n - Appara\u00eet\n le jeu de la pr\u00e9sence\n Et comme\n le vacillement inlassable\n d\u2019une lampe\n Une pens\u00e9e\n Se d\u00e9tourne du cours\n \u00e9tabli des choses \n dites\n Tendant vers l\u2019inconnu\n comme s\u2019endosse\n l\u2019habit\n couleur de la trame du ciel\n En aurore\n d\u00e9j\u00e0 disparue\n &nbsp;\n Tu es\n comme un manteau\n de l\u2019aube\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 14-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n A la perc\u00e9e\n lente\n de la lumi\u00e8re\n Comme chaque jour\n le doute\n Vacille la pens\u00e9e\n Plut\u00f4t cette chose\n plut\u00f4t l\u2019autre\n Et dans le d\u00e9sarroi\n de l\u2019inconnu\n La peau \n fr\u00f4le l\u2019air\n qu\u2019il faut traverser\n Asseoir le corps\n dans l\u2019\u00e9conomie quotidienne\n Tout en esp\u00e9rant\n en saisir\n la tangente\n Comme appui\n pour vaincre\n sa Gorgone\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 13-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019espace inappropri\u00e9\n du flux\n la vision soudaine\n d\u2019un p\u00eacher\n que personne \n n\u2019a plant\u00e9\n Ses feuilles\n d\u00e9j\u00e0 br\u00fblent\n la saison\n Son feu\n la rend visible\n Comme l\u2019attente\n qui ne se dit pas\n N\u2019ose pas\n Peut-\u00eatre le po\u00e8me est-ce cela\n Ce qui ne se dit pas\n Trop tard\n trop t\u00f4t\n Jamais\n Il resterait l\u2019espace d\u2019une r\u00e9sonance\n o\u00f9 apparait\n dans cet \u00ab&nbsp;inappropri\u00e9&nbsp;\u00bb\n Le sauvage d\u2019un p\u00eacher\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 03-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un embrassement lointain\n comme ce tutoiement\n d\u2019aube\n Nous croisons nos solitudes\n \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e\n En jambes\n de ce monde miroir\n qui vole nos images\n Dans ce repli\n de l\u2019heure aurorale\n comme en attente\n quelconque\n Appara\u00eet\n ce reste\n Un couteau sur la pierre\n nous avons mang\u00e9\n sur l\u2019herbe\n Ce surgissement d\u2019un d\u00e9sir\n d\u2019une pens\u00e9e\n incalculable\n Impr\u00e9visible\n L\u2019attraction d\u00e9jou\u00e9e\n de deux corps \n c\u00e9lestes\n comme se d\u00e9jouerait\n la trajectoire\n attendue\n des discours\n Voici des embrassements\n Regarde\n c\u2019est encore\n Le soleil\n Nich\u00e9\n dans sa beaut\u00e9\n offerte\n &nbsp;\n A ton regard\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-09-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> En mesure\n de couleur\n comme se d\u00e9placerait \n le spectre\n (\u00f4 Hamlet)\n de la lumi\u00e8re\n Ainsi l\u2019aube\n comme du lait\n transformerait les pens\u00e9es\n Car je suis sourd\n du cri\n des informations du monde\n Ce blanc\n comme un drap\n Enfants nous jouions\n et le jeu consistait\n \u00e0 tout l\u00e2cher\n pour tout recommencer\n \u2026\n Pendant que des avanc\u00e9es\n de rose\n d\u00e9calent encore\n le ciel\n Les arbres de brise\n s\u2019enivrent\n ILS RIENT\n J\u2019ai d\u00fb manquer\n quelque chose\n Comme un souvenir\n soudain\n Fait perdre la raison\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 01-09-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019\u00e9tonnement\n la nuit\n a gard\u00e9 ses chaussures\n Elle reste\n Il y a de l\u2019\u00e9toile\n sur la table\n Nous en avons mang\u00e9\n Par d\u00e9licatesse\n nous avons gard\u00e9 le silence\n comme on prot\u00e8ge\n une flamme\n Avec\n nostalgie\n Cette nuit j\u2019ai r\u00eav\u00e9\n debout\n J\u2019\u00e9tais en Afrique\n \u00e0 Brazza\n Ainsi l\u2019on peut dire\n avec Galil\u00e9e\n Dans la nuit\n Il y a aussi le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 31-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> S\u2019ouvre\n comme \u00e0 l\u2019ouvre-bo\u00eete\n cr\u00e2nienne\n L\u2019heure\n Les nuages \u00e9tirent de l\u2019infini\n Seul un oiseau\n Le poids est gris\n de ce jour\n Et pourtant\n S\u2019ouvre\n comme en poitrine\n les arbres\n La pens\u00e9e\n du peut-\u00eatre\n \u00e0 l\u2019apparition d\u2019un visage\n Toute joie se prolonge\n et r\u00e9sonne\n Malgr\u00e9 tout\n &nbsp;\n En d\u00e9note le bleu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 30-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La feuille\n gouttant la lumi\u00e8re\n le po\u00e8me\n Sa nervure\n \u00e9tire sa pointe\n Donner mati\u00e8re\n \u00e0 l\u2019invisible\n grain\n Forger\n les indicibles secondes\n comme en paupi\u00e8res\n le soleil devient \n rouge\n Apparaissent des formes\n devenant m\u00eame\n visages\n Le pr\u00e9-emploi des mots\n tombent\n \u00e0 la veine\n coup\u00e9e\n de l'\u0153il \n Comme \u00e0 la table\n des rires\n un \u00e9clat\n distord l\u2019attendu\n - Ceci n\u2019est pas le monde\n Sur son bord\n s\u2019est assise\n &nbsp;\n Ta vision\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 28-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le temps donn\u00e9\n au regard\n comme se d\u00e9couvre\n Un visage\n Non pas la sirupeuse lenteur\n mais la lame\n de l\u2019Andalou\n d\u00e9coupant\n l\u2019\u0153il\n Voir\n Se d\u00e9gager des clart\u00e9s\n l\u2019ombre\n Ce noir\n n\u00e9cessaire au surgissement\n d\u2019\u00e9toiles\n (ou d\u2019un r\u00eave)\n L\u2019heure d\u00e9coupant\n son attendu\n Au m\u00e9tal rougi \n de l\u2019horizon\n L\u2019aube \n cicatris\u00e9e\n est encore\n une promesse\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 26-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Sans fin\n ce mouvement\n Quelques feuilles\n des arbres\n dissimulent l\u2019aube\n Alors le po\u00e8me\n \u00e9tirant l\u2019obscurit\u00e9\n \u00e0 la rendre transparente\n Travers\u00e9e de joie\n vaine\n mais son \u00e9clat tout de m\u00eame\n A cette clart\u00e9\n comme onde\n &nbsp;\n Cette lumi\u00e8re\n oublieuse\n qui