{"id":115,"date":"2021-05-15T07:45:00","date_gmt":"2021-05-15T05:45:00","guid":{"rendered":"http:\/\/beucheh.cluster023.hosting.ovh.net\/?p=115"},"modified":"2021-05-16T18:25:07","modified_gmt":"2021-05-16T16:25:07","slug":"cahiers","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/beucheh.cluster023.hosting.ovh.net\/?p=115","title":{"rendered":"Cahiers"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow\">\n<pre id=\"block-4555fa03-77e1-4e0b-96b5-692f95bdc63d\" class=\"wp-block-preformatted\"> \n \n \n \n \n  \n  \n  \n \n \n  \n  \n  \n \n \n \n De ce qu\u2019appara\u00eet\n la lumi\u00e8re\n J\u2019ai vu le changement\n de couleur\n de tes yeux\n De l\u2019aurore nous \u00e9tions\n t\u00e9moins\n Monde ouvert\n prolong\u00e9 l\u2019un par l\u2019autre\n Cet infini\n Alors la clart\u00e9\n touchait la pens\u00e9e\n D\u00e9sir d\u2019\u00e9tendues\n \u00e0 l\u2019oiseau qui traverse\n aux ombres\n Aux \u00e9treintes\n \u00e9corch\u00e9es des corps\n Devenues \n mesure de ce temps\n R\u00e9sistantes\n \u00e0 l\u2019ab\u00eeme\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 15-05-2021)  \n \n \n  \n D\u2019un geste\n presque le bras\n d\u00e9bordant du ciel\n La danse\n de pluie\n marque son silence\n Sur le visage\n ruisselant\n \u00e0 la course suspendue\n du monde\n Il n\u2019est que joie\n l\u2019homme qui n\u2019avait plus de mot\n Quelques instants\n la dur\u00e9e chemine\n \u00e0 la raison du corps\n travers\u00e9\n De la pens\u00e9e d\u2019\u00eatre\n comme sans compr\u00e9hension\n ce d\u00e9sir\n Devenu\n Embrassement\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 14-05-2021) \n \n  \n A la d\u00e9licatesse\n majestueuse\n d\u2019un silence\n Comme se d\u00e9ploie\n le regard\n \u00e0 cet infini\n du d\u00e9sir\n La m\u00e9moire\n joue\n traversant l\u2019image \n lenteur\n d\u2019une \u00e9gar\u00e9e\n A l\u2019aplomb de ta l\u00e8vre\n quelques surgissements\n d\u00e9j\u00e0\n Des mots\n comme un soleil baiser\n en mal\n d\u2019interstices\n Rougissent\n le ciel\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 13-05-2021)   \n \n \n \n La chaise renvers\u00e9e\n \u00e0 quelques herbes\n folles\n D\u2019une pens\u00e9e pr\u00e9cieuse\n - un amour\n \u00c9carter les draps\n au soleil\n et courir\n Cette beaut\u00e9 surgit\n des abandons\n des manques\n de nos d\u00e9faites\n De la persistance qui nous traverse\n De la joie infinie\n des recommencements\n De ce \u00ab&nbsp;malgr\u00e9&nbsp;\u00bb\n dissimulant\n mal\n Notre d\u00e9sir\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 11-05-2021) \n \n \n Se suspend le mouvement\n agit\u00e9\n des feuilles\n Quand l\u2019ocre\n de la lumi\u00e8re\n appara\u00eet\n Je suis image\n dit la beaut\u00e9\n Comme dimension perdue\n du monde\n R\u00e9apparue\n \u00e0 la dur\u00e9e\n Envol d\u2019un oiseau\n o\u00f9 \u00e0 l\u2019embrassement d\u2019une femme\n s\u2019enfanterait\n son r\u00eave \n\n(Cahier n\u00b013 \/ 10-05-2021)\n \n  \n Gosto do sol\n S\u00f3 de manh\u00e3\n abrir a porta\n olhar a luz\n Me lembro da Bahia\n Saudades\n Vou escutir o Caetano\n Ficar a\u00ed\n imaginar o Salvador\n o sol o atravessando\n Sou de l\u00e1\n &nbsp;\n (Caderno n\u00ba13 \/ 09-10-2021) \n\n\n Comme d\u2019un baiser\n la pluie\n au d\u00e9sir de ta l\u00e8vre\n Nos corps\n travers\u00e9s\n Nous \u00e9tions m\u00eame monde\n Terre devenue\n ciel\n cette boue\n Sur la peau\n ruisselante de larmes\n Alors avons-nous su\n nous\n Aimer\n &nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 08-05-2021) \n\n\nJe me suis sauv\u00e9\nau mur\nembrass\u00e9 de soleil\nQuand l'heure\ngo\u00fbte\nses premi\u00e8res demeures\nDans le silence des chants\n- une respiration\nS'allumant quelques pens\u00e9es\ntraversant \nle n\u00e9ant\nJe me suis sauv\u00e9\nComme on meurt \n\u00e0 la nuit\ndans la magie des r\u00eaves\naux ombres rest\u00e9es\n\u00e0 l'aube \nsur la pierre\nAlors je me suis dit aussi\nSauv\u00e9\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 07-05-2021)\n\n\nA l'in\u00e9luctable certain\ndes jours\ndevenant jour\nCet identique referm\u00e9\n- la vie pourrait \u00eatre pire\nCet identique \nAss\u00e9chant l'esp\u00e9rance\nAlors la pluie\nAlors la pluie\nL'infinie tristesse de la grisaille de l'aube\nEst suspens\nle \"flow\" rompu\nl'identique\nLeurr\u00e9\nA l'oblique regard\u00e9\nce m\u00eame \nqui n'est plus le m\u00eame\nVoici\nDes corps qui s'\u00e9prennent\ndans le gris\nDu matin\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 06-05-2021)\n\n\nComme travers\u00e9 de pluie\nle silence \ngo\u00fbte la pauvret\u00e9\nDes \u00e9carts\nDe vieux papiers\nles po\u00e8mes\ntoutes les vies\nRegardant\nl'eau\nCombien encore faut-il attendre\nIndiff\u00e9rents\nles avocats se taisent\n- Voici des pens\u00e9es\ndes pens\u00e9es charmantes Oph\u00e9lie\nJ'ai referm\u00e9 la nuit\nj'\u00e9tais nuage\nmoi aussi\nTravers\u00e9\nde pluie\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 05-05-2021)\n\n\nComme s'agite(nt)\nse d\u00e9font\nles feuilles\nA l'encre noir\nde la pluie\napprochante\nVent\n\u00e0 l'insaisissable\nmouvement\nCar la pens\u00e9e traverse\ncomme l'oiseau\nse pavane \nTout vivant est ouvert\nDans le matin f\u00e9brile\nse d\u00e9raisonne aussi\nla m\u00e9moire\nLe point n'est fixe\nil cloue la mesure de l'instant\n- le temps lui \u00e9chappe\nJe suis\npos\u00e9 \u00e0 l'aulne\nde ces\nVacillements\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 04-05-2021)\n\n\nA l'approche\nse d\u00e9couvre\ncomme d\u00e9sir\nCe temps\ndonn\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re\napparue\n\u00d4 infini d\u00e9ploy\u00e9 \nReconstruire avec le monde\ndes baisers d'herbes \nhautes\nOu encore\ncette vie\n\u00e9cart\u00e9e de l'usure\nde ses mots\nCouch\u00e9s\nvoici quelques r\u00eaves\nen images d\u00e9graf\u00e9es \nComme d\u00e9robe l'aube\n\u00e0 nos yeux \nendormis\n\u00c9veill\u00e9s en promesses\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 03-05-2021)\n\n\nOlhando \nsem pensar\no sol madrugando\nMe sinto t\u00e3o vazio\nAcho que se algu\u00e9m\nacenasse-me\nseu gesto me atravessaria\nNo entento\nestou aqui\nesperando para ti\nQuem sabe\nTalvez \u00e9 a sua apari\u00e7\u00e3o\nque me der\u00e1\nExist\u00eancia\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 02-05-2021)\n\nComme jour\naile\ntombante\ndevient\nsouffle\nD'une pens\u00e9e\nrest\u00e9e\ncourte\nL'oiseau envol\u00e9\ndessine\ndes \u00e9carts\nIls ne sont que sens\nau voyage\nAspirations\nd'\u00eatres \n......\nCe monde se ferme sur sa haine\n......\nDans l'azur port\u00e9\nson vol\npersiste\nPersiste l'envol\u00e9e\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 01-05-2021)\n\n\nTr\u00e8s simple\nla lumi\u00e8re de l'aube\navait pris\nla chevelure\nDe l'arbre\nLes yeux s'ouvraient\nsur le prodige\nsilencieux\nDe l'image apparue\nLe pens\u00e9e\nen d\u00e9sir\n\u00f4 rappelle-toi les embrassements\nD\u00e9chire la laideur\ndes jours des jours des jours\nCe n'est que fragment\nmati\u00e8re\ndu d\u00e9chirement lui-m\u00eame\nL'image dispara\u00eet\nmais elle reste\n(reste reste)\nA ton \u0153il\naccroch\u00e9e\ncomme mesure\nDu reste\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 30-04-2021)\n\n\nComme le vert\n\u00e9tait redevenu\nla couleur\nD'une patience\nLe jour\napporte\nson silence\nLes mots comme pierres\ndisent les \u00e9carts\ndu chemin\nIci\napparaissent \nd'autres rep\u00e8res\nCe n'est plus l'heure\nce n'est plus la place\nVoici maintenant\nle po\u00e8me\nNous y habitons comme en songe\nquand \u00e0 la clart\u00e9\npresque touch\u00e9e\nSe recoud l'infini\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 29-04-2021)\n\n\nTemps\n\u00e0 l'innattendu\nred\u00e9ploy\u00e9\nQuelques secondes\nCet \u00e9cart de lumi\u00e8re\nsur le morceau\nde bois\nPierre \nL'instant \u00e9tait mesure\ndu jour\nComme battement\nA l'iris\nDe ta joie\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 28-04-2021)\n\nA la respiration\nil devenait lui aussi\nla brume\nCelle l\u00e9g\u00e8re\naccompagnant\ncet or\nIl persistait\ncherchait la beaut\u00e9\ndans le sens\ndu r\u00e9el\nLe point d'assise\n- cette aube\n\u00e9tait devenu\ncet \u00e9cart\nDe grandes herbes hautes\nle regardaient\nL'ail des ours\nd\u00e9j\u00e0 \u00e9tendait son parfum\nLa pens\u00e9e pour se dire\navait s\u00e9par\u00e9 le monde\nL'infini pour s'\u00e9crire\navait besoin d'un chant\nLe po\u00e8me \u00e9tait son intuition\nLa branche encore fleurie \nd'un cerisier\ndescendant \u00e0 l'oblique\nsaurait nous faire esp\u00e9rer\nSes fruits\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 27-04-2021) \n \nA l'incertain\nde l'inqui\u00e9tude\nVibre\nce qui perd \nmati\u00e8re\nLa feuille\n\u00e9pous\u00e9e du vent\ndansant\nderri\u00e8re la fen\u00eatre\nLoin\nde l'encre des pens\u00e9es\nSeule\nrest\u00e9e libre\nA son mouvement\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 26-04-2021)\n \n  \n Du secret\n comme le po\u00e8me\n cach\u00e9\n &nbsp;\n Laiss\u00e9 \u00e0 cette aube\n des embrassements \n futurs\n &nbsp;\n D\u00e9pris de nos impossibilit\u00e9s\n &nbsp;\n Voici une joie\n sans raison\n ab\u00eem\u00e9e \n au d\u00e9sir\n imm\u00e9diat \n d\u2019exister\n &nbsp;\n \u00ab&nbsp;Je jouerai de la fl\u00fbte sur ma propre colonne vert\u00e9brale&nbsp;\u00bb\n &nbsp;\n \u00c9crivant la solitude\n percluse des envols\n &nbsp;\n Dans ce matin\n de la nuit travers\u00e9e\n quelqu\u2019un\n &nbsp;\n Trouvera \n ce reste d\u2019amour\n que nous avons renvers\u00e9\n &nbsp;\n Puisse-t-il \n le garder\n &nbsp;\n Comme pr\u00e9sent\n &nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 24-04-2021) \n\nIl pleut\ndes aubes\nComme pleure\nce futur\nqui ne se rejoint pas\nLe corps isol\u00e9\n- \u00celes du temps\nDe n'\u00eatre plus \nque\nregard\nAlors dans ce