malgr\u00e9 tout\n gagne\n son \u00e9lan\n embrass\u00e9\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 24-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Ne pas y aller\nRester\n\u00e0 l\u2019attente suspendue\nd\u2019un mouvement\nde brume\nD\u2019une apparition\nDans Le Miroir \nIl y a\nle vent\net Margarita Terekhova\nassise\nde dos \nsur la barri\u00e8re\nElle fume\n\nD\u2019une attente\nDe toutes nos attentes\n\net encore\n\n(Cahier N\u00b014 \/ 23-08-2021)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Alors se d\u00e9mesurait\n La mesure\n Le pas\n dans le bl\u00e9 coup\u00e9\n tenait du paysage\n Le champ travers\u00e9\n - Rejoindre la for\u00eat\n ne serait ni l\u2019\u00e9loge \n d\u2019un repli\n ni la certitude du peu\n tant la pens\u00e9e est \u00e9trang\u00e8re\n Toujours\n Les mondes se traversent\n (Un jour j\u2019irai de Rio \u00e0 Brazza)\n Comme la terre\n de cette maison\n a liss\u00e9 la paume de ma main\n Je veux dire\n lentement\n A cette mesure d\u2019aubes\n que permet\n l\u2019\u00e9cart sur le corps\n Cette poussi\u00e8re\n &nbsp;\n DE SOLEIL\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 21-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Agile\n en sa main\n Le bois\n s\u2019assemble en morceaux\n Il devient\n le r\u00eave\n L\u00e0 o\u00f9 dormir\n Comme travaille une pens\u00e9e\n sensible\n la lumi\u00e8re (mouvement)\n offre\n le temps\n De ce lieu\n Alors alors\n - Voici ce qu\u2019est une apparition\n \u2026\n Le prolongement\n d\u2019un possible\n inconnu\n La ligne suivie de cette main\n courant la veine\n sertie \n dans cette mati\u00e8re\n Comme aux chemins bois\u00e9s\n s\u2019est rouvert\n le dehors\n &nbsp;\n Comme\n se partage le monde\n &nbsp;\n En langages mortais\u00e9s \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 20-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Se cherche\n\u00e0 l\u2019incertitude gard\u00e9e\ndes apparitions\nCe qui d\u00e9mesure\nl\u2019infini de la ligne\no\u00f9 pointe\nce que \ncomme une danse\ntu veux nommer\nCar\nune raison de vivre\njamais\nne sera raisonnable\nLe manque tient\nd\u2019un embrassement \nperdu et gagn\u00e9\ndans le m\u00eame instant\nVois\nL'ocre de la lumi\u00e8re\nDe la poussi\u00e8re\nde terre\nrendant mati\u00e8re\naux premi\u00e8res heures \nd\u2019un soleil\nGo\u00fbte\n\u00e0 la fra\u00eecheur d\u2019une feuille\nque la pluie de la nuit\na su garder\nPour toi\nAinsi le jour n\u2019a pas de raison\nIl est ce tort\n\u00e0 l\u2019\u00e9crasement de ta pens\u00e9e\nassise\nqui d\u00e8s lors qu\u2019elle fr\u00e9mit\n\u00e0 cette poussi\u00e8re\ndevient aussi\nCet ocre de la lumi\u00e8re\nqui\n\u00e9cartant son langage\nfigure\ncet \u00e9lan\nque ta raison suivra\n\n(\u00f4 comme devenant beaut\u00e9)\n\n(Cahier n\u00b014 \/ 19-08-2021)<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une confusion\n la pens\u00e9e devenue\n nuage\n La table s\u2019esseulait\n quelques assiettes\n un livre\n Les paroles d\u00e9chiraient\n le papier\n A la nuit sans \u00e9toile\n en vain les r\u00eaves\n Une image comme secours\n Une couleur\n Puisque les r\u00e8gles \u00e9taient fausses\n demeurait encore\n ce d\u00e9sir d\u2019\u00e9chappement\n Une persistance\n du pas\n Celui du refus\n celui du chemin\n La joie d\u00e9clar\u00e9e\n d\u2019\u00eatre mouvement\n \u00e0 la fixit\u00e9\n qui s\u2019impose\n &nbsp;\n Vol azur de cette hirondelle\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 18-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019un manque\n apparaissait l\u2019attente\n Comme ces hautes herbes\n laiss\u00e9es\n \u00e0 l\u2019abandon\n La possibilit\u00e9 du jour\n \u00e9tait une couleur\n \u00e9prise de temps\n Une douceur gagn\u00e9e\n Alors\n ce qui se mesure\n - le compte\n devient mouvement\n \u00ab&nbsp;Vitesse de l\u2019intuition ou de l\u2019amour&nbsp;\u00bb\n Une in-s\u00e9paration\n Le vert rejoint d\u2019une for\u00eat\n tropicale\n Cette dur\u00e9e \u00e0 la chaleur\n devenue l\u2019espace\n d\u2019une voix\n De tes bras\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Les murmures\n presque silencieux\n des feuilles\n \u00e0 l\u2019or du soleil\n D\u00e9j\u00e0 \n radieux\n Tes doigts tissent\n l\u2019heure\n d\u2019avec sa lumi\u00e8re\n Aux ultimes gouttes de ros\u00e9e\n Il y a un poids\n du jour\n Comme on vend un fruit\n \u00e0 l\u2019\u00e9tal d\u00e9bord\u00e9 du march\u00e9\n D\u00e9j\u00e0\n on esp\u00e8re le repas\n Quand bien m\u00eame ce temps\n serait lointain\n Les parfums sont des futurs\n aux agapes esp\u00e9r\u00e9es\n de quelques impressions\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 16-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Se d\u00e9tache\n comme interdite\n d\u2019un lit d\u2019herbes\n La pens\u00e9e\n si joyeuse\n d\u2019une ivresse\n J\u2019ai br\u00fbl\u00e9 des nuages\n jusqu\u2019au bleu\n Le soleil \u00e9tait comme nuit\n Il br\u00fblait\n par milliers d\u2019\u00e9toiles\n Ce temps vol\u00e9\n comme on ressent le corps\n se disant\n qu\u2019apr\u00e8s tout\n nous pouvons aussi aimer de la terre\n Comme une table mise\n avec des mots\n ses restes laiss\u00e9s dehors\n au d\u00e9barras \n Du lendemain\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 14-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> J\u2019habite ici\n dans cette tension\n iris\u00e9e\n de la lumi\u00e8re\n - Vers\n Dans cette aurore\n je vois tes yeux\n d\u00e9j\u00e0\n ailleurs\n Cette distance\n est un arc dans le ciel\n \u00e9lectrique\n comme le disque\n blanc\n A l\u2019aveuglement\n d\u2019autres images\n Le po\u00e8me ne dit pas le monde\n IL L\u2019OUVRE\n Le premier je t\u2019aime\n l\u2019onde prolong\u00e9e\n de sa fulgurance\n Les foudroy\u00e9s aussi\n ont une part\n de cette d\u00e9mesure\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 13-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019entre les feuilles\n que la clart\u00e9\n amuse\n \u00ab&nbsp;Le sourire du vent&nbsp;\u00bb\n Toute joie\n comme la beaut\u00e9\n est un soleil\n Pos\u00e9 sur une pierre\n \u00e0 l\u2019herbe coup\u00e9e\n Le doute est si grand\n d\u2019\u00eatre l\u00e0\n qu\u2019une image\n suffit \u00e0 l\u2019envol\n Comme rien\n Hier\n l\u2019hirondelle est entr\u00e9e dans la chambre\n Et tous les d\u00e9sirs\n avaient le grain\n bruni\n de ta peau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 12-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la pointe du froid\n il y a aussi\n la douceur\n Une brume\n dissip\u00e9e\n comme les corps\n Oubli\u00e9s\n dans le temps\n tomb\u00e9 du d\u00e9sir\n Cette \u00e9treinte\n plus forte que le nom\n L\u2019azur\n est une peau\n qui s\u2019effleure\n \u00e0 peu pr\u00e8s\n d\u2019infini\n Toute appartenance laiss\u00e9e\n au suspens\n d\u2019une attente\n Quand \u00e0 l'impertinence\n de l'aube \n &nbsp;\n Tu cherches le drap\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 11-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La craie\n d\u00e9couvre le po\u00e8me\n qui dispara\u00eet\n sous la pluie\n C\u2019est cela\n la r\u00e9sonance d\u2019un souvenir\n Une m\u00e9moire\n comme grain\n Millier de lumi\u00e8res\n Une onde\n Un tremblement\n La branche qu\u2019il fallait couper\n entr\u00e9e\n par la fen\u00eatre\n SES FEUILLES\n Et par le prolongement\n d\u2019un souffle d\u2019air\n cette seconde\n est devenue mer\n Car aucune volont\u00e9\n jamais\n n\u2019atteint ce qui dispara\u00eet\n Demande \u00e0 l\u2019\u00e9toile\n apr\u00e8s\n S\u2019il te reste \n un peu\n de sa blancheur\n Voici la pluie\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 10-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019incertitude\n fera-t-il jour\n L\u2019aurore s\u2019assoit\n dans sa robe violette\n Vaincue en sa magie\n de transformer \n la nuit\n Je ne sais plus\n je ne sais plus\n Le miroir est une vitre\n une transparence\n anonyme\n o\u00f9 rien n\u2019est plus\n que l\u2019individu\n Jusqu\u2019\u00e0 cette clart\u00e9\n donnant \u00e0 tous\n - Il fait jour\n qui s\u2019est \u00e9puis\u00e9e\n &nbsp;\n Je retourne au soleil\n \u2026\n &nbsp;\n Il reste peut-\u00eatre quelques r\u00eaves\n et apr\u00e8s\n Dans les os\n les cellules ont aussi go\u00fbt de profit\n Une d\u00e9sesp\u00e9rance\n &nbsp;\n Dans le dos de ma traine\n ainsi que d\u2019un amour\n l\u2019aurore dispara\u00eet\n Tout en laissant \n le jour\n bien malgr\u00e9 elle\n &nbsp;\n Appara\u00eetre d\u2019un reflet\n &nbsp;\n Violet\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 09-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019une pens\u00e9e\n prolong\u00e9e par la feuille\n tenue f\u00e9brile\n \u00e0 l\u2019encre \n du nuage\n Voici\n L\u2019\u00e9charpe des solitudes\n aux cous des pendus\n que nous sommes\n L\u2019ombre se dessinant \n sur le sol\n Le soleil devenu vent\n Pauvret\u00e9 d\u2019image\n cherchant son partage\n Son commun\n qu\u2019\u00e0 la raison\n nous ne savons plus donner\n Cette part \n surgissant d\u2019infini\n morceau de nuit\n ou d\u2019\u00e9toile\n Que d\u2019un r\u00eave \n nomm\u00e9 hier encore \n \u00e9lan\n Ou peut-\u00eatre\n en ta joie\n course folle\n D\u00e9li\u00e9e du langage \n haletant\n des jours trop semblables \n Cette pens\u00e9e\n per\u00e7ue\n \u00e0 l\u2019instant \u00e9tonn\u00e9 \n de l\u2019insoup\u00e7onn\u00e9e\n De l\u2019averse\n devenue promesse\n Voici\n &nbsp;\n Nous tenons du prodige\n &nbsp;\n Comme en ta main\n la chance de saisir\n l'aube\n A la ligne d'un \u00e9clat\n inattendu\n &nbsp;\n De lumi\u00e8re\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 07-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Reste\n \u00e0 l\u2019atrophie mesur\u00e9e\n de ces jours\n la surprise\n de ce qui peut encore\n tenir\n ta seconde\n Les livres \u00e9parses\n sur la table ouverte\n au vent\n Surtout cette pens\u00e9e\n comme ivoire\n - Je te vois\n Alors nous reprendrons\n ce monde\n abus\u00e9\n Comme on dit\n comme on dit\n Le po\u00e8me nous traverse\n &nbsp;\n Tu entends\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 06-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Apparu\n presque d\u00e9j\u00e0\n le jour\n en sa m\u00e9tamorphose\n Aveugle \u00e0 sa clart\u00e9\n naissante\n L\u2019image d\u00e9sormais bord\u00e9e\n Au lointain de cet oiseau\n le chant\n En fr\u00e9missements l\u00e9gers\n Comme un vacillement\n est devenu\n Monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 05-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme les corps\n s\u2019\u00e9treignent\n autant que de\n vivre\n Le ciel\n essore sa nu\u00e9e\n Le d\u00e9sir \u00e0 l\u2019azur\n touche\n la peau d\u2019une fleur\n Car la pluie \n reste\n tropicale\n Sur la pierre\n toute chaude de nos c\u0153urs\n br\u00fble\n \u00e0 l\u2019incandescence\n Cette larme\n qui traverse et d\u00e9vaste\n l\u2019aube\n En reste de la nuit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 04-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n\n L\u2019ocre de la lumi\u00e8re\n quelques instants\n avant que le jour\n devienne ce qu'il est\n m'ouvre\n Lorsque apparaissent ces images\n je ne sais pas\n qui je suis\n Le trouble est\n mon \u00eatre\n M'assigner \u00e0 un nom\n une date\n est affaire d\u2019\u00e9tat\n solide\n Je ne suis pas une pierre\n Je suis alors\n l\u2019ocre de cette lumi\u00e8re\n Et c\u2019est pourquoi \u00e0 cette heure\n je ne peux avoir ni de nom\n ni de date\n Car ce trouble \n est mon \u00eatre\n Je suis comme l'acteur s\u2019\u00e9chappe\n en d'autres mondes\n qui lui aussi \n a besoin\n de ce trouble\n Je ne peux avoir\n ni de nom\n ni de date\n Je suis\n ocre\n de toute lumi\u00e8re \n