toujours\nde l'indicible lumi\u00e8re\nCe souvenir\nLa dur\u00e9e est l'espace de son \u00e9tendue\nJe voyage\net pourrais presque\npercevoir\nDemain\n\n(Cahier n\u00ba13 \/ 23-04-2021)\n\n\nComme temps\nmesur\u00e9\nd'une respiration\nAlors ce baiser\nest suspens\nD'un embrassement\nquelque chose du monde\n\u00e9tait\nRe-joint\nEt le visage d'une sculpture\noubli\u00e9e dans l'herbe\nhaute\nBeaut\u00e9\nJ'ai d\u00e9croch\u00e9 l'image \nde son cadre\npour la laisser\nVoler\nComme on oublie se souvient oublie\nCette pens\u00e9e \nque peut-\u00eatre nous serions\nencore\nTravers\u00e9s d'inconnus\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 22-04-2021) \n\n\nLe ciel\ncomme habit\net cette nudit\u00e9\nQui pointait sa douleur\nA l'image\nbelle\napparaissait la pauvret\u00e9\nQu'aucune tension vers l'\u00e9criture\nne sauverait\nL'herbe coup\u00e9\net quelques fleurs\nDissimul\u00e9es\nLe peu qu'il reste\nest un costume de c\u00e9r\u00e9monie\nIl sent le neuf\net l'odeur du pressing\nmais il ne fut\nJamais port\u00e9\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 21-04-2021)\n\n\nVoici l'en avant\nJe cherche le po\u00e8me\nComme la place\n\u00e0 prendre\nCar on ne partage pas le sensible\nsans d\u00e9rangement\nEt la beaut\u00e9 s'invite\no\u00f9 elle\nne s'attend\npas\nJe veux ce d\u00e9sordre\nQue chaque r\u00eave\naffirme\nL'incompl\u00e9tude\nDe notre manque\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 20-04-2021)\n\nD'une pens\u00e9e\n l'envol\n \n Chair des mots\n du po\u00e8me\n \n A la mati\u00e8re\n de bois\n de pierre\n \n De douceur\n \n Il reste des rires\n \n Et d'un archange\n estropi\u00e9\n \u00e0 la barri\u00e8re\n \n Le bancal\n qui d\u00e9joue l'\u00e9quilibre\n \n Embrasse du regard\n le d\u00e9sir\n\n Suspendu\n \n De ses ailes\n \n \n(Cahier n\u00b013 \/ 19-04-2021) \n\nVamos dar tempo\ns\u00f3 me deixar\natravessar\n\nPela luz\n\nSe trata\nde aproveitar\numa hora\n\nUm equil\u00edbrio \n\nEntre os raios do sol\nas sombras\n\nE o que \u00e9 o seu lugar\n\nSe fizer bem \nent\u00e3o um sonho\nparecer\u00e1 a sensa\u00e7\u00e3o\n\nAcho que tem mundos\nvarios mundos\nim\u00f3vel\nestou os caminhando \n\nMas n\u00e3o sei\no pensamento\nque vai surgir\n\nTalvez s\u00f3 um poema\n\nTalvez sua pac\u00eeencia\nde mim\nat\u00e9\n\nSeu olhar\nmadrugando\nesse domingo\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 18-04-2021)\n\nD'\u00e9clats\nde lumi\u00e8re\ntenus camoufl\u00e9s\n\nDans l'herbe\n(nous en sommes toujours \u00e0 l'aube)\n\nL'image\na retrouv\u00e9\ndu sauvage\n\nL'oiseau attard\u00e9\n- le pauvre\ns'y baigne\n\nAinsi l'heure est insaisissable \n\nLa beaut\u00e9 de m\u00eame\n(allez voir De Villiers pour les clochers)\naccroch\u00e9e \u00e0 quelques feuilles\n\nNeuves\n\nNerv\u00e9es de tendre\n\nFlamboie \n\nNous sommes majestueusement insolents\nquand elle nous saisit\nredevenant \n\nSurgeons\n\u00c9pris d'infortunes et de pirateries\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 17-04-2021)\n\nDe la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\ncomme\n\u00e0 l'oblique des toits\n\nLa blancheur \ns'\u00e9vapore\n\nQuelques mots\nne sont \nque le visible\n\nDonn\u00e9 du monde\n\nCar dans le secret\nail\u00e9 du silence\npersiste l'attente\n\nD'un \u00e9lan\nd'un d\u00e9couragement\nce qui surgit\n\nEst po\u00e8me\n\nVoici\nla beaut\u00e9 n'est pas \ncelle des clochers\n\nMais l'insaisissable infini rouvert\n\u00e0 notre incompl\u00e9tude\npassag\u00e8re\n\nPer\u00e7ue comme brume\nau r\u00e9veil\n \nDu soleil\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 16-04-2021)\n\nL'orange se joue\nde la blancheur\ndes cerisiers\n\nS'agitent les premi\u00e8res \n\nFeuilles\n\nL'image est creus\u00e9e\npour mieux s'y replier\nelle-m\u00eame\n\nMais il manque le go\u00fbt\ncomme le d\u00e9sir \nd'\u00eatre\nexprim\u00e9 de l'\u00e9treinte\n\nIl y a la pauvret\u00e9\net la perspective du jour\n\u00e9gal \u00e0 celui d'hier\n\nMais non mais non mais non\n\nAlors nous tendons\nd'invisibles bras\n\u00e9corch\u00e9s de lumi\u00e8re\n\nIls prolongent des pens\u00e9es\nque nous d\u00e9broussaillons \nen peine\n\nQuelques instants\nl'ombre de ce vert\nest encore esp\u00e9rant\n\nEt dans l'instant\nmais dans cet instant seulement\n\nNous crions\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 15-04-2021)\n \n \n \nL'image\nd\u00e9faite sur le mur\n\u00e9tait une aube\nabstraite\n\nLe soleil\njouant\nde ses absences\n\nEt le mur\nsans photographie\ndevenu l'espace\ndes abandons\n\nLe carr\u00e9 de la fen\u00eatre\ns'y projette\n\u00e0 l'inverse du hasard\n\nQuand seulement\nla peau de ta pens\u00e9e\n\u00e9cart\u00e9e du monde\nPer\u00e7oit\n\nCe qui peut-\u00eatre \napparaitrait\ns'il \u00e9tait \nautre\n\nNe l'est-il pas\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 14-04-2021)\n\nDans la perte\ncomme un nuage\ns'en va\n\nJ'ai ramass\u00e9 le bois\n\nLa gel\u00e9e\nqui d\u00e8s lors\nblanchit aussi le ciel\n\nMoque les fleurs\ndans leur tourment\n\nJe voudrais\nenvisager\nl'heure\n\nDans le violet qui passe\nlui rendre\n\nSon salut\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 12-04-2021)\n\n\nD'un go\u00fbt de pluie\n\nCelui des voyages\n\u00e0 regarder\nle ciel\n\nTransi le corps\n\u00e0 rechercher\ndu sens\n\nEau ruisselante\n\nVisage\n\nNous persistons\n\nN'ayant d'autre mesure\nque nos embrassements\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 10-04-2021)\n\nS'oppose \u00e0 la lumi\u00e8re\ndans la gel\u00e9e\nla trace d'un soleil\n\nComme \u0153il\nil tient le poteau\nd'une cl\u00f4ture\n\nL'image serait plus vieille encore\nsi ce n'\u00e9tait l'oiseau\n\nTraversant l'oubli\n\nJe me souviens tr\u00e8s bien de tes yeux\nde leur couleur\nchangeante\n\nComme aile\nta paupi\u00e8re\ndiff\u00e9rait ton regard\n\nA la gel\u00e9e vaincue du jour\npersiste leur clart\u00e9\n\nR\u00e9manente\n\nNous tenant\ncomme espoir\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 08-04-2021)\n\nA l'aube\npointant comme \u00e9quilibre\nse jouait\n\nLe dedans le dehors\n\nUn tout\nsans plus de s\u00e9paration\n\nL'\u00eatre\ntravers\u00e9 de soleil\nvoici des fleurs\nelles naissent de tes bras\n\nL'infini intranquille\nde l'instant\n\nD\u00e9ploy\u00e9 en for\u00eats\njusqu'\u00e0 l'infime\npresque\n\nDe ce souvenir\n\nUne fois\n\nCe baiser\ndevenu\n\nMonde\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 06-04-2021)\n\n\nNous sommes\ndevenant seuls\n\nL'oiseau traversant la fen\u00eatre\nouvre l'\u0153il\n\nComme la poutre\nqu'il faut travailler\n\nA mesurer du temps\n\nL'oubli\nd'un embrassement\n\nCher corps \u00f4 pens\u00e9e\ntenus \u00e0 l'ossature\nd'une charpente\n\nNous sommes vent\n\nRestes\nmesur\u00e9s \u00e0 celui\n\nDe notre sentiment\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 05-04-2021)\n\n\nJ'ai ressenti le soleil\n comme\n suspendu dans l'air\n &nbsp;\n D'une douceur\n &nbsp;\n Son apparition\n en ombres\n sur le sol d'herbe coup\u00e9e\n &nbsp;\n Loin loin loin\n &nbsp;\n Des cloches\n ouvraient la dur\u00e9e\n comme fuite\n &nbsp;\n Alors que dans la nuit\n le r\u00eave m\u00eame\n &nbsp;\n Fut touch\u00e9\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 01-04-2021) Le po\u00e8me dit\n\nLa peau comme langage\nd\u00e9couvre\n \nLa pens\u00e9e\n\nA nu\nnous sommes\ndans l'\u00e9crasement \n(aussi) sensible\n\nDe l'\u00e9poque\n\nMais le ciel ne meurt \npas\n\nEt dans l'orbe du jour\n\nNous nous r\u00e9fugions\n\u00e0 nous reconna\u00eetre\n \nPeau contre peau\n\nEn beaut\u00e9\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 30-03-2021)\n\nJusqu'aux fleurs\naffol\u00e9es\n\nCes pr\u00e9mices\nd'une attente\ntroublent le temps\n\nL'inqui\u00e9tude\nen son mouvement \ncherche\n\nUne image\n\nSonore celle-l\u00e0\ncomme le vent\n\nAlors (qui sonne)\nr\u00e9v\u00e9ler l'indicible\nen habitant \nde joie\n\nL'\u00e9tonnante fortune\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 26-03-2021)\n\nCar de la pens\u00e9e\nsurgit\n\nD'une aube\nune promesse\n\nUn d\u00e9sespoir\n\nDe cette incapacit\u00e9 \u00e0 faire corps\navec ce r\u00e9el\n\nEmpoisonn\u00e9\n\nJe br\u00fble\nje br\u00fble\n- dit-elle\n\nD'un amour qui ne fut\njamais\nmais qui pourtant\nretourne le c\u0153ur\n\nNous volerons des \u00e9treintes\n\u00e0 l'\u00e9poque\n\nEt ce d\u00e9sir\ncomme la caresse\nd'un soleil\njeune\n\nHabille le jour\n\nCelui-l\u00e0\nrien d'autre\n\nCar d\u00e9j\u00e0\nma pens\u00e9e \ns'\u00e9vanouit\n\nA l'oblique\n(encore)\nd'une clart\u00e9\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 25-03-2021)\n\nComme on regarde\npench\u00e9\n\nL'oblique\n\u00e0 la lumi\u00e8re\nqui vient\n\n(Il faut d\u00e9coudre l'habitude)\n\nDe ses premiers rayons\nle soleil joue\n\nEntre espace et dur\u00e9e\nd'une situation\nd'o\u00f9 la pens\u00e9e\n\nSurgit\n\nCette oblique est po\u00e8me\n\u00e9treinte \nau monde\n\nPeut-\u00eatre m\u00eame\n \nApparition\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 24-03-2021)\n\n\nJe n'ai gard\u00e9 que la nuit\n\nDans le revers d'un r\u00eave\nl'oiseau\nm'apporte une feuille\n\nLe po\u00e8me attendra\n\nJe goutterai l'aube\nd'abord\nsans rien conna\u00eetre du jour\n\nQui suivra\n\nM\u00eame seul \net l'oubli\n\nSera comme cet envol\n\n- Je n'avais rien \u00e9crit\n\nUne pens\u00e9e\n\nEt dans l'\u00e9clat\nfurieuse\n\nTa beaut\u00e9\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 23-03-2021)\n\n\nCette image-l\u00e0\nn'est pas le reflet\n\nLe spectacle\nn'est plus sur la sc\u00e8ne\n\nLa fausset\u00e9\nrend visible\n\nLe m\u00e9pris\n\nC'est la fragilit\u00e9 qui le dit\n\n\"Nous ne voulons pas seulement \nfaire spectacle\nNous voulons la dignit\u00e9\npour tous ceux\nque vous ne comptez pas\"\n\nCette image-l\u00e0\nest belle\n\nDans les palais\nil y a le carton-p\u00e2te\n\nSur le th\u00e9\u00e2tre \nles corps les voix\nbien au-del\u00e0 \nde celles de ceux\ndes acteurs\n\nQuelque chose appara\u00eet\n\nCette image-l\u00e0\n\nInverse les r\u00f4les\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 13-03-2021)\n\nSur le th\u00e9\u00e2tre\nil n'y a plus d'acteur\n\nJuste la m\u00e9moire \nd'une voix\nla pr\u00e9sence oubli\u00e9e\nd'un corps\n\nIl br\u00fble\n\nIl r\u00e9chauffe encore\nun vieux spectateur\n\nEncore\n\nEntr\u00e9 pour cela\n\nLe feu\n\nCach\u00e9 dans le vieux \"spectre-acteur\"\n\nEt dans le lointain\ncomme s'allume\nl'aube\n\nCelui-l\u00e0 pense\nun amour\nune r\u00e9volte\nle souvenir de sa m\u00e8re\n\nEt l'acteur se dit\nqu'il est l'image de celui-l\u00e0\net celui-l\u00e0\nqu'il est tous les acteurs\nqu'il ne connaissait pas\n\nQu'il a besoin du monde\npour pouvoir \u00eatre seul\n\nQuelque chose br\u00fble\nc'est un po\u00e8me\ncomme on se souvient \npar coeur\nde l'aube qu'on ne voit plus\n\nMais du chemin\nqui m\u00e8ne\n \nL\u00e0\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 12-03-2021)\n\n\nDans l'\u00e9cart\nil y a \nl'infinie d\u00e9licatesse des jours\n\nDu lien d'une pens\u00e9e\nau mot\nqui partage une image\n\nCette beaut\u00e9\nqui surgit\nsans d\u00e9finition\n\nSeulement se reconna\u00eet\ns'esp\u00e8re\n\nL'infinie d\u00e9licatesse des jours\n\nQue nous traversons\ncomme heure\npromesse ou \u00e9treinte\n\nLe soleil\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 11-03-2021)\n\n\nCe qui persiste\n\nD'un frisson de froid\nune attente\nou bien l'aube\n\nNotre \"irr\u00e9ductibilit\u00e9\"\nau r\u00e9gime d\u00e9fini\ndes discours\n\n- Nous manquons\n\nQuand subrepticement \nappara\u00eet\n\nLe visage\nla pente d'un toit gel\u00e9\nou encore\n\nUne fleur\n\nCar toute l'immensit\u00e9\nde notre \nincertitude\n \nElle aussi\nest\n \nMonde\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 09-03-2021)\n\nD'une blancheur\nla gel\u00e9e\n\nAux fleurs\ndoutant de leur \u00e9poque\n\nUn embrassement\nmalgr\u00e9\n\nDans l'immensit\u00e9 du rose\naussi le d\u00e9sarroi\n\nSur la l\u00e8vre\nun baiser\n\nDans le presque silence\njuste le rideau\nqui s'ouvre\n\nD'une image\n(int\u00e9rieure celle-l\u00e0)\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 08-03-2021)\n\n\nBeleza\n\n\nH\u00e1 de aproveitar\na luz do sol\nquando se abrem\n\nOs seus olhos\n\nO medo \ntalvez\nacalmar\u00e1-se\n\nHoje\nacord\u00e1ramos\ncom aves\n\nA madrugada\nparece com a sua m\u00e3o\n\nLeveza\n\nEsticando o seu corpo\n\nH\u00e1 de aproveitar a luz do sol\n\nAt\u00e9 as sombras\nque acompanham\nseu movimento\n\nBonitinho\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 07-03-2021)\n\nCe qui surgit\nn'est autre que po\u00e8me\n\n\u00c9cart\nd\u00e9placement\n\nClart\u00e9 de l'aube\net tristesse infinie\n\nLe calendrier \nfixe sur le mur\neffeuille ses oublis\n\nLe soleil prend le go\u00fbt\ndu citronnier\n\nNous construisons nos doutes\nde surprises\n\nEt d'un \u00e9lan\nnous allons voir\n\nLa mer\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 06-03-2021)\n\n\nDevant la pluie \ncomme rideau\n(elle vient)\n\nLa m\u00e9lancolie\nab\u00eeme son attente\n\nAs-tu d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 que tu pourrais n'avoir plus droits aux mots\n\nLe silence est cette image\nqui ne se repr\u00e9sente\nplus\n\nDerri\u00e8re la vitre\nl'eau\ncomme monde\n\nInsaisissable\n\nLa m\u00e9lancolie\nque pour rien\nnous n'\u00e9changerions\n\nEst aussi d\u00e9faut\nde cet irr\u00e9el\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 05-03-2021)\n\nA l'affolement des oiseaux\n\nLeurs ailes essouffl\u00e9es\n\nLe r\u00eave \nreplie sa chemise\nde nuit\n\nComme acte de brisure\nles fleurs\nouvrent\nnos yeux\n\nQuelques instants \nnous sommes\nce temps\n\nInfime morceau de mati\u00e8re\npris\ndans un \u00e9clat\n\nDe vie\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 04-03-202\n\n\n\nApprouvant la lumi\u00e8re\ncomme \non chute du ciel\n\nA l'immobile \ninstant\n\nJ'ai tenu l'\u00e9quilibre\n\nL'aube est peau\net le monde apparu\n\nJ'ai crois\u00e9 ses promesses\n\nChut je les partage ici\n\nDans le rouge lointain\npers\u00e9v\u00e8re l'infini\net de pierres\nou de fleurs\n\nUn d\u00e9sir\ncomme s'ouvre une nuit\n\nNous tenons de promesses\net mourons\n\nD'un oubli\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 02-03-2021)\n\n\nSe devine\nen fermant les yeux\nla presque fleur\n\nDu cerisier japonais\n\nIndiff\u00e9rente\n\nL'Orient s'ouvre comme un r\u00eave\n\nAu soleil discret\n\nQuelques gestes\n\nA la beaut\u00e9 d'un mouvement vers\n\nSon attente\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 01-03-2021)\n\nLes premi\u00e8res fleurs\nd'un prunus sauvages\nblanches\napparaissent\nle ciel\n\nComme \u00e9tendue dor\u00e9e\n\nC'est une couverture\n\nNous survivons\nle temps nous traverse\nle semblant (parfois) \nnous porte\n\nDes images\ndes images\n\nDe cette n\u00e9cessit\u00e9 \nde nous repr\u00e9senter\n\nAutrement\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 25-02-2021)\n\nDans un peut-\u00eatre\nde clart\u00e9\n\nL'eau-forte d'un nuage\n\nSa peau est diaphane\n\nMouvement de ta pens\u00e9e\navant que ne se fixe\nl'id\u00e9e\n\nCe qui \u00e9chappe\nc'est alors la beaut\u00e9\nd'un d\u00e9sir\n\nSe red\u00e9ploie sur le monde\n\nSa fiert\u00e9\n\nLoin\ntr\u00e8s loin\nloin tr\u00e8s loin\n\nDe tout ce qui\nveut\n\nSe dire\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 23-02-2021)\n\n\nDum sonho\nt\u00e3o profundo\naparece o mar\n\nAquele desse lugar\nCanto Verde\nCe\u00e1ra\n\nJ\u00e1 disse\nque gostei muito\nde ficar para l\u00e1\n\nApesar do vento\napesar da solid\u00e3o\n\nMe lembrei\no caf\u00e9 da manh\u00e3 da Francinete\nas discuss\u00f5es com o seu marido\nAntonio Carlos\n\nFamilia de pescadores\nno lugar onde o Orson Welles\nfez o seu ultimo filmo\n \n\"It's All True\"\n\nO irm\u00e3o do Antonio\nsabia navegar da noite\ns\u00f3 olhando\nas estrelas\n\nAdinhar na escurid\u00e3o\n\no movimento do mar\ncomo aquele movimento\ntamb\u00e9m  das saudades\n\nIsso \u00e9 verdade\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 21-02-2021)\n\n\nD'un nuage de poussi\u00e8re\nrose\net puis dispara\u00eet\n\nComme d'un grand r\u00e9cit\nl'aube\n\nOfferte\n\nLe sensible dispara\u00eet de toute repr\u00e9sentation\ndu monde\nla m\u00e9moire de son id\u00e9e\nprend la place\n\nLe manque\nappara\u00eet\n \nL'image\nse d\u00e9colle\nen son angle\n\nLe faux se dit\n\nEt du rose devenu sang\ncomme silence\nnous cherchons une ruine\n\nAb\u00eem\u00e9e\n\nAttestant son r\u00e9el\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 20-02-2021)\n\n\nComme les temps\nd'embrassements\n\nD'un nuage\nvoler la bu\u00e9e\n\nLe corps fut\ntravers\u00e9\ntransi\n\nLe froid la chaleur\n\nCe qu'est\nce qu'est cette heure\n\nCe d\u00e9passement\n\nCar nous \u00e9tions\n \nD\u00e9bordement\n\nCette minute m\u00eame\n\nquand la clart\u00e9 \nsortit de ton \u00e9paule\n\nNous \u00e9tions aube\ncomme la mort\net nuit comme le soleil\n\nD'une phrase\nd'un baiser\n\nD'un autre temps\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 19-02-2021)\n\n\nParfois\nl'impossibilit\u00e9\n\nD'un ciel laiteux\npresque\nopaque\nnous restons sans image\n\nComme travers\u00e9s\nd'une existence \nmorne\n\nInterrogeant la force\nle courage\nles dieux grecs\nou l'herbe\nredevenue \nverte\n\nUn oiseau (bleu) traverse\n\nIl d\u00e9chire en\ndeux\nla vision\n\nCe n'est pas une image\n\nJuste la tension du po\u00e8me\neffa\u00e7ant son partage\n\nUn reflux\n\nPlus loin les arbres\n\nPlus loin les arbres\nvieillissent\n \nLeurs \u00e9corces\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 18-02-2021)\n\nLa mati\u00e8re\ncomme pierre\nterre\nduret\u00e9 du fer\n\nC'est le temps\n\nSe d\u00e9gage une clart\u00e9\nquand \u00e0 l'assemblage \nde deux morceaux de bois\nappara\u00eet\n\nL'angle\n\nL'image surgit dans la dur\u00e9e\n\nRegarde le bois qui br\u00fble\n\nSa rupture\n\nCar il ne s'agit pas de ralentir\nmais de voir\n\nEt la bourrasque qui t'emporte\nest aussi mesure\n\nInterrompant ta pens\u00e9e\nelle devient\n\nSouvenir\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 17-02-2021)\n\nComme la feuille\nretourn\u00e9e\nvers la lumi\u00e8re\n\nJuste sur la peau\n\nle soleil de l'hiver\n\nAlors le souvenir\n- la pens\u00e9e est sensible\n\nLes trou\u00e9es restent possibles\n\nTe voici visage\n\nEt dans les nervures qui \u00e9chappent encore\n\nIl y a miroir\n\nTel ce mouvement\n\nDevin\u00e9 d'un sourire\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 16-02-2021)\n\n\nLe po\u00e8me est l'endroit\nd'une lutte\n\nSe pr\u00e9cise\nsa pens\u00e9e\n\nComme on persiste\npar le langage\n\nTraverser la for\u00eat\n\nRien\nle vent\na d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9\nde l'aube\n\nLa nuit est sa mati\u00e8re informe\n\nDe cet informe na\u00eet l'insens\u00e9\nqui d\u00e9j\u00e0\n- Alchimie disait l'autre\nper\u00e7oit \ndans le bleu\nl'inattendu \nde l'or\n\nRavissant tes yeux\n\nSuspendant dans le ciel\n\nTon d\u00e9sastre\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 15-02-2021)\n\nNo frio daqui\n(muito frio)\n\nS\u00f3 um p\u00e1ssaro atravessa\n\n- Porque somos t\u00e3o sozinhos\n\nE o ceu amarelando na madrugada\nn\u00e3o atende nada\n\nMas bote a sua camisola grossa \nsai pra andar a p\u00e9\n\nNa natureza\n\nQuem sabe o que puder acontecer\n\nQuem sabe\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 14-02-2021)\n\n\nL'encre est violette\nelle prend\npar l'Est\n\nEt le po\u00e8me\nqui ab\u00eeme le ciel\n- il cr\u00e8ve la nuit\nd\u00e9borde le regard\n\nA l'oblique des toits\n\nDe neige\n\nL'image gard\u00e9e dans le revers\ns'expose\ndans l'\u00e9cart\nd'avec les mots\n\nS'ouvre s'ouvre\n\nCar ce qui fut\namour\nest un monde\n\nOu