quelconque\n Pigment \n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 03-08-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> La seconde d\u2019eau\n comme en minuscule\n le ciel\n Dure\n vers\u00e9e sur la feuille\n verte\n parcourue des nervures\n L\u2019infini\n - Je m\u2019\u00e9tais endormi presque sur ta peau\n Il a plu\n et comme une for\u00eat\n nous sommes devenus \n monde\n Vision transform\u00e9e\n traversant son \u00e9clat\n Toute la magnificence possible\n Lumi\u00e8re\n comme reste la beaut\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-08-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme s\u2019effeuillent\n certains r\u00eaves\n en apparitions insens\u00e9es\n Le jour\n s\u2019ancre de nuit\n En incompr\u00e9hensions\n il ouvre\n ses images\n d\u00e9prises de mondes\n Un silence\n une perte\n une immensit\u00e9\n blanche\n A l\u2019inconnu de ce qui vient\n l\u2019encre s\u2019espace\n Sans savoir jamais\n s\u2019il s\u2019agit d\u2019arriv\u00e9e\n ou de d\u00e9part\n Simplement nous disons\n Il fait\n jour\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 31-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Tout est oubli\n comme hautes les herbes\n \u00e0 l\u2019abandon\n Suspens de l\u2019oiseau\n \u00e0 l\u2019\u00e9merveillement\n Le temps se lie\n d\u2019une lumi\u00e8re\n et d\u2019une pierre\n Un couteau\n \u00e0 l\u2019app\u00e9tit \n des d\u00e9sirs\n Un soleil d\u2019eau\n et la lenteur de ceux qui travaillent\n \u00e0 replier les \u00e9toiles\n - Papier de soie\n jusqu\u2019\u00e0 la nuit prochaine\n Cet oubli est magie\n et le po\u00e8me\n une pi\u00e8ce de bois\n \u00e0 l\u2019\u00e9coin\u00e7on\n des murs\n Voici que s\u2019envole une blanche\n c\u2019est une tourterelle\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 30-07-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n\n C\u2019est l\u2019apparence\n d\u2019une clart\u00e9\n le surgissement pressenti\n presque\n Et puis comme souffle\n ta respiration\n Pourquoi le monde n\u2019est-il pas celui-l\u00e0\n L\u2019herbe a pouss\u00e9 sous la pluie\n l\u2019aurore a regard\u00e9\n les \u00e9bats joyeux\n de quelques escargots\n visionnaires\n Appareillant le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 29-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> D\u2019eau\n comme en m\u00e9moire\n des larmes\n A l\u2019\u00e2pret\u00e9\n la douceur\n dessine ses formes\n dans le ciel\n NOUS NE SOMMES QUE NUAGES\n disparaissant\n deviennent mati\u00e8re\n Mais c\u2019est alors que surgit\n la beaut\u00e9\n comme fuite\n L'ourlet d\u00e9cousu\n sera comme un baiser\n dans la nuit\n l\u2019aube\n aura des senteurs\n de terre\n Au loin\n au loin\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 28-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Que veux-tu\n dans la nuit\n les corps \u00e9pris\n Comme oubli\n dessinent sur la peau\n les caresses\n Dont il ne reste\n chers os\n presque rien\n L\u2019infini n\u2019existe\n que travers\u00e9 d\u2019images\n Des mots\n liant ce d\u00e9sir \u00e0 l\u2019offrande\n comme beaut\u00e9 m\u00eame\n de notre \u00e9loignement\n Cette attente\n \u00f4 cette attente\n Car maintenant \n je regarde la pluie\n Je me souviens\n n\u2019\u00eatre que peau\n et d\u00e9j\u00e0 deviner tes pens\u00e9es\n NUAGE\n Dans la vieillesse\n de cette nudit\u00e9\n t\u2019apercevoir au loin\n Si proche\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 27-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A l\u2019apparition d\u2019une pens\u00e9e\n comme image\n L\u2019\u00e9tonnement surgit\n en envols\n d\u2019oiseaux\n Nu\u00e9es\n insaisissables\n des embrassements\n L\u2019aube des pressentiments\n comme en toute parole\n son ombre\n Autre monde\n S\u2019affirme la pluie\n \u00e9gale en toutes parts\n \u00e0 cette n\u00e9cessit\u00e9 pr\u00e9sente\n D\u2019un inconnu\n si vaste\n et r\u00eav\u00e9\n Comme d\u00e9passement\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 26-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Le souffle du dehors\n par la porte\n ouvre\n Le po\u00e8me\n comme image donn\u00e9e\n \u00e0 l\u2019instant\n Cette photographie\n la pointe du pied\n \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre\n Tout le poids\n toute la joie\n et la tristesse aussi\n Remise\n \u00e0 l\u2019attente\n suspendue\n Comme l\u2019air traverse le corps\n Ta pens\u00e9e\n dans cette lumi\u00e8re\n qui danse\n Que reste-t-il\n Que reste-t-il\n De l\u2019image\n Dans le mouvement \n emport\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 24-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme ombrag\u00e9e\n l\u2019aube d\u00e9licate\n assure ses murmures\n La clart\u00e9\n prend la place\n d\u2019une \u00e9treinte\n Serr\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre\n le jour\n comme battement du c\u0153ur\n de la nuit\n Le po\u00e8me est image\n devinant l\u2019infini\n sans lequel du silence\n rien \n ne surgit\n A peine la lumi\u00e8re\n dira l\u2019apparition\n de ces choses\n L\u2019aube\n \u00e0 sa d\u00e9coh\u00e9rence\n rendra visible aussi\n en pens\u00e9e\n l\u2019existant des possibles\n &nbsp;\n Ta beaut\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 23-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme br\u00fblent\n de vieilles herbes\n coup\u00e9es\n Des nuages\n \u00e0 la gorge s\u00e8che\n La forme se devine\n montant\n jusqu\u2019au ciel\n Cette pens\u00e9e\n \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9\n d\u00e9j\u00e0 de la senteur des bl\u00e9s\n Un corsage\n entrouvert\n Rien ne dit\n ce silence\n Car le d\u00e9sir est offrande\n comme ta joie\n tenue\n D\u2019une ancienne\n tr\u00e8s ancienne\n promesse\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 22-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> J\u2019ai