plut\u00f4t\nl\u00e0 o\u00f9 se pointe \ntoujours\n\nSon apparition\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 13-02-2021)\n\n\nLa nuit\nc'\u00e9tait aussi le possible\n\nLe r\u00eave qui se \ntisse\n\nEntre les mots\n\nL\u00e0 o\u00f9 se n\u00e9gocie\nle partage\n\nDe la raison\nde la folie\n\nIndissociablement li\u00e9es\ndans une respiration\n\nLe jeu d\u00e9couvre l'heure des loups\n\n-Je me tiens pr\u00e9sent dans ce d\u00e9s\u00e9quilibre\n\nMesdames et messieurs\nvoici\nHamlet\n\nEn ces pauvres temps\n\nRegarde le miroir\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 12-02-2021)\n\nLe ciel\nhabill\u00e9 de rose\n\u00e0 de rares\noiseaux\n\nLa neige est rest\u00e9e\ncomme cet inattendu\n\n- L\u00e0-bas ils esp\u00e9raient la mer\n\nDe cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 soudaine\n\nVoil\u00e0\nc'est ce que nous voulons\n\nVivre\n\nNon pas la joie d'un paysage\n(on s'en fout)\nmais le surgissement \nlibre\n\nD'une autre apparition\n\nDu jour\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 11-02-2021)\n\n\nCette fois le silence\n\u00e9tait\n\nEtendue\n\nIl y avait la neige\n\nLe linge \u00e9tait rest\u00e9 \ndehors\n\nUn reste d'amour aussi\ncomme de la beaut\u00e9\ngard\u00e9e\nd'une joie\n\nCe qui reste\nce qui est possible\n\nLa peau aime\nla douceur de l'\u00e9tendue\n\nQuand on ne voit \nni la pierre\nni la terre\n\nEt que seulement le ciel\nest un prolongement \nde blanc\n\nLe linge est une grande voile\nimmobile\nqui de couleurs\n\nLes relie\n \nTous les deux\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 10-02-2021)\n\n\n\u00d4 des embrassements\ncomme neige\nl'oubli \nsur notre corps\n\nVoici que la pens\u00e9e\nrefuse \nde se rendre\n\nC'est une \u00e9treinte\nqui le dit\n\nC'est peu\n\nToute de blancheur\nc'est celle\nde Mandelstam\n\nHier nous nous sommes\nallong\u00e9s\nsur un banc\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 09-02-2021)\n\n\nA l'engourdissement du froid\nles arbres nus\nrestaient\nsilencieux et immobiles\n\nComme des hommes\n\nEt leur beaut\u00e9 \nparaissait \ndigne\n\nUn visage de Giotto\n\nComme en n\u00e9cessit\u00e9 \naussi\n\nIls traverseraient l'hiver\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 08-02-2021)\n\n\nPresque le silence\n\u00e0 la lumi\u00e8re\ntr\u00e8s lente\n\nOn le dit\nles yeux s'habituent\n\nLa dur\u00e9e \ndiff\u00e8re\nla perception\n\nJusqu'au chant \nentendu\nde l'oiseau\n\nTout respirant\n\nA la pierre d'angle\ns'ajuste l'infini\n\nDes souffles se croisent\nrecousent le matin\n\n- As tu r\u00eav\u00e9\n- D\u00e9j\u00e0 je me suis r\u00e9veill\u00e9\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 06-02-2021)\n\n \nNous finirons par oublier\n\nDevenir\nce que l'on dit\nde nous\n\nNous serons l'image des mots\n\nComme l'absent\ndans une salle d'attente\naurait tordu le temps\n\nL'aube\n(qui peut \u00eatre midi)\nc'est le point\n\n- L'image ne colle plus\n\nNous nous d\u00e9faisons d'elle\nquand appara\u00eet la clart\u00e9\nqui passe par le bleu\n\nL\u00e0 dans la zone\nproche du coeur\ns'ouvre\nsa dur\u00e9e\n\nIl y a des arbres\net quelques toits\nle gel\na blanchi\nl'herbe\n\nOn dirait un bleu \"adorable\"\nCe n'est qu'une autre image\nmais nous nous sommes\n \n\u00c9chapp\u00e9s\n\nEt je me suis souvenu\n\nDe toi\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 05-02-2021)\n \n  \n A la douceur\n inattendue\n de l'aube\n &nbsp;\n La col\u00e8re\n contre ce monde\n apparaissait\n &nbsp;\n - Telles lueurs\n &nbsp;\n \u00c9tions-nous seuls\n \u00c9tions-nous vraiment moins nombreux\n &nbsp;\n A l'arc ascendant d'une clart\u00e9\n la sensation gard\u00e9e\n &nbsp;\n D'une pens\u00e9e aussi\n &nbsp;\n Une autre appartenance\n \u00e0 ce m\u00eame monde\n &nbsp;\n La manifestation est \u00e0 11 heures\n &nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 04-02-2021) \n\n\nLe vent\nse joue\ndes \u00e9quilibres\n\nJusqu'aux nuages\nr\u00e9fugi\u00e9s\ndans les branches\n\nJe garde des lueurs\ncomme on esp\u00e8re \nun point\n\nUne respiration\nqui toucherait\nle c\u0153ur\n\nJe suis\n\nEt toute la pluie \nqui inonde\naura sauv\u00e9\n\nMa peine\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 03-02-2021)\n\n\nNous avions quelques ailes\n\nEt d'une beaut\u00e9\ninfinie\nnous traversions le manque\n\nCe sont des pens\u00e9es\njuste l\u00e9g\u00e8res\n\nInsaisissables\n\n- Je ne me souviens plus\n\nEt le silence n'est pas\nl'absence\n\nIl reste entre les mots\nl'espace aussi\n \nDe l'aube\n\n(Cahier N\u00b013 \/ 02-02-2021)\n\n\nRevenir \u00e0 la nuit\nau velours comme peau\nde son obscurit\u00e9\n\nPeut-\u00eatre ne voyons-nous plus le monde\n\nDans son d\u00e9sir capt\u00e9\n\n\u00d4 gouffres\n\nComme surgissent les fant\u00f4mes\nj'avais fui la clart\u00e9\npour l'iris\nde tes yeux\n\nJuste ignorant\n\nTa pens\u00e9e\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 01-02-2021)\n\n\nN\u00e3o sei mais\ne estou procurando\nas palavras\n\nPreciso ir para l\u00e1\n\u00e9 como uma escassez\nde oxigenio\n\nAndar nas ruas de Botafogo\nachar um retrato\nda beleza\n\nS\u00f3 um\n\nE na volta do apto do Reneto\n\nEscrever\npensando que o Congo\nfaz falta\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 31-01-2021)\n\n\nQuelques habits\nles m\u00eames\nfinissent de s\u00e9cher\n\nIls ont leur temps\ncomme celui du po\u00e8me\n\nLa nuit s'ach\u00e8ve\ndoucement\ntout n'est que solitude\n\nLe moteur d'un frigo\nle d\u00e9sordre des livres\nm\u00eame les nouvelles \n(qui n'en sont plus)\n\nIl reste quelques id\u00e9es\naux ailes d'oiseaux\ndans le bleu lact\u00e9\nde l'aube\n\n- Cette atrophie manqu\u00e9e\n\nUne femme sort de chez elle\n\nRefermant la porte\n\nElle ouvre aussi le monde\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 28-01-2021)\n\n\nDe la joie \nresterait\nquelque part\ncach\u00e9e\n\nAvec ta main\nl'ombre d'un oiseau\ndans le jour\nsur la table\n\nLe d\u00e9sir d'un embrassement\n\nIl reste combien de temps\n\nDe la joie\nresterait\ncomme silencieuse\ncomme r\u00e9volt\u00e9e\n\nL'\u00e9treinte inattendue de cette inesp\u00e9rance\n\nLe chagrin gard\u00e9\nqui dispara\u00eet\nquelques instant\n\u00e0 la lumi\u00e8re\n\nDe la joie resterait\n\nOn dirait\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 27-01-2021)\n\n\nQuelques oiseaux\n\u00e9chapp\u00e9s\nd'un r\u00eave\n\nVol\u00e9\n\nM\u00eame un objet\nne peut \u00eatre r\u00e9duit\n\u00e0 ce qu'il est\n\nLa part de songe\nn'\u00e9carte pas le r\u00e9el\n\nElle le dit\n\nJe suis les ailes\nqui donnent corps\n\u00e0 ma mati\u00e8re\n\nJe vole j'ai vol\u00e9\n\nSans cette image\nmon c\u0153ur\nne vaut pas\n\nson poids\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 26-01-2021)\n\n\nDans le corps\nvibre\nle d\u00e9sarroi\nde l'espace\nvol\u00e9\n\nL'aube est l\u00e0\nsans la pouvoir \ntoucher\n\nD\u00e9j\u00e0 la fissure\na s\u00e9par\u00e9 \nle regard\n\nLe tremblement\ncomme on br\u00fble\nune lueur\nsans chaleur\n\nDes oubli\u00e9s\nperclus de silence\n\nD\u00e9j\u00e0 le coeur\nd\u00e9j\u00e0 le coeur\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 25-01-2021)\n\n\nTem uma ave\nno fio da cerca\nEle vai ficar um pouco\ndepo\u00eds ir\u00e1 embora\nT\u00e1 simples\nT\u00e3o simples\nE porque n\u00e3o o posso fazer\nN\u00e3o quero mais\\\ndesse mundo\nQue seja normal\nque seja anormal\nQuero\nos bra\u00e7os dela\n(suas asas)\nna madrugada\nquando ningu\u00e9m\nainda n\u00e3o sabe\no que nesse dia\nvai acontecer\n- O sol\nt\u00e1 amanhecendo\n(Caderno n\u00ba13 \/ 24-01-2021)\n\n\nDans la veine\ndu bois\nrestait\nl'oiseau\nComme apparition\nl'\u0153il cherche son image\n(ne devons-nous ne plus penser qu'\u00e0 \"\u00e7a\")\nLa pluie \u00e9tendait \nson espace\nSur la table\non pouvait \u00e9crire\nLe po\u00e8me\n(Cahier n\u00b013 \/ 23-01-2021)\n\n\u00d4\ncomme un envol\n\nLes os\ndevenus\nl\u00e9gers\n\nLa pens\u00e9e\n\u00e9chappe \u00e0 la tourmente\nle vent\n\nSur le visage\n\nJ'ai vu\nta bouche\ndire le po\u00e8me\n\nIl \u00e9cartait le temps\ncomme cet autre\n- un souffleur de verre\n\nA la beaut\u00e9 \nle corps\nfait\nmonde\ndans l'ivresse\n\nRegardez\n\nIl reste des images\n\nRegardez\n\n\u00d4\nd'une inconscience coupable\nquelques secondes\nj'ai referm\u00e9\n\nLes yeux\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 22-01-21)\n\n\nLa porte\n\u00e9tait une porte\nsa vitre\n\n\nLaissait voir\nla nuit\n\n\nJe n\u2019avais d\u2019autre\nimage\n\n\nVol\u00e9 comme vous\n\u00e0 leur possibilit\u00e9\n\n\nUn r\u00e9el sans espace\ndans un temps\ncirconscrit\n\n\nIl y avait le cri\nque l\u2019apprentissage\navait rendu parole\nmais qui parfois\nne voulait plus\n\n\nRIEN\n\n\nDire\n\n\nLa porte \u00e9tait une porte\n\n\nEst-ce que quelqu\u2019un\naussi\n\n\nEntend\n\n\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 21-01-2021)\n \n \n \n Comme le tremblement\n la peur\n qui surgit\n du vent\n &nbsp;\n D\u00e9shabille \n aussi\n la pens\u00e9e\n &nbsp;\n Il reste quelques mots\n \u00e9pars\n sur la table\n &nbsp;\n Des cartes\n mille fois retourn\u00e9es\n esp\u00e9rant\n &nbsp;\n Le Chariot\n &nbsp;\n Dans le mot du po\u00e8me\n se glisse parfois\n l\u2019invisible\n &nbsp;\n Cet \u00e9cart non su\n d\u2019o\u00f9 surgit l\u2019improbable\n &nbsp;\n Ce n\u00e9cessaire inconnu\n \u00e0 toute condition\n &nbsp;\n Possible\n &nbsp;\n Un oubli\n Une inqui\u00e9tude\n ou encore\n &nbsp;\n Une joie\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 20-01-2021)   \n \n \n \n La nuit\n est rest\u00e9e\n &nbsp;\n Cela n'arrive jamais\n &nbsp;\n Voil\u00e0\n l'aube a fui\n &nbsp;\n Comme une phrase\n inexorable\n &nbsp;\n Chacun murmurait\n son chaos\n son d\u00e9sordre\n son inappartenance\n &nbsp;\n Le vent\n traversait\n les os\n &nbsp;\n Dans un souvenir\n la lueur \u00e9tait une dimension\n nous