laiss\u00e9 le silence\n prendre l\u2019espace\n de ma poitrine\n Mort au jour\n donn\u00e9 \u00e0 la r\u00e9sonnance\n Un arbre\n une herbe mauvaise\n prendre racine\n De dur\u00e9e en \u00e9tendue\n cette image\n aux bords dentel\u00e9s\n traversera\n Comme un fil\n o\u00f9 s\u2019\u00e9tendrait le linge\n blanc\n donn\u00e9 au soleil\n pour r\u00e9fl\u00e9chir\n Car dans la beaut\u00e9 qu\u2019il nous reste\n (elle est infinie)\n L\u2019image qui apparait\n a d\u00e9j\u00e0 disparu\n devant\n \u00ab&nbsp;En avant&nbsp;\u00bb\n comme il disait\n L\u2019autre\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 21-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> A la fra\u00eecheur de l\u2019aube\n j\u2019ai go\u00fbt\u00e9\n aux lenteurs des oublis\n D\u2019une d\u00e9sesp\u00e9rance folle\n \u00e0 me pendre au ciel\n J\u2019ai ramen\u00e9 des vols\n en cris d\u2019oiseaux\n \u00e9gar\u00e9s\n Sur une aile \n il y avait le soleil\n Cette heure\n avait son langage\n comme une peau tatou\u00e9e\n son ancrage\n D\u2019une chouette\n un \u00e9lan\n J\u2019ai vu la sculpture\n abandonn\u00e9e dans l\u2019herbe\n Son regard\n d\u00e9finitivement perdu\n J\u2019ai tenu\n quelques m\u00e9tamorphoses\n en violet tendre\n du buddleia \n \u2026\n Voici\n quelques papillons\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 20-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> Comme \n presque le silence\n un paysage\n au loin quelques arbres\n passagers de vent\n Quel mot\n dit une pierre\n devant l\u2019image r\u00e9elle\n qui s\u2019en soucie\n peu\n Du temps\n de la dur\u00e9e\n une pens\u00e9e\n J\u2019habite ici quelques secondes\n Ma conscience tient\n de cet \u00e9quilibre\n entre l\u2019image et le mot\n D\u2019une porosit\u00e9\n entre le deux\n Comme sont\n l\u00e9gers\n les os des oiseaux\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 19-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Souvenir comme joie\n \u00e0 l\u2019\u00e9treinte des nuits\n reste la solitude\n Les mots sans appel\n au ventre creus\u00e9\n J\u2019avais faim\n \u00e0 la table d\u2019une absence\n En regardant le ciel\n j\u2019ai vu l\u2019aube\n quelques animaux\n D\u2019un po\u00e8me\n marqu\u00e9 sur la peau\n comme infini\n Nous tenons de rep\u00e8res\n le bl\u00e9 ici\n la haie\n D\u2019un d\u00e9sespoir travers\u00e9\n ou d\u2019une inclinaison\n soudaine\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Comme reflets\n les feuilles\n se d\u00e9couvraient\n d\u2019or\n Dans le bl\u00e9\n le chevreuil\n se baignait\n d\u2019une image\n sans bord\n Travers\u00e9e\n \u00e0 devenir\n azur\n \u00d4 cette chaleur\n de l\u2019\u00e9t\u00e9\n d\u00e8s l\u2019heure\n referm\u00e9e du r\u00eave\n Des souffles se rejoignent\n \u00e0 cet amour\n du soleil\n Monde\n Des l\u00e8vres\n auraient go\u00fbt\u00e9\n ta chair\n Comme on s'\u00e9prend\n d'un infini\n D\u00e9sirable\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Aux yeux\n traversant comme m\u00e9moire\n la confusion\n des jours\n Tu apparaissais\n L\u2019herbe haute\n le soleil s\u2019\u00e9tirant\n d\u2019une pens\u00e9e\n Jadis d\u2019un voyage\n traversant la mer\n L\u2019attente de se revoir\n Le regard inconnu\n brise la convenance\n comme l\u2019\u00e9treinte\n le miroir\n Le temps est possible\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 15-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n Deviens de la nuit\n cette aube\n comme morsure\n du r\u00eave\n Ce refus\n Nous avons d\u00e9gag\u00e9 les clart\u00e9s\n garder en ombres\n l\u2019indicible\n Au chant non tenu des promesses\n le d\u00e9sir tout pauvre\n de la peau\n Nous serons cela\n \u00ab&nbsp;cette nudit\u00e9 des jours&nbsp;\u00bb\n Comme rivage\n \u00e9cume\n d\u2019une mer d\u00e9jouant le prodige\n Je ne t\u2019attends pas\n (mais je t\u2019attends toujours)\n Et dans la joie\n prise sur\n Cette \u00e9toile\n n\u00e9e\n d\u2019une obscurit\u00e9\n &nbsp;\n Moi aussi\n je veux\n &nbsp;\n Devenir de la nuit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 14-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Dans l\u2019herbe foul\u00e9e\n \u00f4 foug\u00e8res\n exub\u00e9rantes\n Les \u00e9treintes\n Nous sommes mouvements\n en images\n Projection de soi\n \u00e0 la pens\u00e9e \n d\u2019un autre\n Embrass\u00e9s\n Quand aux surgissements\n des cieux\n je devine ta pr\u00e9sence\n comme fragile\n apparaissant\n ce bleu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 13-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n De solitude\n comme aux gris \n du jour\n L\u2019eau-forte\n laiss\u00e9e dehors\n sur le verre d\u2019une table\n Rien \n n\u2019esp\u00e8re\n et l\u2019\u00e9treinte\n Apparaissent les formes\n miroirs\n des d\u00e9sirs\n Dans l\u2019entre ciel\n et po\u00e8me\n ce noir\n Si profonde est la chair\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 12-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n La pluie\n si fine\n perlait les feuilles\n A boire\n la terre\n \u00e9treignait le ciel\n Ils \u00e9tiraient en dur\u00e9e\n ce temps\n Comme on tisse\n d\u2019anciennes paroles\n en promesses\n Ce fut joie illumin\u00e9e\n de te revoir\n Un visage ruisselant\n Comme s\u2019ajourne \n un oubli\n Au manquement \n des jours\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 10-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n L\u2019image travers\u00e9e\n comme des mots\n en blancheur\n Un silence \n aussi de couleur\n Il faudrait d\u00e9chirer\n le monde\n La nervure du po\u00e8me\n appara\u00eetrait dans la main\n de l\u2019avenir\n Comme on dessine \n l\u2019Afrique\n en crayons de mine\n Quelques minutes \u00e0 peine\n j\u2019ai r\u00eav\u00e9\n - D\u00e9cid\u00e9ment vivre\n est peu\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 