pouvions \n m\u00eame nous toucher\n &nbsp;\n Des yeux\n &nbsp;\n L'obscurit\u00e9\n est comme cette neige\n sombre - si belle\n &nbsp;\n On voudrait juste la garder\n dans le revers \n du c\u0153ur\n &nbsp;\n Se toucher\n les corps\n pour traverser\n &nbsp;\n La nuit\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b0 13 \/ 19-01-2021) \n   \n \n \n  \n D\u2019un geste\n fa\u00e7onner\n l\u2019aube\n &nbsp;\n Comme on dessine\n &nbsp;\n Sans savoir\n une pens\u00e9e\n &nbsp;\n La lumi\u00e8re est conjointe\n d\u2019un amour\n &nbsp;\n Quand \u00e0 l\u2019oubli \n de tous les possibles\n &nbsp;\n La lueur\n d\u00e9signe\n son infini\n &nbsp;\n Alors le jour s\u2019est \u00e9crit\n &nbsp;\n Au revers\n &nbsp;\n D\u2019un miroir\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 18-01-2021) \n \n \n \n Um pouco mais tarde\n na manh\u00e3\n &nbsp;\n Depois do caf\u00e9\n &nbsp;\n Bem sei que nada\n vai acontecer\n hoje\n &nbsp;\n No entanto\n espero\n &nbsp;\n Sempre tem um desvio\n entre \n o que se t\u00e1 pensando\n e o que vai ocorrer\n &nbsp;\n A vida como esse jogo\n &nbsp;\n N\u00e3o o jogo do bicho\n mas entre a certeza\n e uma vontade duma outra\n realidade\n &nbsp;\n Um espero certo\n na qual\n estiver melhor\n &nbsp;\n Deixar\n\n O cavalo na chuva\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Caderno n\u00ba13 \/ 17-01-2021) \n \n \n Dans l\u2019herbe boueuse\n appara\u00eet\n le chemin emprunt\u00e9\n &nbsp;\n Les m\u00eames pas\n &nbsp;\n Quand dans le ciel\n s\u2019ab\u00eement\n quelques nuages\n &nbsp;\n Oubli\u00e9s du vent\n &nbsp;\n \u00d4 trouble trouble\n &nbsp;\n La pluie dit\n que je suis encore\n &nbsp;\n Le m\u00eame\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 16-01-2021) \n \n \n \n - Qui est l\u00e0\n &nbsp;\n A la porosit\u00e9\n du jour\n se d\u00e9tachant des r\u00eaves\n &nbsp;\n L\u2019\u00eatre\n capt\u00e9 par le miroir\n s\u2019\u00e9crase sur l\u2019image\n &nbsp;\n OR\n &nbsp;\n Nous ne sommes pas\n la repr\u00e9sentation\n \u00e0 laquelle nous assignent\n &nbsp;\n Ces images\n &nbsp;\n Nous \u00e9chappons \n Nous \u00e9chappons\n &nbsp;\n Tant\n et si bien\n que nous disparaissons\n &nbsp;\n Nos r\u00eaves \n sont un autre monde\n nous \u00ab&nbsp;jouons&nbsp;\u00bb\n entre les deux\n &nbsp;\n Qui fixe l\u2019image\n emp\u00eache aussi\n &nbsp;\n Le je(u)\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 15-01-2021)  \n   \n \n \n  \n L\u00e0 \n dans le tourment\n de l\u2019inutilit\u00e9\n &nbsp;\n Qu\u2019un nuage\n prit sa forme\n de baleine\n &nbsp;\n Nous mesurons l\u2019\u00e9cart\n de notre\n inad\u00e9quation\n &nbsp;\n Cet imaginaire\n en forme de promesse\n vendu \u00e0 l\u2019\u00e9tal\n &nbsp;\n - La main coup\u00e9e de Cendrars\n sur un lit de glace\n rayon poisson\n &nbsp;\n Dans l\u2019aube\n quelques oiseaux\n peinent \u00e0 devenir\n &nbsp;\n Image\n &nbsp;\n Le d\u00e9sarroi est tel\n que notre r\u00e9tine\n se d\u00e9colle\n &nbsp;\n Peut-\u00eatre plus tard\n &nbsp;\n Peut-\u00eatre recousue d\u2019un ciel\n \u00e0 la peau\n &nbsp;\n Qui fr\u00e9mit\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 14-01-2020) \n  \n \n \n \n D\u2019une pr\u00e9sence\n \u00e0 l\u2019aube\n le temps eut lieu\n de place\n &nbsp;\n Presque\n \u00e0 l\u2019\u00e9cart\n &nbsp;\n La pluie recouvre la peau\n &nbsp;\n Comme nudit\u00e9\n le regard\n &nbsp;\n Car il s\u2019agit de redonner \n &nbsp;\n Mati\u00e8re\n &nbsp;\n Nous sommes <em>d\u00e9sappropri\u00e9s<\/em>\n <em>&nbsp;<\/em>\n Le geste\n le mot\n &nbsp;\n Assis \u00e0 la table\n je suis l\u2019aurore\n l\u2019inalt\u00e9rable monde\n &nbsp;\n Cette pens\u00e9e\n \u00e0 la veine\n &nbsp;\n D\u2019un minerai\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 13-01-2021) \n \n \n Dans la poche\n cette image\n &nbsp;\n Le feu br\u00fble\n &nbsp;\n Comme la nuit\n d\u00e9vorant par le r\u00eave\n toute la fausset\u00e9\n du monde\n &nbsp;\n Et d\u2019aucuns de marcher dans la rue\n &nbsp;\n Croiser les certitudes\n des solitudes aussi\n &nbsp;\n Le feu br\u00fble\n &nbsp;\n Dans le ciel tigr\u00e9\n j\u2019ai coll\u00e9 cette image\n &nbsp;\n Quelques uns se sont arr\u00eat\u00e9s\n nous avons touch\u00e9 nos ab\u00eemes\n &nbsp;\n Le feu br\u00fble\n &nbsp;\n Plus tard j\u2019ai dans\u00e9\n &nbsp;\n Avant de refermer la nuit\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 12-01-2021)\n &nbsp; \n \n \n A la sensation\n interne du regard\n s\u2019ouvre\n un autre espace\n de la dur\u00e9e\n &nbsp;\n Se recompose l\u2019image\n &nbsp;\n Comme se devine\n la blancheur de la gel\u00e9e\n dans le froid\n d\u2019avant l\u2019aube\n &nbsp;\n D\u2019une \u00e9treinte v\u00e9cue\n je traversai le jour\n le monde r\u00e9appris\n tenait lieu\n &nbsp;\n Du prodige\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 11-01-2021)   \n \n \n \n No frio da manh\u00e3 \n me lembro daquele frio\n nas Minas\n &nbsp;\n Perto de Milho Verde\n &nbsp;\n Na lanchonete da rodovi\u00e1ria \n &nbsp;\n Um rapaz\n n\u00e3o tomou um caf\u00e9\n mas uma pinga \n na madrugada\n &nbsp;\n Aquecer o interior\n deixar o pensamento\n andar se evaporando\n &nbsp;\n Me perdi nas brumas \n para l\u00e1\n &nbsp;\n Por alguma raz\u00e3o\n (melhor n\u00e3o falar)\n &nbsp;\n Ainda hoje gosto de me perder\n assim\n no qualquer lugar desse pa\u00eds\n &nbsp;\n Talvez me reconhe\u00e7o nele\n &nbsp;\n O interior meu\n no frio\n precisando daquele \n &nbsp;\n Calor\n &nbsp;\n (Caderno n\u00ba13 \/ 10-01-2021)  \n   \n \n \n \n D\u2019une joie incertaine\n comme la feuille\n cherche la lumi\u00e8re\n - le po\u00e8me est une plante\n \u00e0 la blancheur de la gel\u00e9e\n &nbsp;\n Nous tenons\n &nbsp;\n Rappelle-toi cet enfant\n \u00e0 table jouant\n de l\u2019\u00e9quilibre sur deux pieds de sa chaise\n plut\u00f4t que de manger\n &nbsp;\n J\u2019ai couru dans la nuit\n pensant te retrouver\n il n\u2019y avait que la nuit\n et pourtant j\u2019ai couru\n &nbsp;\n Je suis devenu r\u00eave\n &nbsp;\n Et dans le vert des nervures\n il y avait des veines\n car nul ne peut dire\n alors\n &nbsp;\n Comment na\u00eet\n ta pens\u00e9e\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 09-01-2021)  \n \n  \n \n \n \n Alors ce qui\n persiste\n au d\u00e9sarroi \n de cette raison\n qui s'impose\n &nbsp;\n Je vois\n sans me reconna\u00eetre\n dans le miroir\n &nbsp;\n L'\u00e9cart tient lieu\n de r\u00e9pit\n le silence n'est pas tout\n ce qui reste\n &nbsp;\n \"Nous ne sommes pas r\u00e9ductibles\"\n &nbsp;\n A l'horizon qui s'obstrue\n le mot qui se cherche\n est mouvement\n espoir\n inconsid\u00e9r\u00e9\n devenant geste\n &nbsp;\n D'abord\n &nbsp;\n Un autre partage \n de l'espace et du temps\n &nbsp;\n Bref\n &nbsp;\n D'une appartenance biais\u00e9e\n &nbsp;\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 08-01-2021) \n \n De l\u2019insaisissable per\u00e7u\n la lueur\n s\u2019\u00e9chappait\n &nbsp;\n Une vie de sable\n statue\n d\u00e9sagr\u00e9g\u00e9e par le temps\n &nbsp;\n Reste le vert\n du lierre\n la courbe dessin\u00e9e\n d\u2019une \u00e9paule\n &nbsp;\n L\u2019assurance gard\u00e9e\n que cet \u2013 insaisissable\n &nbsp;\n Dispara\u00eet\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 07-01-2021) \n \n \n \n D\u2019une \u00e9criture\n sans corps\n comme s\u2019il ne devait rester\n qu\u2019un \u00e9cart\u00e8lement\n &nbsp;\n Souvenir\n Esp\u00e9rance\n &nbsp;\n Sur le point de froid\n de la gel\u00e9e\n L\u2019oiseau \n danse\n &nbsp;\n Je l\u2019envie de vivre\n &nbsp;\n Remis\u00e9 au chaud\n je compte mes livres\n les laissant \u00e0 leur d\u00e9sordre\n &nbsp;\n (mon seul bien)\n &nbsp;\n Le po\u00e8me est la trace\n mais quand la vie elle-m\u00eame\n se restreint \n &nbsp;\n L\u2019azur si bleu \n de l\u2019hiver\n d\u2019infini\n se cloue ici \n &nbsp;\n A son exsangue \u00e9ternit\u00e9 \n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 06-01-2021) \n \n \n La douceur\n habille le ciel de l\u2019hiver\n peut-\u00eatre son \n regard\n &nbsp;\n De l\u2019\u00e9treinte\n nous avions gard\u00e9\n la chaleur\n &nbsp;\n Dans le lointain\n comme persiste une image\n le corps\n &nbsp;\n Faiblement l\u2019irradiait\n &nbsp;\n Au jour devenu clair\n il nous faudrait\n - retrouver\n &nbsp;\n Le monde\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 05-01-2021) \n \n  \n \n \n \n \n \n \n \nCe n\u2019est pas tant le d\u00e9sir que la joie \u2013 le lien entre les deux, qui est touch\u00e9. Les dissocier, c\u2019est assigner notre corps aux seuls affects, et notre pens\u00e9e \u00e0 une errance sans effet. Restaurer comme on persiste, d\u00e9couvrir le point o\u00f9 l\u2019espace les d\u00e9couvre. Tenir d\u2019une main, ce que la nuit laissa de r\u00eave&nbsp;: ce bouleversement des autres et de nous-m\u00eames, plut\u00f4t que la br\u00fblure d\u2019un monde, qui d\u00e9j\u00e0 nous ignore.