09-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n D\u2019un silence soudain\n la main toutes feuilles\n du cerisier\n s\u2019ouvrait\n Puis le roucoulement\n d\u2019un pigeon\n avant le silence\n de nouveau\n Comme on cueille\n quelques fleurs\n Un tremblement\n A l\u2019\u00e9quilibre perdu\n peut-\u00eatre\n appara\u00eetraient\n Quelques mots\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 08-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n\n D\u2019une ombre de soleil\n laiss\u00e9e\n comme une \u00e9charpe\n j\u2019ai gard\u00e9 sur la peau\n un parfum\n Et d\u2019une pluie\n aux senteurs de la terre\n \u00ab&nbsp;Je&nbsp;\u00bb s\u2019est dissout\n aux envols premiers\n d'oiseaux cendr\u00e9s\n Ainsi nous traversons l\u2019azur\n Ainsi monde\n et m\u00eame appartenance\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 07-07-2014) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n\n L\u2019arbre abattu\n souffle du vent\n roses\n couvrant le sol\n en abandons offerts\n Lorsque les corps\n s\u2019\u00e9prennent\n il pleut\n Il est une joie des temp\u00eates\n qu\u2019envierait m\u00eame\n le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 06-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n L\u2019arbre abattu\n souffle du vent\n roses\n couvrant le sol\n en abandons offerts\n Lorsque les corps\n s\u2019\u00e9prennent\n il pleut\n Il est une joie des temp\u00eates\n qu\u2019envierait m\u00eame\n le soleil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 06-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Joie\n comme p\u00e9pite tomb\u00e9e\n Pierre d'eau\n descendant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle\n du ciel\n Nos apparences\n Nous mangeons des \u00e9toiles\n \u00e0 la solitude\n de la table\n Des pens\u00e9es\n Voici les surgeons du monde\n Comme de la pluie encore\n de l\u2019arbre\n \u00e9brou\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 03-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Aux envols\n laiss\u00e9s de roses\n parfums\n Les surgissements de l\u2019aube\n en intuitions per\u00e7ues\n d\u00e9couvrent\n les chemins herbus\n Je suis sauvage\n et ne trouve dans ce jour\n que quelques heures\n celles de cet infini\n Avant que le monde\n ne referme sa jambe\n en l\u2019esth\u00e9tisme maussade\n des assignations\n ordr\u00e9es \n d'un sensible ray\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Brume\n \u00e0 l\u2019insaisissable\n La route\n comme en surgissements \n possibles\n - Voir le ciel\n Les herbes donn\u00e9es de la pluie\n touffues\n Cette lumi\u00e8re\n opaque\n Le couteau ciselant\n sur le c\u0153ur\n Un nom\n ce po\u00e8me\n Quand des heures\n se d\u00e9couvre en visage\n LA PLUIE\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 01-07-2021)  \n \n \n \n Aux envols\n laiss\u00e9s de roses\n parfums\n Les surgissements de l\u2019aube\n en intuitions per\u00e7ues\n d\u00e9couvrent\n des chemins herbus\n Je suis sauvage\n et ne trouve dans ce jour\n que quelques heures\n celles de cet infini\n Avant que le monde\n ne referme sa jambe\n en l\u2019esth\u00e9tisme maussade\n des assignations\n ordr\u00e9es \n du sensible ray\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-07-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Les yeux\n referm\u00e9s sur le jour\n laissent le go\u00fbt\n jusqu\u2019au parfum\n du silence\n Image d\u00e9sapprise\n Comme en visage\n les doigts\n dessineraient des l\u00e8vres\n jusqu\u2019au voyage\n d\u2019un baiser\n J\u2019ai vu ce matin\n d\u2019autres mani\u00e8res\n Des roses japonaises\n prenant d\u2019autres couleurs\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 30-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Des absences\n aux longues manches\n des draps\n repli\u00e9s d\u2019une armoire\n Le vide des attentes\n Les jours\n comme les heures\n de pluie\n Quand le dehors\n n\u2019est plus que \n visions\n J\u2019aime les mensonges\n \u00e0 la pliure de ce monde\n Le sentiment m\u00eame faux\n d\u2019un horizon\n \u00e0 l\u2019\u0153il\n refermant sa paupi\u00e8re\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 29-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Aux mesures\n de l\u2019apparition du soleil\n la pens\u00e9e trouve\n son \u00e9tendue\n Comme sur la peau\n devinant le d\u00e9sir\n quelques oiseaux\n traversent\n en tatouages\n Le monde a ses langages\n et dans le r\u00e9duit\n de mon cerveau\n Le po\u00e8me \n a celui de tes bras\n Il faut une lumi\u00e8re \n d\u2019aube\n Il faut\n un mouvement\n pour excaver des mots\n D\u2019une mati\u00e8re\n en constructeurs\n \u00d4\n comme nous aimons\n sur une table\n remettre la cause\n Voici le bleu du ciel\n il se partage\n Je t\u2019aime\n d\u2019autant\n et plus\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 28-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n L\u2019or\n solaire\n tiss\u00e9 des doigts\n de l\u2019aube\n Fr\u00f4le\n au vent\n les feuilles des branches\n pench\u00e9es\n Cette clart\u00e9\n d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9e\n surgit en \u00e9tendue\n Et dans l\u2019instant\n se baignant quelques oiseaux\n revenus eux\n d\u2019Afrique\n Comme en m\u00e9moire\n touche\n et s\u2019accroche\n \u00e0 la hauteur\n Du ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 26-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Aux fleurs\n si l\u00e9g\u00e8res\n balanc\u00e9es\n par le vent\n Toujours\n ce d\u00e9s\u00e9quilibre du mouvement\n quand appara\u00eet la pens\u00e9e\n Ce fut cette abeille\n ou la simple\n herbe sauvage\n Ce qui existe tremble\n comme en beaut\u00e9\n jamais\n rien \n ne se d\u00e9termine\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 25-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n A l\u2019apparence admise\n l\u2019heure\n trouble la