\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 04-01-2021)  \n &nbsp;\n  \n  \n Comme ce qui\n prolonge la nuit\n dans les m\u00e9andres\n de l\u2019aube\n &nbsp;\n Le r\u00eave\n - un baiser\n la peau nue\n &nbsp;\n D\u2019une pens\u00e9e\n laiss\u00e9e sur la table\n au matin\n &nbsp;\n Quelque chose r\u00e9siste\n et ne rien dire d\u2019autre\n que cela\n &nbsp;\n Quelque chose r\u00e9siste\n &nbsp;\n &nbsp;\n (Cahier n\u00b013 \/ 02-01-2021) \n\n\nLe froid de la gel\u00e9e\nblanche\n\u00e9tend comme un miroir\nson ciel\nde draps\n&nbsp;\nJ\u2019avais oubli\u00e9\n&nbsp;\nL\u2019oiseau\n\u00e0 charge de manger\ncar il est son seul mouvement\n&nbsp;\nLa clart\u00e9\ns\u2019\u00e9tend \u00e0 l\u2019invisible\n&nbsp;\nJe suis travers\u00e9\nencore\nde sommeil\n&nbsp;\nA l\u2019infini des r\u00eaves\n&nbsp;\nDe quelques envols\ndevinant\nl\u2019azur\n&nbsp;\nA l\u2019horizon d\u2019une fen\u00eatre\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 01-01-2021)\n\n\nD\u00e9gag\u00e9e\nde toute certitude\n&nbsp;\nA la fragilit\u00e9\n- l'aube para\u00eetra-t-elle\n&nbsp;\nLa solitude\ncomme nudit\u00e9\nde toute esp\u00e9rance\n&nbsp;\nBr\u00fble\nle feu\ndevenu po\u00e8me\n&nbsp;\nIl ne restera rien\n&nbsp;\nLa cendre est nuage\n&nbsp;\nPersiste n\u00e9anmoins la beaut\u00e9\n&nbsp;\nNon pas son id\u00e9e\nnon pas son r\u00e9el\n&nbsp;\nMais son pr\u00e9sage\n\u00e0 l'or\u00e9e obscure\ndes inattendus\n&nbsp;\nQuand aux illusions\ndu factice\nr\u00e9pond la morsure\nde l'insaisissable\n&nbsp;\nPeut-\u00eatre\n&nbsp;\nDans ce manque\n\u00e9gar\u00e9\no\u00f9 g\u00eet encore\n&nbsp;\nTon \u00e9lan\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 31-12-2020)\n\n\nQuelques bruits\ndans la maison\n\u00e0 peine rang\u00e9e\n&nbsp;\nLe r\u00eave\ndonnait vie\naux objets\n&nbsp;\nOuvrant\ndes passages\n\u00e0 l\u2019infini\n&nbsp;\nSur la table\nles livres\nle vieux jeu d\u2019\u00e9checs\nune bougie\ndes \u00e9couteurs\nun couteau\nles crayons\n&nbsp;\nDe l\u2019un \u00e0 l\u2019autre\n- singulier et pluriel\nse joue la pr\u00e9sence\n&nbsp;\nDans le feu\nbr\u00fble\nle reste de la nuit\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 30-12-2020)\n\n\n\n\nD\u2019un silence\nd\u2019apr\u00e8s pluie\n&nbsp;\nLes nuages\ns\u2019\u00e9tirent\ncomme se renverse\nl\u2019aquarelle\n&nbsp;\nLes arbres\ndans le contre-jour\nnus\nsont noirs\n&nbsp;\nRien ne pleure plus\n&nbsp;\nIci\nles larmes ont coul\u00e9\ndans le d\u00e9laissement\ndu monde\n&nbsp;\nLe r\u00e9pit pauvre\ndes suspens\n\u00e0 l\u2019apparition vaine\ndes clart\u00e9s\n&nbsp;\nToute esp\u00e9rance bue\n&nbsp;\nIl reste la beaut\u00e9\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 29-12-2020)\n\n\nA la peau du ciel\ncomme grain de mati\u00e8re\ndans la nuit\n&nbsp;\nCe d\u00e9sir\n- car voici l\u2019aube\nou encore l\u2019ode\n&nbsp;\nA la caresse de la dur\u00e9e\n&nbsp;\nL\u2019\u00e9treinte du jour\nqui s\u2019oublie\ndans le d\u00e9sespoir\ndes r\u00eaves\n&nbsp;\nLe corps est pens\u00e9e et le po\u00e8me\nce qui les tient\nl\u2019un \u00e0 l\u2019autre\n&nbsp;\nNous sommes <em>po\u00e8me<\/em>\n&nbsp;\nD\u2019un reste de r\u00eave\nd\u2019un reste de nuit\nde ce qui persiste\n&nbsp;\nDe nos embrassements\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 28-12-2020)\n\nE agora\nestou ouvindo\na solid\u00e3o do vento\n&nbsp;\nNa noite profunda\n&nbsp;\nParece uma can\u00e7\u00e3o bem antiga\n&nbsp;\nUma queixa\nsem dor\nquase uma alegria\n&nbsp;\nEstar no mundo\natravessado pela chuva\ngritando o sumi\u00e7o do amor\n&nbsp;\nE apesar de tudo\nsentir\no vento no peito\na madrugada aproximar-se\n&nbsp;\nSer o \u00faltimo homem\nsem espelho\npois ningu\u00e9m vir\u00e1 por a\u00ed\n&nbsp;\nNa noite profunda\neu dan\u00e7o\n&nbsp;\nEu dan\u00e7o\n&nbsp;\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 27-12-2020)\n\n\nA la lenteur\nde l\u2019heure&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;\nle travail\n&nbsp;\nDonne forme au mat\u00e9riau\n&nbsp;\nTerre\npierre\nbois\n&nbsp;\nA l\u2019application\npeu \u00e0 peu\nsurgit le prodige\n&nbsp;\nD\u00e9passant l\u2019assemblage\n&nbsp;\nL\u2019\u00eatre g\u00eet\ndans un enduit\nd\u2019argile et de sable\n&nbsp;\nLe lambris d\u2019un rampant\n&nbsp;\nLa pierre laiss\u00e9e sans histoire\n&nbsp;\nTrop lourde\n&nbsp;\nCorps\n\u00e0 l\u2019intensit\u00e9 br\u00fblante\n&nbsp;\nToute lumi\u00e8re\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 26-12-2020)\n\n\n\nLa respiration\nplus calme\ndu jour\n&nbsp;\nApr\u00e8s que l\u2019aube\nd\u00e9chir\u00e9e\nait ouvert l\u2019infini\n&nbsp;\nL\u2019oiseau traverse\n&nbsp;\nLa lumi\u00e8re quelconque\n&nbsp;\nLe mouvement l\u00e9ger\ndes branches\nrompt l\u2019immobilit\u00e9\n&nbsp;\nTout tient de l\u2019\u00e9quilibre\n&nbsp;\nUn homme assis\nmurmure lui aussi\nsa pr\u00e9sence\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 25-12-2020)\n\n\nLe faux de No\u00ebl\nne cache \nque du faux\n&nbsp;\nJusque dans le surgissement\nde sa joie\n&nbsp;\nPeut-\u00eatre un chemin\nd\u00e9tremp\u00e9 de pluie\n&nbsp;\nUn silence\n&nbsp;\nLa solitude\n&nbsp;\nDans le citronnier\nune guirlande\nclignotant\n&nbsp;\nQuelques images\nune persistance\nrien de plus\n&nbsp;\nLa r\u00e9manence\nd\u2019un manque\nplus important\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 24-12-2020)\n\n\n\nLe vent\nd\u00e9shabille la nuit\nde soie\nnuageuse\n&nbsp;\nIl pleut (des tristesses)\n&nbsp;\nComme jamais\nla solitude\navait souvenir\nd\u2019\u00e9treintes\n&nbsp;\nDe corps et de pens\u00e9es\n&nbsp;\nD\u2019inventions prodigieuses\n&nbsp;\n- Nous nous reconna\u00eetrons dans l\u2019ombre\n&nbsp;\nA l\u2019\u00e9clat seul\nde quelques \u00e9toiles\n&nbsp;\nA la lumi\u00e8re\ntoute aussi fulgurante\nqu\u2019un baiser\n&nbsp;\nLaisse appara\u00eetre\nd\u00e9j\u00e0\n&nbsp;\nDe l\u2019oubli\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 23-12-2020)\n\n\n\nDu violet\net du jaune\nsableux\n&nbsp;\nLe vent\npousse l\u2019aube\n\u00e0 son inverse\n&nbsp;\nD\u2019Ouest en Est\n&nbsp;\nEt dans le d\u00e9chirement\nd\u2019un nuage\nappara\u00eet le bleu\n&nbsp;\nD\u2019un reste de ciel\n&nbsp;\nDans le m\u00eame sens\nquelques derni\u00e8res feuilles\ns'envolent\n&nbsp;\nD\u00e9tach\u00e9es de leur branche\n&nbsp;\nQu\u2019importe&nbsp;\nque le po\u00e8te vende des images\n\u00e0 rebours du temps\n&nbsp;\nIl saisit la clart\u00e9\nsans faire promesse de mouvement\nl\u2019espoir\n\nEst faux-semblant\nla joie \u00e9chappe\n&nbsp;\nA sa mesure\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 14-11-2020)\n\n\n\nLa pluie\ncomme un baiser\ndans ta bouche\n&nbsp;\nCar nous sommes devenus\ndu temps\n&nbsp;\nCorps&nbsp;\nbattement du vent\n&nbsp;\nAinsi au c\u0153ur&nbsp;\nde l\u2019aurore\nqui apparait\n&nbsp;\n- je suis d\u00e9sir\ndit-elle\n&nbsp;\nEt l\u2019eau traverse\ncomme disparut\nla pens\u00e9e\n\u00e0 l\u2019action d\u2019aimer\nruisselante\n\nD\u2019\u00eatre\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 13-11-2020)\n\n\n\nAu bleu\ntransparent\npointe l\u2019orange\ndes baisers\n&nbsp;\nUn reste sensible\net cach\u00e9\ndu monde\nreferm\u00e9 comme le couteau\n&nbsp;\nS\u00e9par\u00e9\n&nbsp;\nIl appara\u00eet dans le nouveau\nla pens\u00e9e d\u2019un ordre\n(fig\u00e9)\ns\u2019imposant aussi\n\u00e0 la nuit&nbsp;\n&nbsp;\nL\u2019aube dans sa fuite\n\u00e9chappe des couleurs\ncomme l\u2019irr\u00e9ductible\nsentiment\n&nbsp;\nL\u2019assignation d\u00e9sert\u00e9e\n\u0153uvrant condition\n&nbsp;\nDe solitude\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 12-11-2020)\n\n\n\nLes arbres\naux mains coup\u00e9es\napparaissent\ndans le gris sombre\nd\u2019un manquement&nbsp;\nde nuit\n&nbsp;\nLa joie persiste \u00e0 l\u2019image\n\nM\u00eame rest\u00e9e silencieuse\nle mouvement\ndevin\u00e9 d\u2019une pens\u00e9e\nlaisse sourdre&nbsp;\n\nLa plainte\nla douleur\n&nbsp;\nMais aussi le chant\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 11-11-2020)\n\n\n\nLe feu\navant l\u2019aube\n&nbsp;\nComme appel\ndes lueurs\n&nbsp;\nDe nuits\ntravers\u00e9es&nbsp;\n&nbsp;\nS\u2019offrent les surgissements\ninconnus&nbsp;\n&nbsp;\nTel\ncet embrassement\nque seul\ngardera\nl\u2019inou\u00ef\ndu po\u00e8me\n&nbsp;\nBr\u00fbl\u00e9&nbsp;\navant m\u00eame\n&nbsp;\nLe jour\n&nbsp;\nComme amour\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 10-11-2020)\n\n\n\nLe rayon du soleil\nappara\u00eet\n&nbsp;\nIl dessine&nbsp;\nles espaces\nnon g\u00e9om\u00e9triques\n&nbsp;\nComme le temps\npeut \u00eatre respiration\nl\u2019\u00e9tendue est insaisissable\n&nbsp;\nNaissent et disparaissent\ndes formes\n&nbsp;\nNuages lumineux\n&nbsp;\nSentiments&nbsp;\nlaiss\u00e9s sur la peau\naux souvenirs\n&nbsp;\nA l\u2019effeuillement des arbres\nil reste \u00e0 cet\ninattendu\n&nbsp;\nL\u2019ouvert\nd\u2019un \u00e9tonnement\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 09-11-2020)\n\n\n\nN\u00e3o vou sair\ndeixei o meu gorro\nsobre na mesa\n&nbsp;\nO dia est\u00e1 amanhecendo\nmas vou ficar\n&nbsp;\nEscrevendo um poema\npensando\nnuma namorada\nque foi\nembora\n&nbsp;\nTodas as coisas da vida\nde que n\u00e3o sei falar\n&nbsp;\nProcurando uma luz\numa certa qualidade\nda clareza\n&nbsp;\nPra existir\nPra desaparecer\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Caderno n\u00ba13 \/ 08-11-2020)\n\n\nDes feuilles rest\u00e9es\nencore&nbsp;\n\u00e0 l\u2019affolement\ndes oiseaux\n&nbsp;\nNous vivons tremblants&nbsp;\n\u00e0 l\u2019avenir\nd\u2019un ciel\nlaiteux\net presque opaque\n&nbsp;\nR\u00e9sistant au soleil\n&nbsp;\nFolie folie folie\n&nbsp;\nLa cendre jet\u00e9e\ndispara\u00eet aussi\ndans le vent\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 07-11-2020)\n\n\n\nL\u2019envol\u00e9e \u00e0 l\u2019oblique\nd\u2019oiseaux\ntombant vers le soleil\n&nbsp;\nApaise\nl\u2019inqui\u00e9tude\nqui demeure\n&nbsp;\nUn \u00e9cart\n&nbsp;\nQuand d\u2019un embrassement&nbsp;\nlointain\nil reste le souvenir\n&nbsp;\nLa clart\u00e9 de l\u2019aube\n- en son surgissement\nd\u00e9couvre\n\u00e0 la pliure du ciel\nqui pourrait \u00eatre&nbsp;\nun livre\n&nbsp;\nLe po\u00e8me\nlaiss\u00e9 inachev\u00e9&nbsp;\ndes amours\n&nbsp;\nLes vieilles herbes br\u00fblent\n&nbsp;\nD\u2019une aile vacillante\n\nJe m\u2019\u00e9carte moi aussi\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 06-11-2020)\n\n\n\nNous portons\ncomme perle&nbsp;\npr\u00e9cieuse\n&nbsp;\nLe secret de l\u2019aube\nenrougissant le ciel\n\u00e9cart\u00e9\n&nbsp;\nSeule richesse\nr\u00e9pondant au souvenir\nd\u2019une enfance\n&nbsp;\nJOIE\n\u00e0 l\u2019\u00e9crin du monde\n&nbsp;\nMa grand-m\u00e8re avait quelques bijoux\ncomme il se devait\nde para\u00eetre riche\n&nbsp;\nAu d\u00e9sarroi d\u00e9muni\nde notre indigence\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 