forme\n de l'immobile\n Ce temps\n d\u00e9rive de lenteur\n - L\u2019image appara\u00eet du fleuve\n sur le c\u00f4t\u00e9\n (la sensation devient pens\u00e9e)\n S\u2019ouvre\n comme on per\u00e7oit le c\u0153ur\n Je suis cette image\n Monde travers\u00e9 \n de reflets \n de ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 24-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n  \n D\u2019une vie manqu\u00e9e\n comme\n se dit le soleil\n clou\u00e9\n Prendre le chemin sans attendre\n \u00e0 l\u2019aspiration du vol\n d\u2019un oiseau\n L\u2019image se recompose\n par fragments sensibles\n La pluie\n assure sa continuit\u00e9\n Voici qu\u2019il pleut\n fermant son \u0153il\n au surgissement\n R\u00eav\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 23-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n De m\u00e9moire\n \u00e0 la pliure du ciel\n l\u2019horizon s\u2019agrandit\n Sans autre mesure\n peut-\u00eatre que l\u2019infini\n d\u2019un baiser\n La nuit fut lav\u00e9e\n les r\u00eaves aussi\n plus tard \u00e9tendus\n Le po\u00e8me\n comme le gris presque vert\n de tes yeux\n Espace\n dans l\u2019aube apparue des \u00e9t\u00e9s\n Le vert\n aussi de toutes feuilles\n embrassait nos regards\n Je me souviens\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 22-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Le grain de l\u2019heure\n appara\u00eet\n comme mati\u00e8re\n d\u2019ombre\n Jouant au soleil\n quand se redessine le possible\n - ta pr\u00e9sence\n au mouvement\n des surgissements\n Cet \u00ab&nbsp;alors&nbsp;\u00bb inattendu\n d\u2019une promesse oubli\u00e9e\n inscrite\n et recouverte\n Trouve au vert d\u2019une feuille\n comme au balancement d\u2019une branche\n Existence\n Souviens-toi d\u2019un embrassement\n Il est\n ton seul \n monde\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 21-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n D\u2019\u00e9treintes perdues\n des branches enchev\u00eatr\u00e9es\n servent \n d\u2019images\n \u00e0 notre d\u00e9sarroi\n Il faut l\u2019aube pour y croire\n et la pauvret\u00e9\n de l\u2019espoir\n est comme cet air\n l\u00e9ger\n suspendant\n quelques feuilles\n Sur le chemin qui va\n vers \n le pain\n Croiser quelques oiseaux\n Je garde toujours une pierre\n dans ma poche\n Peut-\u00eatre ma folie de vivre\n s\u2019y accroche\n autant qu\u2019\u00e0 ces images\n qui apparaissent\n dans le flux\n comme \u00e9clat\n Reflet scintillant\n caillot\n d\u2019une peine\n &nbsp;\n (Cahier n14 \/ 18-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Dans l\u2019image \n appauvrie\n nous souffrons de raison\n (D\u00e9raisonnable)\n Se d\u00e9couvre \n une feuille\n L\u2019oiseau gard\u00e9 de la pluie\n la couleur devient\n souvenir\n Mouvement\n Le factice appara\u00eet\n tel\n Dans l\u2019\u00e9cart du po\u00e8me\n les pr\u00e9misses de l\u2019envol\n Ce r\u00e9el\n apparu\n que partage\n le sens\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 18-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Sur la table\n la pluie laisse \n en miroir\n le ciel voyageur\n Mouvement des pens\u00e9es\n en corps\n rest\u00e9s l\u00e0\n Dans le hasard du peu\n - Une image\n appara\u00eet par d\u00e9faut\n La suffisance du monde\n Aussi ses mensonges\n Il reste des \u00e9carts\n l\u2019embrassement de tes bras\n la qu\u00eate du po\u00e8me\n Comme l\u2019indicible\n qui n\u2019appartient \n \u00e0 personne\n Ce manque\n Regardant l\u2019oiseau\n Traverser son reflet\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 17-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Car dans ce\n d\u00e9j\u00e0\n o\u00f9 l\u2019ombre s\u2019\u00e9tire\n Le soleil\n - Sans doute n\u2019aurais-je\n jamais\n rien d\u2019autre \u00e0 dire\n \u00e9pouse de clart\u00e9s\n Ces quelques heures\n que l\u2019on nomme \u00ab&nbsp;aube&nbsp;\u00bb\n et que l\u2019entrevoyure \n vol\u00e9e\n \u00e0 cet autre\n Ne cesse de nous dire\n Vivant\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 16-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n De ce vert\n qui patiente\n - Quelques oiseaux\n accompagnent\n Se tisse\n entre ces lumi\u00e8res\n ce jour\n de clart\u00e9s d\u00e9sirables\n Comme ces baisers \n de promesse\n imaginant le soir\n Au vieil Hugo\n d\u00e9rob\u00e9\n Une danse\n et dans la chaleur\n de ton corps\n Deviner\n l\u2019axiome cach\u00e9\n Des couleurs\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 15-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n D\u2019un tendre\n soleil\n l\u2019aube\n \u00e9tait comme un fruit\n Cette attente\n silencieuse et belle\n devinait son approche\n \u00e0 l\u2019esquisse\n d\u2019une pointe\n Quand le temps \n perd son emploi\n redevient\n La dur\u00e9e\n Quelques chants \n surgiront\n redonnant l\u2019espace\n d\u00e9pli\u00e9\n - Cette aube \n et l\u2019image\n emport\u00e9e\n Des nu\u00e9es\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 14-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Au salut de quelques branches\n t\u00f4t\n \u00e0 l\u2019ensommeillement\n gard\u00e9\n du soleil\n C\u2019est une heure d\u2019attente\n les mots n\u2019ont d\u2019importance\n qu\u2019attestant\n les pr\u00e9sences\n Dans l\u2019inimportance\n se joue aussi l\u2019esp\u00e9rance\n Au mouvement de quelques feuilles\n participant\n du silence\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 12-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Aux p\u00e9piements\n quelques pousses\n de jasmin\n les oiseaux\n \u00c9prouvent l\u2019aube\n - Voici des pens\u00e9es\n dit-elle\n Et comme fleurs\n le sensible recoud\n l\u2019image d\u00e9chir\u00e9e\n De cet aller\n clair\n Comme on voyage\n ici\n \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une ombre\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 