05-11-2020)\n&nbsp;\n\n\nSur le toit\nd\u2019une premi\u00e8re&nbsp;\ngel\u00e9e\n&nbsp;\nLe blanc dessine \u00e0 la poussi\u00e8re\n&nbsp;\nLe froid\ndans les os\nsous la chair\n&nbsp;\n- Le soleil appara\u00eet\n&nbsp;\nNous sommes&nbsp;\ndeux\n&nbsp;\nL\u2019oiseau \u00e0 l\u2019instant\nrelie deux branches\n&nbsp;\nUn livre r\u00e9-ouvert\n\u00e0 la pens\u00e9e de\nMario Rigoni Stern\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 04-11-2020)\n\n\nA l\u2019\u0153il\ndu jour\nqui indiff\u00e9rent\n\u00e9tire sa clart\u00e9\n&nbsp;\nLe d\u00e9sarroi r\u00e9duit le silence\n&nbsp;\nEt l\u2019or\n\u00e9tendu de la lumi\u00e8re\np\u00e9n\u00e8tre\nmaussade\ndans la chambre\n&nbsp;\nL\u2019image s\u00e8che\n\u00e9loign\u00e9e de son d\u00e9ploiement\nde sa r\u00e9sonance\nde sa d\u00e9mesure\n&nbsp;\nSerre le c\u0153ur\nd\u00e9sormais solitaire\nhappant le chant\nd\u2019un oiseau\ncomme prodige\n&nbsp;\nQui\nen pens\u00e9e\nd\u00e9j\u00e0\n&nbsp;\nRedonnerait\ndu ciel\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 03-11-2020)\n\n\n\nD\u2019un nuage\nvent\n&nbsp;\nComment na\u00eet\nla pens\u00e9e\n&nbsp;\nD\u2019une caresse\nle tatouage\n&nbsp;\n- Ainsi nous disparaissons sous la pluie\n&nbsp;\nLe grain de la peau\ndit\nla beaut\u00e9&nbsp;&nbsp;\n&nbsp;\nTel\nun baiser\npour toute destin\u00e9e\n&nbsp;\nRestent\nles arbres pench\u00e9s\n&nbsp;\nQuand dehors\nil n\u2019y aura plus de vent\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 02-11-2020)\n\n\n\n\nAs ultimas folhas\nbalan\u00e7am-se\nno vento\n&nbsp;\nA sensa\u00e7\u00e3o est\u00e1 pequena\ncomo est\u00e3o poucas\nas minhas palavras\n&nbsp;\nSempre morei&nbsp;\nperto do silencio\n&nbsp;\nNum quarto de hospital\nouvindo o sopro&nbsp;\ndo meu avo morrendo\n&nbsp;\nSozinho mais tarde\nnum apto deserto\nolhando as horas\n&nbsp;\nAssim o tempo\nSempre foi um companheiro\nUm camarada\n&nbsp;\nBasta-me dum nuvem\npra pensar\nimaginar que\no que est\u00e1 acontecendo\n&nbsp;\nPoderia ser&nbsp;\ndiferente\n&nbsp;\nUma forma certa&nbsp;\nque alguns nomeiam\ndesassossego\n&nbsp;\nQuando eu&nbsp;\nnaquela folha\nvejo\n&nbsp;\nA minha liberdade\n&nbsp;\nSurgindo\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Caderno n\u00ba13 \/ 01-11-2020)\n&nbsp;\n\n\nA l\u2019oppos\u00e9 du vent\nl\u2019oiseau\ncomme une fl\u00e8che\ntraverse\nla lumi\u00e8re sable\n&nbsp;\nLes arbres\nse d\u00e9charnent\nde leurs feuilles\narrach\u00e9es\n&nbsp;\nLe trait noir\ndessin\u00e9 par les ailes\ns\u00e9pare de nouveau\nl\u2019\u0153il de Bu\u00f1uel\n&nbsp;\nLa vi-sion\n&nbsp;\nL\u2019image se d\u00e9plie\n&nbsp;\nDans le jaune\nlaiss\u00e9 au grain de mati\u00e8re\non voudrait \u00eatre peintre\net s\u2019ass\u00e9cher de mots\n&nbsp;\nRena\u00eetre de couleurs\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 31-10-2020)\n\n\n\nL\u2019homme en grillage\nsculpture du temps\n- vol\u00e9\nreste assis\nle corps pench\u00e9\n&nbsp;\nComme pour infl\u00e9chir\nle cours de ses pens\u00e9es\n&nbsp;\nSur la pierre d\u00e9couverte\ndes feuilles envol\u00e9es\nsans po\u00e8mes\n\u00e0 l\u2019inclinaison du monde\n&nbsp;\nLe vent le traverse\n&nbsp;\nMuet comme d\u2019autres\n\u00e0 l\u2019appui de la cl\u00f4ture&nbsp;\nde la main\nmontrent un nuage\n&nbsp;\nDu langage comme du vent\n&nbsp;\nDu silence\n&nbsp;\nA l\u2019ombre d\u2019une clart\u00e9\nsoudainement&nbsp;\napparue\n&nbsp;\nAux pieds de l\u2019homme\nabandonn\u00e9\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 30-10-2020)\n\n\n\nA la d\u00e9licatesse\nde l\u2019instant\nse partage\nle d\u00e9saroi\n&nbsp;\nLa lumi\u00e8re\nd\u2019une impossibilite\n\u00e0 se transformer\nelle-m\u00eame\n\u00e9caille la grisaille&nbsp;\ndu sentiment\ndonn\u00e9 au regard\n&nbsp;\nNudit\u00e9 de l\u2019\u00eatre\napparaissant\n\u00e0 la seule image&nbsp;\nqui puisse&nbsp;\n&nbsp;\n\u00catre\n&nbsp;\nTenir l\u2019histoire des instants\nA \u00e9gale distance&nbsp;\nDu r\u00e9cit\n&nbsp;\nQui puisse en d\u00e9couvrir\n&nbsp;\nDe nouveaux\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 29-10-2020)\n&nbsp;\n\n\nA luz do sol\nilumina\no resto da chuva\n\nAcho\nque quereria viver\nneste tempo\npor a\u00ed\n\nEntre os dois\ncomo quando fui menino\ncrendo\nno infinito do mundo\n\nUma alegria\n\nSomente um retrato\nquadrinho preto e branco\ncom um corte serrilhado\n\n- Lembre\n\nHoje\n\n\"Hoje \u00e9 domingo\"\nComo dizia o poeta\n\n(Caderno n\u00ba13 \/ 25-10-2020)\n\n\nDans le d\u00e9j\u00e0\ndu jour\nj'accroche le mouvement\ndonn\u00e9 par le vent\n\u00e0 la premi\u00e8re&nbsp;\n&nbsp;\nImage\n&nbsp;\nNous sommes\nInsaisissables\n&nbsp;\nA nous-m\u00eames\naux autres\n\u00e0 la pens\u00e9e&nbsp;\n&nbsp;\nQui nous re-couvre\n&nbsp;\nDans la fissure de l'iris\nle rose\ndes premi\u00e8res lueurs\n&nbsp;\nL'image d\u00e9j\u00e0 br\u00fble\n&nbsp;\nAppara\u00eet alors la promesse\ninsaisissable&nbsp;\nelle aussi\n&nbsp;\nComme s'\u00e9chappant de l'arcane\n&nbsp;\nTa r\u00e9volte\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 24-10-2020)\n\n\nD'un d\u00e9sir&nbsp;\nde compr\u00e9hension\ns'\u00e9chappe&nbsp;\nl'impuissance\n&nbsp;\nComme la feuille&nbsp;\nincendi\u00e9e de la saison\n&nbsp;\nL'orange couleur\ndeviendra de la terre\n&nbsp;\nILS&nbsp;\ns'emploient \u00e0 nous r\u00e9duire\nau silence\n&nbsp;\nLE PROFIT EST LA REGLE\nTOUT EST BON POUR GARDER\nLE POUVOIR\n&nbsp;\n- Le fascisme est une possibilit\u00e9 d'alliance des puissants pour se maintenir\n- La guerre est un commerce comme un autre\n&nbsp;\nDans l'aube\nqui \u00e9tire son ciel\n&nbsp;\nQuelques oiseaux apparaissent\n&nbsp;\nIls \u00e9crivent dans les arbres\n&nbsp;\nle mouvement presque intime\nd'une caresse\nqui pour aujourd'hui\ntiendra seule\nlieu d'une persistance\n&nbsp;\nLa pens\u00e9e d'un autre monde\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b013 \/ 23-10-2020)\n\n\nSoudainement\nl'immobilit\u00e9\napparente\ndu jour\n\nPresque la douceur\nde la derni\u00e8re\nherbe coup\u00e9e\n\nL'oubli\ncomme le temps long\nde la dur\u00e9e\n\nSe d\u00e9ploierait la majestueuse\nlumi\u00e8re\n\nArr\u00eat\u00e9e par l'oblique des toits\nreprise\npar l'ombre de l'oiseau\ntraversant le pr\u00e9\n\nL'oubli\n\n\u00d4 comme soudainement\nla clart\u00e9\nprend la place\n\n\n(Cahier n\u00b013 \/ 22-10-2020)\n\n\nAucun mot n'apparait\n\nDans le vent\nne s'ouvre\nque leur absence\n\nAu bavardage\nr\u00e9pond\nle silence\n\nLe souffle ne vibre plus\nle corps ne r\u00e9sonne pus\n\nApr\u00e8s le cri\nla voix se tait\n\nOn voudrait le secours d'une pens\u00e9e\n\nRien\n\nSous la peau\nla solitude\n\nDans l'insens\u00e9 de la bourrasque\nla pluie\naura raison\n\nDes pleurs\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 21-10-2020)\n\n\nLe temps de la nuit\nquand d'un ciel\nd'eau\nplus clair\nle vent lave\ncomme la pluie\n&nbsp;\nLes clart\u00e9s\n&nbsp;\n\"Tenir le pas gagn\u00e9\"\nloin du tohu-bohu&nbsp;\ndes vendeurs de paroles\n&nbsp;\nCelui\nde l'aube\nsans dieux\n&nbsp;\nQuand l'embrassement seul\npeut conjurer ta peur\n&nbsp;\nA l'apparition de quelques branches\nm\u00e9andres\nde ta pens\u00e9e\n&nbsp;\nVoici le jour\nqui ne r\u00e9sout rien\n&nbsp;\nVoici le jour\nde la nuit qui te quitte\n&nbsp;\nSeulement\nInexorablement\n&nbsp;\nSeulement\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 20-10-2020)\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;\n&nbsp;Le mur avait\nreverdi\n\"comme une goutte d'eau\"\n\nLa foug\u00e8re\npoussait\noblique\n\nD'un jardin sauvage et vertical\nOn s'\u00e9prenait du monde\nde la vie\net de l'inattendu\n\nCe qui par ces temps\ntravers\u00e9s\n- occup\u00e9s\n\nTenait lieu d'une absence\nd'un \u00e9cart\n\nMais aussi d'un prodige\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 17-10-2020)\n\n\nLe ciel\n(\u00e0 l'image \u00e9crite)\nagrandissait ce r\u00e9el\natrophi\u00e9\n\nQue la pens\u00e9e en place\navait r\u00e9duite\n\u00e0 l'\u00e9conomie\n\n\"Economie \u00e9conomie mon cher Horacio\"\n\nQui se sachant moribonde\ndevenait commer\u00e7ante\nde mort\net de police\n\nAlors l'image \u00e9crite\n\nNous creusons des \u00e9carts\ndes \u00e9chappements illicites\n\nLes nuages striaient l'infini\ncouleur de sable\net le mirage surgissait\n\nPeu de chose\nChose du r\u00e9el\nred\u00e9ploy\u00e9\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 16-10-2020)\n\n\nA l'affolement tardif\nles branches\n\u00e9prises de vent\nperturbaient la vision\n\nDeux oiseaux\n\u00e9taient immobiles\n\nSilencieux aussi\n\u00e0 la froideur\nqui avait chass\u00e9 la pluie\n\nIls go\u00fbtaient\n- spectateurs\ndes dessins d'ombres\n\nA l'encre de Chine\n\nEn mouvement\nque le soleil\nglissait dans la tourmente\n\nL'un d'eux s'envola\nl'autre ferma les yeux\n\nJe disparus moi aussi\n\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 15-10-2020)\n\nLa brume\nrappelle \u00e0 l'endormi\nson voyage\n\nR\u00eavant se dessine\nsanguine\nle d\u00e9sir des corps errants\nla poussi\u00e8re du soleil\nen suspens\n&nbsp;\nComme entre ciel\net terre\n&nbsp;\nQuand d'un fantasme\n\u00e9gar\u00e9\ns'ouvre le monde\nle po\u00e8me dit\nce qui ne peut\n&nbsp;\nSe raconter\n&nbsp;\nPlus loin encore\nque l'espace\nou le temps\n&nbsp;\nA l'apparition d'un baiser\n&nbsp;\nTout comme au retournement&nbsp;\nde sa feuille\n&nbsp;\nA la lumi\u00e8re\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 14-10-2020)\n\n\n\nA l'immobilit\u00e9\nPresque\n&nbsp;\nLe surgissement d'une couleur\n&nbsp;\nLe ciel\ndes embrassements\ns'\u00e9carte \u00e0 l'infini\n&nbsp;\nQuelques secondes seulement\n&nbsp;\n- presque\n&nbsp;\nL'\u00e9tonnante possibilit\u00e9 d'une place\no\u00f9 se d\u00e9ploierait\n&nbsp;\nLe seul sentiment d'\u00eatre\n&nbsp;\nUn mouvement\nune r\u00e9sonance\n&nbsp;\nCet envol\n&nbsp;\nTraversant le temps\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 12-10-2020)\n&nbsp;\n\nA clareza&nbsp;\ndo domingo&nbsp;\ncom chuva\n&nbsp;\nExatamente\ndepois da chuva\n&nbsp;\nQuando o p\u00e1ssaro\nvolta\ne que n\u00e3o se sabe mais\no sonho da noite\n&nbsp;\nMas que te deixa\nnuma suavidade\nintensa\n&nbsp;\nAcreditar na vida\nSem raz\u00e3o\nsem esperan\u00e7a\n&nbsp;\nEstar aqui\n&nbsp;\nMorando numa certa qualidade\n&nbsp;\nDe luz\n&nbsp;\n(Caderno n\u00ba12 \/ 11-10-2020)\n\n\nDans le retour\nd'une image m\u00eame\n\n(Les feuilles de l'automne ruisselantes de pluie)\n\nLe souvenir\ndevient puissance\n\nComme s'\u00e9cartent deux points\nconfondus dans le lointains\ns'\u00e9loignant \u00e0 leur approche\n\nLa joie\nest dans le temps\n\nEt ce \"m\u00eame\"\nse surprend\n\u00e0 ne plus se reconna\u00eetre\ndans le miroir\n\nQui le figeait\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 10-10-2020)\n\n\nQuand par dessus le toit\nla premi\u00e8re clart\u00e9\nfut un baiser\n\nL'\u00e9paule se retourna\n\nA quelle fragilit\u00e9\nsommes-nous accroch\u00e9s\n\nCahiers aux feuilles\nnoircies d'impossibles\n\nNous tenons de quelques points\n\nUn Orion\nUne Ourse\nUne B\u00e9telgeuse\n\nLes l\u00e8vres sur la peau du jour\nconjurent\nleurs disparitions\n\nLe po\u00e8me est la trace\nla trace\n\nUne \u00e9toile dessin\u00e9e\navec la poussi\u00e8re d'or\nd'un maquillage\n\nD'enfant\n\nCherchant dans son dos\nle souvenir\nde leurs illuminations\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 07-10-2020)\n\n\nSe devine le jour\n\u00e0 une esp\u00e9rance\ncertaine\n\nPresque la nuit d\u00e9j\u00e0 n'est plus\ndans ce qui appara\u00eet\n\nLa feuill\u00e9e en sursis\ndans le gris blanchi\n\u00e0 la divination du vert\net de l'or\nd\u00e9j\u00e0\npendu \u00e0 quelques branches\n\nCe qu'il faut comprendre\nc'est que je n'\u00e9cris que du temps\nune certaine lumi\u00e8re\ninsaisissable\n\nQuand le po\u00e8me\na d\u00e9j\u00e0 disparu\nqu'\u00e0 l'esp\u00e9rance certaine\nil reste ce qui n'a pas\n\u00e9t\u00e9 v\u00e9cu\n\nQue ce qui est&nbsp;\nest un \u00e9cart\n\nCi-g\u00eet\n\nCette pens\u00e9e intacte de l'\u00e9lan\ncette aube\n\nCette promesse\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 06-10-2020)\n\n\n\nLa pluie\nde l'automne\nreste\ncomme la m\u00e9moire\ntrop lourde\n\nElle se ressent plus tard\nsans qu'aucun soleil\nn'apparaisse\n\nSeulement l'herbe\nreverdit\nle souvenir persiste\n\n- Dans ma poche\nil y a de la terre\nj'\u00e9tais l'\u00e9t\u00e9\nje disparais dans la brume\n\nLa pointe du froid\nbr\u00fble d\u00e9j\u00e0 dans le po\u00eale\n\nJe referme mon gilet\npour \u00e9crire un po\u00e8me\n\u00e0 la pluie de l'automne\n\nQuand d\u00e9j\u00e0 le vent\nd\u00e9tourne\nma pens\u00e9e\n\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 05-10-2020)\n\n\n\nA l'ouverture du rideau\ndes restes de vent\ntutoyaient\nle soleil\n&nbsp;\nDans le d\u00e9sastre&nbsp;\nlaiss\u00e9\nl'insaisissable\navait travers\u00e9\n&nbsp;\nLa libert\u00e9 se forge\nouverte sur le monde\nnon dans le surplomb&nbsp;\ndes salons (m\u00e9diatiques)\n&nbsp;\nLes barri\u00e8res n'arr\u00eatent pas les temp\u00eates\n&nbsp;\nQuand d'aucuns\npar leur appropriation du langage\nse s\u00e9parent\n&nbsp;\nNous montrant comme\n&nbsp;\nS\u00e9par\u00e9s\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 02-10-2020)\n\n\n\nA l'aube retard\u00e9e\nmajestueuse\nd'un soleil d'eau\n&nbsp;\nL'herbe gorg\u00e9e\navait pouss\u00e9\nhirsute\n&nbsp;\nLes feuilles\n(presque mortes)\nimitaient l'or\n&nbsp;\nEt dans la solitude\nrest\u00e9e\nsans imagination\n&nbsp;\nLe mouvement&nbsp;\nperceptible de quelques branches\nassurait\n&nbsp;\nCette&nbsp;\ndur\u00e9e sans attente\nqu'offraient sans le savoir\n&nbsp;\nLa joie ou la peine travers\u00e9es\n&nbsp;\nJe veux dire\n&nbsp;\nVIVRE\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 01-10-2020\n\n\nDans les os\nla pluie\ncomme transi\nle manque\nque le corps\na laiss\u00e9\n&nbsp;\nD'un embrassement\nla lumi\u00e8re est venue\ncomme un chant\n&nbsp;\nDans sa clart\u00e9\nl'oiseau\n\u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du nuage\ndisparut\n&nbsp;\nLaissant l'\u00e9chancrure\nouverte\ndu ciel\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 30-09-2020)\n\n\n\nD\u2019un bleu\nsombre\net presque&nbsp;\ntransparent\n&nbsp;\nLa nuit\ntire\nson effacement\n&nbsp;\nPar la couleur\ns\u2019\u00e9puise l\u2019obscurit\u00e9\n&nbsp;\nTel un peintre\nabandonnant ses brosses\n&nbsp;\nCe fut le regard travers\u00e9\njusqu\u2019au c\u0153ur\nque je vis la transformation\n&nbsp;\nSans nul autre besoin\nj\u2019\u00e9tais devenu\n&nbsp;\nLe jour\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 29-09-2020)\n\n\nPar des ocres\ndiff\u00e9rents\nse dessine\nla journ\u00e9e\n&nbsp;\nLa table de bois\ncir\u00e9e&nbsp;\n&nbsp;\nLe mur \u00e0 l\u2019enduit\nde terre\n&nbsp;\nQuand le dehors est \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\nreli\u00e9s tous deux\npar la lumi\u00e8re\n&nbsp;\nC\u2019est un silence\nd\u2019offrandes\n&nbsp;\nDes feuilles jaunissantes\ns\u2019accrochent t\u00e9m\u00e9raires\n\u00e0 ce qui d\u00e9j\u00e0\nest pass\u00e9\n&nbsp;\nLa danse d\u2019un oiseau\n&nbsp;\nL\u2019\u00e9t\u00e9\n&nbsp;\nEt soudainement le soleil\nportant l\u2019\u00e9tendard\nd\u2019une autre clart\u00e9\n&nbsp;\nDes morts nous gardons\ndes souvenirs\nquelques objets parfois\n&nbsp;\nUne pr\u00e9sence au monde\nque certains\nont laiss\u00e9e\n&nbsp;\nUne couleur de terre\ndevenue&nbsp;\npigment\n&nbsp;\nDe la beaut\u00e9\n\u00e0 laquelle seule\n&nbsp;\nNous nous sommes raccroch\u00e9s\n&nbsp;\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 28-09-2020)\n\n\n\nComo uma lembran\u00e7a\nque andaria\ndesaparecendo\nno ch\u00e3o\nna terra\n\nUma folha\nna qual a \u00e9poca\ndeixou\num poema\nan\u00f3nimo\n\nSempre penso\nna sua beleza\n\nSeu surgimento\nseu brilho\nseu sumi\u00e7o\nsua lembran\u00e7a\n\nAndando desaparecendo\nno ch\u00e3o\nna terra\n\nUma folha\nna qual essa \u00e9poca\ndeixou\nseu poema\n\nAn\u00f3nimo\n\n\n(Caderno n\u00ba12 \/ 27-09-2020)\n\n\nLe peu\ndu devenir\nde l\u2019aube\n&nbsp;\nIl pleut\n&nbsp;\nMouvement d\u2019une danse\n&nbsp;\nComme on referme\nle gilet de laine\nla main droite\nsur le c\u0153ur\n&nbsp;\nMille oublis\n&nbsp;\nNe restent que les pens\u00e9es souvenirs\n&nbsp;\nAussi la pr\u00e9sence\ntel un rouge-gorge\nquelques herbes&nbsp;\nhirsutes\n&nbsp;\nL\u2019apparition se fait lente\ndisparait\n&nbsp;\nLe son comme un murmure\nde la pluie\n&nbsp;\nQue faisons-nous\n&nbsp;\nQue faisons-nous\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b0 12&nbsp;&nbsp;\/ 26-09-2020)\n\n\nAux surgissements\nde la beaut\u00e9\ndes gouttes de pluie\nau linteau de la fen\u00eatre\nsuspendues\n\nRIEN\n\nLe gris ardoise\ndes nuages\nobscurcit\nla pens\u00e9e\n\nComme transit\nla premi\u00e8re occurence\ndu froid\n(l'id\u00e9e plut\u00f4t que le frisson)\n\nAlors le peu de cet\n\u00e9clat\n\nLA BEAUT\u00c9\n\nEst \u00e9trang\u00e8re au monde\ncar ce monde\nest devenu\n\u00e9tranger\n\u00e0 lui-m\u00eame\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 25-09-2020)\n\n\n\nLe silence\n&nbsp;\nComme la plante\nd\u00e9ploie\nses feuilles\nblanches\n\u00e0 la lumi\u00e8re\n&nbsp;\nDans la caresse\ndes corps\nreli\u00e9s par la nuit\n&nbsp;\nLa chaleur\n\u00e9crit le po\u00e8me\ndes r\u00eaves\n&nbsp;\nTU\nes l\u00e0\n&nbsp;\nEt dans les for\u00eats travers\u00e9es\ndes embrassements&nbsp;\n&nbsp;\nUn \u00e9blouissement\n&nbsp;\nComme le souvenir&nbsp;\ngard\u00e9\nde ce qui nous prot\u00e8ge\n&nbsp;\nD\u00e9j\u00e0\n&nbsp;\nTransparaissent les nervures\ncomme offrande\n&nbsp;\nComme pri\u00e8re\nA la nuit\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 24-09-2020)\n\n\nComme s'\u00e9tire\nla nuit\n\nLe po\u00e8me\nreste\nd'un embrassement\n\nLe d\u00e9sir\nqui les unit\ncomme la pluie\n\nDevient\nsource\n\nEt dans l'offrande\nau ciel\n\nDemeur\u00e9\nvide\n\nD\u00e9j\u00e0 des pens\u00e9es\nprennent forme\nde nuages\n\n\u00d4 images\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 21-09-2020)\n\nLa respiration\ncomme la mer\n\u00e0 l\u2019incessant mouvement\n&nbsp;\nReste\ndans le r\u00eave\n&nbsp;\nQui suit\nle souffle\nest infini\n&nbsp;\nLe jour et la nuit\nsurgissent en images\n&nbsp;\nSe transformant\n&nbsp;\nRien d\u2019autre qu\u2019un nuage\n&nbsp;\nUN AMOUR\n&nbsp;\nComme la soudaine lumi\u00e8re\nLe teinta\n&nbsp;\nDe couleurs\n&nbsp;\n(Cahier n\u00b012 \/ 16-09-2020)\n\n\n\nRestait\nla pauvret\u00e9\nqui dans l'aube\ngrise\ndoute du soleil\n\nQuelques noisettes au sol\nont \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9es\nl\u00e0\n\nDans la vitre\nle reflet d'un ailleurs\ndit aussi\nl'impossibilit\u00e9 de partir\n\n\u00d4 Afrique\n\u00d4 Congo\n\n- De Brazza je rejoindrai Rio\n\nEt l'aube grise d'ici\ncomme on compte les heures\naccrochera ses clart\u00e9s\naux lueurs\nde ces restes-l\u00e0\n\n\u00c9miett\u00e9s\naux oiseaux\nen retard\n\n\n(Cahier n\u00b012 \/ 15-09-2020)\n\n\n\nPouco a pouco\nn\u00e3o me reconhe\u00e7o mais\nnesse mundo\n\nSinto-me como\num afastamento\n- Acho que me envelhe\u00e7o\n\nMas sem tristeza\n\nHoje \u00e9 sol\ne no mesmo tempo\nas folhas j\u00e1 est\u00e3o caindo\n\nMe torno uma lembran\u00e7a\n\nSou uma crian\u00e7a\n\nSem duvida nessa vida\nnada fui mais\ndo que um menino\n\nAtravessando sozinho a rua\n\nMas hoje\nhoje est\u00e1 diferente\nporque hoje\nat\u00e9 longe desse mundo\n\nN\u00e3o tenho mais medo\n\nDe viver\n\n\n(Caderno n\u00ba12 \/ 13-09-2020)<\/pre>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De ce qu\u2019appara\u00eet la lumi\u00e8re J\u2019ai vu le changement de couleur de tes yeux De l\u2019aurore nous \u00e9tions t\u00e9moins Monde ouvert prolong\u00e9 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