11-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Et tout\n ne serait plus que\n beaut\u00e9\n Surgissements des inattendus\n Magie\n Avant que ne se ferme le monde\n sur le \u00ab&nbsp;d\u00e9j\u00e0&nbsp;\u00bb\n Avant de reconna\u00eetre\n de savoir\n Il faut la br\u00fblure\n du d\u00e9sir\n La soif\n des bouches qui se tordent\n Car la beaut\u00e9 \n ne peut-\u00eatre que \n laide\n \u00e0 certains\n A vie\n A mort\n Dans la douleur infinie\n des ressacs\n Voici la mer\n Je pense \u00e0 l\u2019immensit\u00e9\n comme \u00e9treinte\n A notre disparition\n comme nuit\n A cette beaut\u00e9\n comme possible\n Car celui qui voit \n la premi\u00e8re \u00e9toile\n gagne\n Enfant\n nous habiterons nos r\u00eaves\n Ainsi se d\u00e9chire\n le journal\n de tes fausses nouvelles\n Beaut\u00e9\n je veux celui\n des demains\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 10-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n \n Les murmures \n de l\u2019\u00e9t\u00e9\n rouges en cerises\n tendent\n Nos l\u00e8vres vers le ciel\n Voici\n laiss\u00e9es les solitudes \n La peau du po\u00e8me\n appara\u00eet\n A l\u2019offrande des d\u00e9sirs\n douceurs et sauvages\n des \u00e9treintes\n L\u2019oubli comme perte\n Ce rouge est\n ce qui luit\n Le soleil\n &nbsp;\n\n (Cahier n\u00b014 \/ 09-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">  \n \n \n D\u2019un r\u00e9el\n \u00e0 l\u2019ab\u00eeme des vertiges\n se construit\n l\u2019odieux meurtre\n des sensibles\n ALORS LA PENS\u00c9E DISPARA\u00ceT\n Livr\u00e9s \u00e0 l\u2019errance\n nous \u00e9tirons\n nos blessures\n Jusqu\u2019\u00e0 la solitude\n de l\u2019aube\n que pourtant\n nous traversons encore\n Comme on devine\n ce qui sauve\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 08-06-2021)\n &nbsp; \n \n \n Comme brume\n cette attente\n l\u2019oiseau\n rest\u00e9\n Aux surgissements\n (des repr\u00e9sentations)\n Son chant\n traverse l\u2019image\n muette\n Se pense\n par la joie\n l\u2019inconnue de cette aube\n Offerte comme po\u00e8me\n aux nues\n de cette ind\u00e9termin\u00e9e\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014&nbsp;\/ 07-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Comme feuille\n j\u2019ai devin\u00e9 la lumi\u00e8re\n d\u00e9j\u00e0\n L\u2019autre\n jalousement se tenait\n dans le ciel\n Le po\u00e8me alors\n sa distance \u00e0 l\u2019\u0153il\n percevait\n la chaleur\n Embrasser l\u2019infini\n Dans le vert transparent\n des nervures\n une pens\u00e9e\n un d\u00e9sir\n Il faudrait d\u00e9chirer le temps\n Les mots peut-\u00eatre\n r\u00e9appara\u00eetraient\n de l\u2019exil\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 05-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n \n Pluies\n au dos des saisons\n ruisselantes\n des nuits\n Se souvenir\n comme \u00e9cart aux pr\u00e9sents\n du po\u00e8me laiss\u00e9\n d\u00e9suni\n Chers corps\n \u00f4 pens\u00e9es\n A l\u2019infini de l\u2019aube\n cet instant\n - Nous avons descendu le fleuve\n d\u2019une \u00e9treinte gard\u00e9e\n Cette seule\n Un baiser\n s\u2019est \u00e9crit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 04-06-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n J\u2019ai retrouv\u00e9 l\u2019aube\n sable\n comme en m\u00e9moire\n se dessine\n le sommeil\n Creux des d\u00e9sirs\n aux caresses livr\u00e9es\n Une pivoine\n s\u2019\u00e9tire\n dans les reflets\n du ciel\n Alors go\u00fbter\n en nombres papillons\n Ce ne fut\n qu\u2019un baiser\n Disparu\n soudainement\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 03-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n\n L\u2019heure ind\u00e9cise\n du jour\n \u00e0 l\u2019h\u00e9sitation du soleil\n - Peut-\u00eatre mesure-t-il\n l\u2019infini\n J\u2019ai manqu\u00e9 tant de choses\n Quelques oiseaux traversent\n horizontalement\n cette nouvelle\n Nous tenons l\u2019un \u00e0 l\u2019autre\n A l\u2019oblique d\u2019un toit\n \u00e0 la craie\n cette promesse\n Vue du ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 02-06-2021)\n &nbsp; <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n Voici du d\u00e9sordre\n Vols hirsutes\n herbes hautes\n branches pench\u00e9es\n Dessin\u00e9es d\u2019ombres\n de lumi\u00e8res\n Une joie\n prise\n \u00e0 la raideur\n du vieux\n Lui-m\u00eame esp\u00e9rant\n - J\u2019ai r\u00eav\u00e9 cette nuit d\u2019un corps\n Ce d\u00e9sir d\u2019aubes\n aux parfums\n de la peau\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 01-06-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n\n Que br\u00fble\n comme po\u00e8me\n cette lumi\u00e8re\n du jour\n Aux surgissements\n de quelques pens\u00e9es\n rares\n De d\u00e9faites en d\u00e9faites\n il reste les solitudes\n Alors la joie\n de l\u2019aube\n cet improbable possible\n Comme il y eut\n les embrassements\n d\u2019un soleil\n sur la haie\n Ou peut-\u00eatre l\u2019\u00e9tendue\n sans fin\n de cette vision claire\n touchant l\u2019infini\n Ce r\u00e9el \n partag\u00e9\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 31-05-2021) <\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n \n Au milieu des oiseaux\n indiff\u00e9rents\n Le soleil\n prend\n sa place\n Il appuie\n les murs\n laisse \u00e0 l\u2019ombre\n son attente\n D\u2019un \u00e9cart d\u2019envol\n \u00e0 ce mouvement lent\n (il dispara\u00eet)\n L\u2019oblique des pr\u00e9sences\n joue\n se partageant\n l\u2019espace et la dur\u00e9e\n de quelques mots\n Quand le p\u00e9piement \n s\u2019\u00e9loignant\n dit\n - Nous sommes ce po\u00e8me\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b014 \/ 29-05-2021) <\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>As palavras escapam-se a sensa\u00e7\u00e3o se torna atrofiada Um po\u00e7o seco Vou me sentar Um p\u00e1ssaro acabado de ser cansado pousar\u00e1-se no 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